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Sébastien Tellier › L'incroyable vérité

cd • 11 titres • 41:06 min

  • 1Oh Malheur chez O'Malley4:42
  • 2Kazoo III3:50
  • 3Universe5:06
  • 4Trilogie Chien : l'enfance d'un chien4:16
  • 5Trilogie Chien : une vie de papa3:59
  • 6Trilogie Chien : fin chien1:44
  • 7Grec1:14
  • 8Kissed by You4:58
  • 9Fantino3:11
  • 10Trilogie Femme : Vierges / Une vraie maman / Face au miroir4:31
  • 11Black Douleur3:35

enregistrement

France, 2000

line up

Sébastien Tellier (instrumentation, voix)

remarques

chronique

Styles
pop
Styles personnels
french touch > revival seventies

Il y a des vérités bonnes à dire. Et celle, incroyable, prodiguée par le jeune Sébastien Tellier est parmi les plus déconcertantes qu'il m'ait été donné d'écouter ces dernières années. Mes sens affolés de par le descriptif élogieux que recevait le bonhomme au travers d'une certaine presse spécialisée n'en pouvaient plus d'attendre ; il me fallait écouter - je cite - "le Robert Wyatt français". Alors, oui, Tellier a une barbe, mais non, il n'est pas en chaise roulante. Alors, oui, c'est vrai que, bon, je veux bien l'admettre, par moments il y a - mais de loin - une certaine similitude. Pourtant, à mes oreilles, il ne s'agit là que d'une question de sonorités, et précisément, les sons employés sur ce disque ont un incontestable cachet soixante-dix. Or, qu'on vienne me pendre haut et court si je me trompe, cette sonorité là n'est pas exclusive à Wyatt ; elle traduit une époque. Et au-delà du comparatif, il y a sans doute le prestige de pouvoir mettre sur pied d'égalité un enfant de l'Hexagone avec Robert Wyatt alors qu'il eut été plus honnête d'évoquer Pink Floyd, référence peut-être pas nécessairement honteuse, mais en tout cas foncièrement plus discutable. Dans ce parcours peu chahuté qui flirte avec une folie douce tendance paranoïaque, c'est un écho aux disques "More" ou "Obscured by Clouds" que je perçois. Oui, l'honneur est sauf ; il s'agit de ce Pink Floyd là. Pour corroborer mes dires, il n'y a en réalité qu'à se pencher ; découvert par Air et signé sur leur propre label, "L'Incroyable Vérité" prolonge d'une certaine manière l'aventure "Virgin Suicides" qui ne s'était pas non plus embarassé de manières pour aller se nourrir au même sein. Publié en 2001, ce disque est en réalité bien loin de la déferlante French Touch qui fit couler tant d'encre à l'époque et auquel il fût malgré tout associé. De fait, on peut dire sans se tromper qu'il fait partie des rares disques de cette mouvance à être parvenu à en élever le niveau ainsi qu'à susciter un véritable regain d'intérêt.

note       Publiée le samedi 19 février 2005

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(N°6) › lundi 30 décembre 2013 - 16:21 Envoyez un message privé à(N°6)
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Comme quoi une image médiatique un peu moisie peut vous faire passer à côté d'un truc vraiment beau et mélancolique à souhait. J'aurais du faire confiance à Fantino plus tôt au lieu de me baser sur ce qu'il est devenu dernièrement. Le futur compagnon idéal de soirées gros coup de blues.

Note donnée au disque :       
cyprine › dimanche 17 novembre 2013 - 11:18 Envoyez un message privé àcyprine

Pas terrible, Confection (2013), par contre... La critique le trouve sobre. Un euphémisme. On ne l'entend que sur un seul titre.

cantusbestiae › mercredi 19 septembre 2012 - 12:21 Envoyez un message privé àcantusbestiae

"Sexuality" est un excellent album. Le petit dernier également.

Jean Rhume › vendredi 7 septembre 2012 - 16:59 Envoyez un message privé àJean Rhume

On est pas à l'abri donc.

dariev stands › vendredi 7 septembre 2012 - 16:43 Envoyez un message privé àdariev stands
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Détrompe toi, John Flu, détrompe toi...