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Solefald › In harmonia universali

10 titres - 60:23 min

  • 1/ Nutrisco et extinguo
  • 2/ Mont blanc providence crow
  • 3/ Christiania (edvard munch commemoration)
  • 4/ Epictetus & irreversibility
  • 5/ Dionysify this night of spring
  • 6/ Red music diabolos (instrumental)
  • 7/ Buy my sperm
  • 8/ Fraternité de la grande lumière
  • 9/ The liberation of destiny
  • 10/ Sonnenuntergang im welttraum

enregistrement

Produit par Börge Finstad et Solefald. Enregistré au studio Toproom, Norvège, avril juillet 2002.

line up

Cornelius; Lazare - Kjetil Selvik (saxophone)

remarques

Il s'agit du pressage destiné aux pays de l'ex-union soviétique et distribué par Fono.ltd.

chronique

Piano, saxophone, guitare acoustique... "Nutrisco et extinguo" suffit à nous réjouir de voir ainsi Solefald retrouver la science et la maîtrise des couleurs et des sons. De même, ayant mis de côté l'extrémisme rythmique pour se focaliser principalement sur les regitres plus calmes du simple heavy metal, le duo a conçu des structures, des enchaînements et des breaks dont l'intelligence et l'efficacité débouchent sur plus d’accomplissements et de grandeurs que jamais. L'abandon des voix extrêmes se fait en faveur d'une qualité mélodique largement accrue depuis "Pills...", comme en témoignent les lignes superbes et entêtantes des refrains, la beauté des choeurs et enchevêtrements de voix claires, aux reflets gothiques et religieux remarquables. Des guitares aux claviers en passant par la batterie, les arrangements sont bien entendu très riches et travaillés, tant du point de vue rythmique que mélodique et harmonique, fabriquant une architecture sonore à la fois folle et grandiose, fascinante et régulièrement délicate. "Epictetus and irreversibility" nous rappelle que Solefald parle le black metal, et qu'au moment venu, il est désormais bien plus apte à le faire se briser sur des lenteurs soudaines, des envolées plaintives, qu'il ne l'avait fait sur "Pills...". L'album monte et descend de symphonisme en décadence et de heavy metal en messes noires et gothiques. Les mélodies vont et viennent de la mélancolie à la déclamation, de la noirceur metal à la dissonance malsaine des esprits dérangés; tout cela dans la débauche savante et calculée de claviers et de guitares à la grandiloquence pertinente. La production possède les mêmes qualités, et les mêmes défauts, que celle qui muselait "Pills...", et Solefald ne s'est pas encore départi de ses défauts agaçants; la voix fond de gorge et faussement profonde de Cornelius est franchement laide et désagréable, de même que certains systématismes dans la volonté de contre-pied nuisent à l'équilibre quasi-parfait de cet ouvrage complexe. De même, "the liberation...", entre autres, nous replongent dans la gaucherie mélodique et harmonique dans laquelle le duo, dans sa quête d'originalité, a parfois tendance à tomber. Mais le lead plus fréquent de la guitare par rapport aux claviers ("Dionysify..." entre autres), l'alchimie accrue entre les deux têtes pensantes de ce combo hors-norme qui se ressent jusque dans la fusion incontestable des nombreux arrangements, l'inspiration guitaristique de Cornélius, plus convainquante que jamais, et la science générale de la construction musicale révélée dans ce disque font de "In harmonia universali" le manifeste le plus probant de la démarche de Solefald. "Fraternité de la grande lumière" est le point d'orgue de cette remarquable science des vocabulaires : pizzicati, saxophone, riffs triples croches et accordéon... la débauche émotionnelle des albums de Solefald ne les prévient pas de ce petit manque d'âme qui nuit à chacune de leurs oeuvres, mais le duo n'en demeure pas moins un des groupes les plus heureusement emblématiques d'une certaine tendance, salvatrice, à l'ambition. "Sonnenuntergang" et sa folie tous azimuts nous ramène à "Linnear", ce qui n'est pas pour me déplaire.

note       Publiée le vendredi 7 janvier 2005

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notes

Note moyenne        13 votes

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Potters field › mercredi 23 avril 2008 - 11:21  message privé !
un peu kitchoune comme disque. pis le chant pareil, j'accroche pas.
arckanum › mercredi 9 janvier 2008 - 20:22  message privé !
Pfff... suis tjrs mitigée avec SOLEFALD... Leur musique est parfaite, magique, créative. Mais.....Les parties vocales..ai ai ai...!
Note donnée au disque :       
Nerval › samedi 15 septembre 2007 - 22:42  message privé !
J'ai été fortement déçu par les Red For Fire/Black For Death. Le concept sonnait bien au départ mais c'est assez banal au final et en tout cas à mille lieu du génie de ce In Harmonia Universali
Note donnée au disque :       
empreznor › samedi 15 septembre 2007 - 22:37  message privé !
le premier est superbe, et à partir de White frost queen ça redécolle avec la voix féminine; à la fin plus de voix charmante ni de saxo, mais du bon BM quand meme.
Sirius › samedi 15 septembre 2007 - 21:37  message privé !
perso j'ai pas tenu plus loin que 3 morceaux sur Red for fire, j'ai trouvé ça trop kitsch. Et les parties black sont assez communes (notamment la batterie). Mais le premier morceau bute bien.