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Steve Lacy › The gap

5 titres - 39:47 min

  • 1/ The Gap (7:52)
  • 2/ Esteem (5:39)
  • 3/ La Motte-Piquet (3:49)
  • 4/ The Thing (18:45)
  • 5/ La Motte-Piquet [alternate take] (3:42)

enregistrement

Studio Decca, Paris, France, mai 1972

line up

Kent Carter (contrebasse), Steve Lacy (saxophone soprano), Steve Potts (saxophones alto et soprano), Irene Aebi (violoncelle), Noel McGhie (batterie)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Le parcours artistique de Steve Lacy, qui a malheureusement pris fin en juin 2004, n'a été guidé que par sa dévotion à l'égard du saxophone soprano dont il est passé maître, explorant l'instrument sur toutes ces formes, dans tous les contextes possibles et imaginables, bien plus loin en fait que John Coltrane, chose qu'on se garde bien souvent de dire. De Gil Evans à Cecil Taylor, ses collaborations ont, nous pouvons le constater, rapidement glisser du raffinement mélodique extrême à l'austérité d'un langage radicalement avant-gardiste. C'est après un séjour prolongé chez Monk que Lacy trouvera enfin sa voie, marqué à jamais par l'influence de l'audacieux pianiste. Comme beaucoup, il rejoigna le continent Européen au début des années soixante-dix et s'y établit, d'abord en Italie, puis en France, où il réalisa, parmi une centaine d'autres, ce disque, "The Gap", en compagnie des musiciens avec lesquels il forme déjà son quintette. Parmi eux, on trouve son épouse, la chanteuse/violoncelliste Irene Aebi, et un autre souffleur en la personne de Steve Potts. Avec celui-ci, il va developpé des dialogues - voire des duels - de soprano mémorable, comme exemplifié sur "Esteem". "La Motte-Picquet" est là pour apporter un peu de légèreté avant d'entamer "The Thing", le bien nommé, sorte d'excroissance de la plage titre qui, déjà, donnait l'impression que nous étions face à un vautour en train de se débattre comme un dingue pour extirper de la carcasse de sa proie le lambeau de chair qui le nourrira. "The Gap" est un disque difficile et laisse à entendre effectivement la brêche béante que des musiciens comme Lacy vont s'employer, années après années, disques après disques, à rendre de plus en plus importante. L'Anthony Braxton blanc en quelque sorte, que l'on retrouvera assez régulièrement aux côtés de Mal Waldron avec qui, d'ailleurs, il partage l'affiche sur un des autres titres de cette collection...

note       Publiée le samedi 26 février 2005

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Coltranophile › mercredi 16 juin 2010 - 17:35 Envoyez un message privé àColtranophile

A ceux que ça intéresse: réédition de deux de ses albums "italiens" des années 60, "Sortie" et "Disposability", dans une veine bien free. Très bons.