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Matmos › The civil war

  • 2003 • Matador OLE 590-2 • 1 CD digipack

9 titres - 45:50 min

  • 1/ Regicide (2:47)
  • 2/ Zealous Order of Candied Knights (4:37)
  • 3/ Reconstruction (9:32)
  • 4/ Y.T.T.E. [Yield to Total Elation] (9:07)
  • 5/ For the Trees (3:32)
  • 6/ The Stars and Stripes Forever (2:07)
  • 7/ Pelt and Holler (4:17)
  • 8/ The Struggle Against Unreality Begins (5:35)
  • 9/ For the Trees [Return] (4:20)

enregistrement

enregistré à domicile, San Francisco et Eagle Rock, Californie, USA, 2003

line up

David Grubbs (piano, speech, speaker), Blevin Blectum (violon), Drew Daniel (autoharp, guitare électrique, effets, sampling), Steve Goodfriend (batterie), Mark Lightcap (banjo, trompette, tuba, guitare électrique), Andrew Price (effets), Jim Putnam (guitare électrique) Marrtin C. Schmidt (flûte à bec), Keith Fullerton Whitman (synthétiseur)

remarques

chronique

Si je vous dis Matmos, vous me regarderez l’air hébété. Si je vous dis Björk, soit vous serez (enfin) intéressés, soit vous venez, en une fraction de seconde, de vous diriger vers le menu de gauche de ce site dans l'espoir de pouvoir mettre la main sur une chronique de disque digne d'intérêt. Et pourtant... La seule relation tangible entre Matmos et Björk (au même titre que celle qui les lie à Rachel's) se limite au travail de bidouillage électronique que la paire Martin Schmidt et Drew Daniel ont exécuté pour les yeux de l’Islandaise depuis "Homogenic". "The Civil War" est déjà le cinquième album du duo, que je réduirais grossièrement en une caricature d’Autechre californien. Et contrairement à beaucoup d’artistes actuels qui ressassent sans cesse des plans bateaux de disques en disques, Matmos joue, avec une incroyable efficacité, la carte du renouvellement complet et du contre-pied à chaque nouvelle parution. Pas aussi étourdissant que le finalement très macabre "A Chance to Cut is a Chance to Cure", "The Civil War" renoue avec l’approche développée autrefois sur "The West", mais avec un côté beaucoup plus immédiat, aidé en cela par une instrumentation que d’aucun trouverait incongrue pour un disque de musique électronique. Et c'est précisément ce paradoxe qui séduira (ou non). Avec des titres comme "Regicide", "Reconstruction" ou encore "The Stars and Stripes Forever"), menés tambours battants par un concert de flûte et de cornemuse imaginaires, on se croirait presque en plein milieu d’un champ de bataille du seizième siècle ! Mais Matmos ne serait pas Matmos si son univers décalé ne prenait pas des directions difficiles : l’abstraction électronique reste plus que jamais de mise avec "Pelt and Holler" alors que "The Struggle Against Unreality Begins" suscite effroi et angoisse. Peut-être le moment le plus étonnant encore à épingler sur ce disque inqualifiable apparaît au tout début de "Yield to Total Eliation", une longue suite de neuf minutes qui ondule au gré de mille et uns changements, ayant dans ses premiers développements des airs de rencontres inédites entre Tortoise, Lamont Dozier (rythmique très sixties soul) et King Crimson (des trames de guitares répétitives jusqu'au solo incendiaire). "The Civil War" demeure malgré tout un disque obtus, relativement indomptable pour celles et ceux qui ne sont pas encore familier avec ce genre de langage. Il ouvre en tout cas une grande porte vers un ailleurs qu’il ne tient qu’à vous de découvrir.

note       Publiée le mercredi 2 février 2005

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Note moyenne        6 votes

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Neocreed › lundi 23 février 2009 - 22:00  message privé !

j'avais trouvé ca assez moyen et un peu ennuyant mais je vais y revenir, qui sait ce qu'il se passera avec du recul

Note donnée au disque :       
Potters field › mercredi 7 mai 2008 - 15:19  message privé !
l'actuelle version du site aidant, la deuxieme ligne de la chro laisserait croire que proggy sait pas differencier sa droite de sa gauche.
Potters field › vendredi 28 décembre 2007 - 17:44  message privé !
tres tres bon, celui là aussi. plus accessible que le premier, et doté d'un meilleur son, je crois que c'est celui que je prefere. et pourtant pas mal de critiques l'avaient descendu à sa sortie.