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Bernard Herrmann (1911-1975) › The film scores

37 titres - 76:45 min

  • THE MAN WHO KNEW TOO MUCH - 1/ Prelude (2:40) - PSYCHO : A SUITE FOR STRINGS - 2/ Prelude (2:04) - 3/ The City (1:44) - 4/ The Rainstorm (1:25) - 5/ The Madhouse (2:36) - 6/ The Murder (1:01) - 7/ The Water (1:11) - 8/ The Swamp (2:28) - 9/ The Stairs (1:32) - 10/ The Knife (0:28) - 11/ The Cellar (1:16) - 12/ Finale (1:57) - MARNIE : SUITE - 13/ I. Prelude (5:13) - 14/ II. The Hunt (5:45) - NORTH BY NORTHWEST - 15/ Overture (2:46) - VERTIGO : SUITE - 16/ I. Prelude (2:58) - 17/ II. The Nightmare (2:08) - 18/ III. Scène d'amour (6:49) - TORN CURTAIN - 19/ I. Prelude (2:17) - 20/ II. Gromek (1:54) - 21/ III. The Killing (2:16) - FAHRENHEIT 451 : SUITE FOR STRINGS, HARPS, AND PERCUSSION - 22/ Prelude (1:32) - 23/ Fire Engine (1:01) - 24/ The Bedroom (1:39) - 25/ The Reading (2:03) - 26/ The Garden (1:26) - 27/ The Nightmare (1:51) - 28/ Flowers of Fire (1:43) - 29/ Flamethrower (0:37) - 30/ The Captain's Death (1:00) - 31/ The Road (2:14) - 32/ Finale (2:25) - TAXI DRIVER : A NIGHT-PIECE FOR ORCHESTRA WITH OBBLIGATO ALTO SAXOPHONE - 33/ Prelude (0:54) - 34/ Blues (3:10) - 35/ Night Prowl (0:29) - 36/ Bloodbath (1:27) - 37/ Finale (0:45)

enregistrement

The Todd-AO Scoring Studio, Studio City, Los Angeles. 15 et 16 avril 1996.

line up

Orchestre philharmonique de Los Angeles, Esa-Pekka Salonen (direction).

remarques

chronique

Il est très rare que la musique de films aux Etats-Unis donne quelque chose de bon. La plupart du temps, ce sont des partitions pour grand orchestre qui soulignent lourdement les images qui défilent sur l’écran, histoire d’en rajouter une petite couche dans le style chantage à l’émotion – et puis au cas où vous n’auriez pas compris, la musique vous dit quand il faut rire, pleurer, avoir peur… Prises en elles-mêmes, ces partitions de musique hollywoodienne sont une très indigeste mélasse orchestrale, caricaturant pitoyablement les grandes symphonies romantiques de Bruckner ou de Mahler. Bernard Herrmann est donc un cas à part : ses lugubres harmonies, ses rythmes de course à l’abîme, n’appartiennent qu’à lui. Il a souvent mis ses talents au service de grands réalisateurs, au premier rang desquels Alfred Hitchcock, mais sa musique est suffisamment riche et complexe pour pouvoir être écoutée pour elle-même, sans le support de l’image. C’est le caractère implacable qui domine dans « The Man Who Knew Too Much » (L’homme qui en savait trop) et « North By Northwest » (La mort aux trousses) - bandes-son parfaites pour courses-poursuites haletantes. Dans « Psycho » (Psychose), Herrmann met sa musique malsaine au service de l’épouvante : la manière dont les cordes, subrepticement, introduisent l’angoisse, les terrifiants hurlements orchestraux de la fameuse scène du meurtre sous la douche…tout est ad hoc - on ne compte plus aujourd'hui tous les tâcherons que les effets produits ici par Herrmann ont inspirés. Si la partition de « Marnie » est un peu plus convenue, « Torn Curtain » (Le rideau déchiré) fait dominer pesanteur et inquiétude. Mais le clou de cet enregistrement, le sublime et trop méconnu chef d’œuvre du compositeur américain, est sans nul doute la musique de « Vertigo » (Sueurs Froides). Le prélude démarre par une petite ritournelle répétitive qui débouche sur d’amples accords dont la charge émotionnelle évoque à la fois l’amour et l’angoisse ; puis vient le fascinant cauchemar, qui est le double inversé de la scène d’amour – laquelle scène donne l’une des musiques les plus émouvantes jamais composées pour l’écran, grisante sans jamais tomber dans la mièvrerie. Enfin, il y a les partitions moins connues : celle de « Fahrenheit 451 », qui nous rappelle en certains moments que Danny Elfman n’a rien inventé, et surtout, plus surprenante, celle de « Taxi Driver », une déambulation bluesy qui s’achève dans la tourmente et la violence. Le chef finlandais Esa-Pekka Salonen, qui a eu l’excellente idée de réenregistrer ces œuvres de Bernard Herrmann, dirige son orchestre de Los Angeles d’une main de maître, et donne à cette musique une cohérence et un pouvoir de suggestion inédits.

