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Pink Turns Blue › Eremite

cd | 9 titres

  • 1 Identity house
  • 2 Michelle
  • 3 & Day
  • 4 Moon
  • 5 Taufen
  • 6 Now, son
  • 7 Eremite
  • 8 Christ creeps
  • 9 & Day II

line up

Mick Jogwer (chant, guitare, clavier), Ruebi Walter (basse, clavier), Marcus Giltjes (batterie)

chronique

Il est étonnant parfois de constater les parallèles qui peuvent exister entre les carrières de certains groupes qui ne se ressemblent pas forcément musicalement. Personnellement, j'ai noté cet aspect entre l'évolution des Cure et d'une certaine manière, celle du groupe allemand Pink turns blue. Si je me hasarde à cette comparaison plutôt boîteuse, c'est que nous avons affaire à deux formations qui changent de style à chaque album, plus ou moins selon l'évolution personnelle de leur leader. Que je m'explique pour clarifier au maximum mon propos. Après un bon premier album de new wave triste aux influences Cure et Joy division, 'If two world kiss', nos Teutons s'étaient présentés avec le magnifique et déséspéré 'Meta' qui pourrait correspondre dans leur carrière à ce que 'Faith' représentait pour les Cure. Sans plonger aussi profondément dans la noirceur que le 'Pornography' de la bande à Robert Smith, 'Eremite', troisième opus du groupe est indéniablement marqué par une urgence d'exorcisme. Délaissant les climats brumeux de 'Meta', Mick Jogwer a épuré ses lignes au maximum pour ne laisser à ses morceaux que la chair à vif. Assez minimaliste, visant l'émotion pure, sans fioriture, la démarche de 'Eremite' repose généralement sur une rythmique qui assure le mouvement. Elle sera complétée selon les titres de bribes de guitares comme autant d'accents écorchés ou de lignes simples de clavier ( le déchirant 'Moon', 'Identity house', 'Eremite' ou le spleenique 'Taufen'). Parfois les accords grinçants de la guitare sont plus omniprésents comme sur 'Now son' ou '& day' pour créer un sentiment de noirceur étouffante. Le chant complètement déséspéré de Mick Jogwer est l'autre élément de cette plongée dans les ténèbres; tendu, sans cesse sur le fil du rasoir, il exprime une rage triste, urgente qui semble lutter à tout instant pour ne pas sombrer dans la folie ('Eremite', le désenchantement absolu de 'Christ creeps'). Accouché dans la souffrance et l'urgence de composer pour se libérer, 'Eremite' apparaît comme un petit chef-d'oeuvre de noirceur, direct, intense...et pour ma part, je me hasarderais à le placer à la suite du 'Closer de Joy Division' et du 'Pornography' des Cure, non qu'il les égale (encore qu'il ne soit pas si loin derrière) mais pour ce spleen d'une sincérité effrayante qu'il dégage.

note       Publiée le jeudi 17 février 2005

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Procrastin › samedi 1 février 2020 - 21:59  message privé !

Ben dites donc, c'est une grosse baffe ce groupe!

SEN › vendredi 26 février 2016 - 23:41  message privé !

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