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Emperor › Prometheus - The discipline of fire & demise

cd | 9 titres

  • 1 The eruption
  • 2 Depraved
  • 3 Empty
  • 4 The prophet
  • 5 The tongue of fire
  • 6 In the wordless chamber
  • 7 Grey
  • 8 He who sought the fire
  • 9 Thorns on my grave

enregistrement

Enregistré au Symphonique Studio durant l'hiver 2000 et le printemps 2001 et au Akkerhaugen Lydstudio

line up

Ihsahn (chant, guitares, basse, claviers, programmation), Samoth (guitare additionnelle), Trym (batterie)

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
black metal

En novembre 2000, on avait été prévenu : Emperor n'allait plus donner de concerts. C'est donc avec ce nouveau paramètre que le groupe, ou plutôt Ihsahn, a débuté l'écriture de ce "Prometheus - The discipline of fire & demise". Et cela s'entend. En effet, ce nouvel opus est d'une complexité énorme, un peu à l'image de "IX equilibrium" le précédent album datant de 1999. Mais là où ce dernier avait été écrit dans le but de pouvoir être retranscrit d'une manière ou d'une autre sur scène, sur ce nouvel album, le groupe se lâche complètement avec des arrangements plus alambiqués les uns que les autres et surtout avec l'utilisation permanente de nombreux claviers, synthés et autres bidouillages électroniques et informatiques en tout genre. Ihsahn, car il s'agit bien ici de SON album, prouve encore une fois ici qu'il est un compositeur hors pair. Tous les morceaux sont magnifiques, ne suivant aucun schéma prédéfini, sortant complètement du contexte du black, du metal même. Les norvégiens se fichent éperdument des conventions : passages avec pour seul instrument le clavecin, chant clair, production parfaite, parties très progressives. Ce "Prometheus - The discipline of fire & demise" montre qu'avec une base black, il est encore possible d'être surpris. La formation n'en perd pour autant pas ses côtés intenses et épiques avec un Trym toujours et encore monstrueux derrière ses fûts avec une technique de plus en plus excellente et carrée. De plus, quand on sait que cet opus est aussi le dernier du groupe qui a choisi de mettre un terme à sa carrière, sa signification est d'autant plus grande, au cas où certains auraient oublié que ce groupe est l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand (?), groupes de black de la planète... Emperor est mort, tant pis pour nous. Il peut donc maintenant entrer sereinement dans la légende du black metal, laissant derrière lui un héritage musical exceptionnel dont ce dernier chapitre tout simplement magnifique.

note       Publiée le jeudi 1 novembre 2001

chronique

Dur de s’imaginer qu’il s’agit là du dernier album de ce fabuleux groupe Norvégien qu’est Emperor. Dur également de deviner au début de sa carrière, qu’Emperor serait un jour capable de sortir un album si complexe et si profond que celui qui nous est offert ici, comme dernière offrande d’une des entités qui aura le plus marqué la scène Black metal. En regardant derrière nous, on voit que cet album se place parfaitement dans la continuité de leur dernier effort "IX Equilibrium", à la différence près que là où ce-dernier avait peu convaincu, "Prometheus – the discipline of fire and demise", parvient à enchanter l’auditeur. Tout d’abord, il faut bien admettre que les membres d’Emperor sont devenus d’excellents musiciens. Trym est toujours aussi impeccable derrière ses fûts, et le duo Ihsahn / Samoth est également excellent guitares en mains. Et que dire des vocaux, encore une fois idéaux, comme nous en avons pris l’habitude avec Ihsahn, passant du chant black criard au chant mélodique en voix claire, sans oublier, par moments, les cris stridents dignes de King Diamond. Mais là où peut-être les progrès sont le plus impressionnants, c’est au niveau de la composition. Ihsahn s’est réellement surpassé, parvenant à créer une œuvre dont les structures sont très proches de celle de la musique classique, d’où cette complexité impressionnante, mais également cette osmose si difficile à mettre en œuvre entre chaque instrument. Les claviers alternent entre synthétiseurs - permettant de créer une ambiance à la fois triste et froide - et piano classique ainsi que clavecin, apportant cette touche de lyrisme, de classicisme et de grandiloquence. À côté de cela, les guitares se font très lourdes, tantôt dans un style black, tantôt dans une style death bourré d’harmoniques, d’où mon envie de dire qu’Emperor est devenu non plus un simple groupe de Black metal, mais un groupe de metal extrême dans ce que cela regroupe de plus large, car ici, chaque morceau est un pur chef d’œuvre de metal dans son ensemble. Dès le début on se retrouve envoûté par "The eruption" et son intro presque effrayante avec la voix d’Ihsahn qui chuchote, puis l’arrivée du clavecin, donnant cette touche de légèreté et de lyrisme. Après une minute trente, les guitares et la batterie font leur apparition, et là, plus de doute possible, Emperor n’a en rien perdu sa capacité à créer des titres pesants et agressifs. Sur les breaks, Ihsahn chante en voix claire (et quelle voix !!!) accompagné de claviers qui se contentent de renforcer les riffs de guitares. Mais si un titre est à retenir, et à mettre en avant, il s’agit bien de "In the wordless chamber", magnifique et envoûtant de bout en bout. Débutant sur les chapeaux de roues, rappelant les titres d’"In the nightside eclipse", le morceau se retrouve plongé dans une atmosphère guerrière dès que les claviers oppressants se muent en cors de chasse, donnant cette connotation à la fois médiévale, militaire et destructrice. Les frissons nous envahissent alors, en même temps qu’apparaissent à nos esprits des champs de bataille, où les soldats se mettent à charger au son du clairon. Puis un break vient interrompre la bataille, comme après une première charge où chaque camp compte ses morts et se replace stratégiquement avant l’assaut final, symbolisé par le retour des guitares, très rapides, saturées, aux riffs prenants, me rappelant celui qui introduit "Ye entrancemperium" sur "Anthems to the welkin at dusk". Ce morceau est à lui tout seul une véritable saga, une histoire vous glaçant les sangs et vous hantant sans fin. Emperor nous quitte donc avec son troisième chef d’œuvre que je situe juste derrière l’inégalable "In the nightside eclipse", et au même niveau que le très puissant "Anthems to the welkin at dusk", nous laissant à l’esprit la mémoire d’un groupe unique en son genre, sachant aller de l’avant, innover, posant à chaque fois de nouveaux standards, souvent imités, mais jamais égalés. Un groupe est mort, une légende est née.

note       Publiée le mardi 6 novembre 2001

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Eliphas › vendredi 11 mai 2012 - 12:30  message privé !

C'est Emperor puissance maximal, épique, riche, déchainé, complexe, rapide,... Les années passent, ce disque reste.

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Potters field › vendredi 26 août 2011 - 11:04  message privé !

marrant, je le trouve plus facile d'acces et mémorisable que son predecesseur, au contraire. comme quoi hein...

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Solvant › mardi 12 avril 2011 - 21:53  message privé !

Il est loin d'être transcendant ce disque... Selon St Saï étant parisien c'est apparemment normal que je sois dubitatif & tiède.

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Inhuman › mardi 10 mars 2009 - 14:30  message privé !

Le moins facile d'accès des disques d'Emperor, il m'a fallu pas mal d'écoutes pour en faire réellement le tour. Mais au bout du voyage, ça en vallait la peine tellement cet album suinte le génie pur et dur. Alors ouais, ça sonne plus vraiment black, mais toujours extrême. La musique a perdu en blast ce qu'elle a gagnée en majestée et en grâce.

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bloodyhours › mardi 9 septembre 2008 - 21:53  message privé !

Le meilleur Emperor.

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