note       Publiée le samedi 19 mars 2005

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bubble › lundi 21 juin 2010 - 13:33  message privé !

et les "grands maitres" comme tu les appel ils viennent d'oû ? ils sont nés de la derniere pluie ?? les grands maitre se sont inspiré des grands maitre qui les ont précédés et ont tracé leur propre voix .Ecoute jerry goldsmith ( au hazard là BO de la planete de singes qui est exeptionnel dans la partition dodecaphonique et dans l'instrumentation (corne hebraique) etc .. ) . et désolé mais la musique d'hermann se suffit a elle seul , d'ailleurs on se demande qui profite le plus de l'autre ! les films d'alfred les plus celebres sont ceux justement avec hermann a la zic . non serieux hermann est un genie pas de doute...

ellington › samedi 19 juin 2010 - 09:20  message privé !

ok , je suis plutot ignorant sur la question et ta défense des petits maitres force le respect , mais bon , avant les petits maitres , il y a les grands maitres . j'ai deux Korngold dans ma discothèque , et ils passent rarement parceque Mahler , parceque Bruckner , Bartok , Debussy , et les journées de seulement 24 heures , et le boulot . Bref , on ne méprise pas , on hierarchise , bien obligé ,

Sgt.Patton › samedi 19 juin 2010 - 06:52  message privé !

C'est terrifiant de constater qu'une prise en considération aussi régressive de la Musique de Film est toujours d'actualité... Quid de Miklos Rosza? Einrich Wolfgang Korngold? Max Steiner? Maurice Jarre? Jerry Goldsmith (aka DIEU) ou son mentor Alex North ? John Williams? Alan Silvestri? Et encore, ça me paraît profondément triste de devoir légitimer l'intérêt de la Musique de Film par la citation des plus grands, là où il ne devrait même plus porter à débat. Par ailleurs, si tu veux partir dans l'optique qui voudrait que les compositeurs de Musique de Film ne sont que de pales copieurs sans talents, essaie au moins de revoir tes sources, car la Musique de Grande Forme Hollywoodienne est bien plus profondément reliée à la Musique Romantique du XIXème qu'à la plupart des autres formes de Composition Orchestrale du XXème.

ellington › mercredi 16 juin 2010 - 09:43  message privé !

Qu'y a-t-il de honteux a minimiser les auteurs de B.O.F. ? une des formes musicale du XX ° siècle ? et puis quoi encore ? la B.O.F. n'est pas une forme du tout , c'est un collage des formes existantes ( la musique classique surtout ) pour alimenter l'industrie cinematographique . Quelques " compositeurs " méritent un peu d'attention , c'est d'accord , mais on ne trouvera le plus souvent que des copieurs/colleurs délivrant des copies very light des vrais grands compositeurs du XX ° siècle ( il faut te faire une liste ? ). Bernard Herrman fait illusion parceque son travail est adossé à celui d'un génie , mais la musique écoutée seule ? B.O.F et re-BOF .

Sgt.Patton › mercredi 16 juin 2010 - 06:42  message privé !

Sauf le respect du chroniqueur en question, je me permets de signaler que l'introduction de ce texte est absolument honteuse, témoignant d'une profonde ignorance de la question, ignorance camouflée en sentence expéditive et méprisante faisant la part belle aux pires clichés existants à l'égard d'une des formes de musique orchestrale les plus importantes du 20ème Siècle. En dehors de ça, le génie de Bernard Herrmann est incontestable et il reste un des plus grands, ma préférence allant pour le moment à sa magnifique et profonde composition pour "Sueurs Froides".