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Fela Kuti › Yellow fever

  • 1976 • Afrodisia DWAPS2004 • 1 LP 33 tours

2 titres - 28:54 min

  • 1/ Yellow Fever (15:22)
  • 2/ Na Poi [1975 version] (13:32)

enregistrement

Nigéria, 1976

line up

Tony Allen (batterie), Lekan Animashaun (saxophone baryton), Henry Koffi (congas), Tunde Williams (trompette), Ukem Stephen (trompette), Clifford Itoje (guitare), Ogene Kologbo (guitare), Leke Benson (guitare), Franco Aboddy (basse), Nicholas Addo (congas), James Abayomi (percussions), Shina Abiodun (congas), Isaac Olaleye (marraccas), Tokunboh (choeurs), Oghomienor (choeurs), Bose Osuhor (choeurs), Ronke Eweka (choeurs), Fela Kuti (saxophone, claviers, chant)

remarques

Cet album a fait l'objet d'une parution cd chez Barclay en 1999 où il se voit associé à l'album "Na Poi"

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
afro-beat

Malgré la tiédeur générale qui se dégage des derniers disques qu'il enregistre à un rythme effréné (un disque par mois en 1976, à peu de choses près), Fela Anikulapo Kuti est en ce moment même au sommet de son art. L'art de la provocation, surtout... Poussé par un public qui lui donne des forces et des raisons supplémentaires d'y croire, ses albums sont de toute évidence d'abord motivés par ce désir de laisser une trace indélébile, de jouer un rôle important, d'avoir son mot à dire, et par conséquent de prendre part à l'Histoire sur laquelle il aimerait tant avoir une incidence. Et en effet, les évènements vont très bientôt prendre une tournure dramatique. Sa boulimie discographique annonce et provoque le changement qui tout doucement se dessine. Arrestations après arrestations, sur le coup d'une mécanique du harcelement super bien huilée, Fela ressort à chaque fois grandi de ses épreuves. Il pourrait d'ailleurs reprendre à son compte les paroles de "Divine" de Henry Rollins ; plus on le moleste, plus il devient intouchable. Sur des beats funly entêtants propre à inquiéter les J.B.'s, Fela s'en prend toujours avec la même hargne et la même conviction à l'élite, d'abord en embrasant son sax comme jamais, ensuite en s'adonnant à son exercice favori, celui de la fable lapidaire. Les chorus des cuivres soutiennent parfaitement la progression du titre et finissent par occuper tout l'espace, avec tous les autres musiciens, jammant jusqu'à sa conclusion finale. "Yellow Fever" contient également une version réactualisée et écourtée de la plage titre de son album "Na Poi", paru à l'origine en 1971. Son déroulement, calqué sur le "Sex Machine" de James Brown, finit par donner au disque "Yellow Fever" un cachet funk impossible à nier. On notera que la réédition Barclay de 1999 couple justement "Yellow Fever" à "Na Poi", un choix intéressant si l'on veut avoir les deux versions sous la main pour pouvoir les comparer mais qui ne tient pas du tout compte de la chronologie.

note       Publiée le mardi 22 mars 2005

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