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The Doors › L.A. Woman

  • 1982 - Elektra, 7559-7501-2 (1 cd)

cd | 10 titres

  • 1 The changeling
  • 2 Love her madly
  • 3 Been down so long
  • 4 Cars hiss by my window
  • 5 L.A. woman
  • 6 L'America
  • 7 Hyacinth house
  • 8 Crawling king snake
  • 9 The wasp (texas radio and the big beat)
  • 10 Riders on the storm

enregistrement

Produit par Bruce Botnick et The Doors. Enregistré à The Doors Workshop, Los Angeles.

line up

John Densmore (Batterie), Robby Krieger (guitare), Ray Manzarek (piano, orgue), Jim Morrison (chant)

Musiciens additionnels : Jerry Scheff (basse); Marc Benno (guitare rythmique)

chronique

Styles
rock
blues
Styles personnels
doorsien...

L'ultime album des Doors ("other voices" et "Full circle" n'étant pas considérés comme tels par le groupe lui-même) est sans doute l'objet le plus délicat à évoquer de la carrière du quatuor. En effet, testament de Morrison, ainsi cloturé par le sublime "Riders on the storm", album hétérogène et presque expérimental ("The wasp", "L'America"...), il est tout aussi typique des Doors avec des pièces comme "Hyacinth house" ou "Riders..." que révélateur de leur capacité à se fondre peu à peu dans un genre: le blues rock de "Changeling", "Love her..." et l'étalon "L.A. Woman", jusqu'à même se vautrer dans un blues de base ("Been down..." et "Cars Hiss... " qui ont le désagréable effet de rendre redondante et donc insupportable la reprise du vieux Crawling king Hooker). Il est aussi un des albums les plus encensés de la discographie, quitte à fréquemment passer pour leur chef-d'oeuvre, alors qu'il me semble pourtant impossible (mais ce n'est là que mon avis) de le placer à un niveau comparable à n'importe lequel des recueils de la première trilogie, quintessence absolue de l'art et de la puissante singularité des Doors. Il faut le reconnaître: "L.A. woman" possède de sacrés points forts. Il a le feu, les gaillards maîtrisent avec feeling et un plaisir retrouvé, sa nervosité latente est véritablement jouissive, et ceux que Morrison agacent ont enfin leur album où ce dernier se contente de rester à sa place de chanteur. Doit-on, d'ailleurs, parler de cet aspect frappant de "L.A. Woman"? Cette voix soudain terriblement mûrie, ce feeling de vieux clodo qui a encore des trippes... peut-on éviter de faire le parallèle avec ces dernières marches de la descente aux enfers sur lesquelles Morrison se trouve alors? Cela rend-il ce disque, cette voix et son phrasé embarbé, pathétique? ou au contraire magnifique? Chacun, selon ses pudeurs et ses oreilles, le vivra à sa manière. Oui, ce disque est ambigü, fascinant, "Riders on the storm" est un moment de pureté que je renonce à décrire, "L'America" passe de l'inquiétude dissonante et possédante à la gaieté forraine la plus sautillante avec une déconcertante facilité que seuls les Doors pouvaient oser et dominer, "The Wasp" est tout simplement ancêtre du rap. Et que dire du morceau titre, claque road-rock de 8 minutes qui reste incontestablement l'ultime sommet du genre. Que "Love her madly" soit entraînante et délicieuse et "Hyacinth house" un état de grâce dans la lignée des "Cristal ship" finit de cimenter l'importance de ce disque. Production un peu trop professionnelle, morceaux inutiles, et constat terrible sur un groupe à qui son style échappe et dont le chanteur s'endort pour toujours... "L.A. woman", je vous l'ai dit, est l'objet le plus délicat à évoquer de la carrière du quatuor. La seule chose dont je peux être sûr à son sujet, c'est que tout, je dis bien TOUT, ce qui le fait, le construit et l'agite, le rend, à sa manière, totalement indispensable.

note       Publiée le jeudi 6 janvier 2005

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Coltranophile › vendredi 8 juin 2018 - 13:15  message privé !

Longtemps, je me suis endormi de bonne heure. En l'écoutant, ce disque. Eveil (ou réveil, au choix) tardif, donc. Même "Hyacinth House" et "Riders...." qui sont les plus classiquement Doorsiens (entendez, première période) sont plus poisseux que leurs prédécesseurs. Le psychédélisme entre dans sa nuit, le soleil de la Californie a pris congés. Le reste de l'album, c'est du vice. Tout simplement. Du blues /rock vicieux qui, vous me le pardonnerez ou pas, me fait penser au traitement qu'un Captain Beefheart pouvait infliger à cette forme. Je le croyais surestimé, ce disque. Il est juste dégueulasse.

Note donnée au disque :       
god › samedi 26 novembre 2016 - 22:17  message privé !

Sur ma version du cd, j'ai 2 titres supplémentaires. Orange country suite et don't go no further.

Sheer-khan › samedi 25 juin 2016 - 22:48  message privé !
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Ah oui, Densmore évidemment, un oubli de ma part... voilà qui est réparé

Note donnée au disque :       
Rastignac › samedi 25 juin 2016 - 21:02  message privé !
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? ils jouent bien tous sur ce disque, non ? plus, au moins, le bassiste qu'on voit pas sur la pochette. Sinon, je n'arrive qu'à écouter la version originale, la remasterisé est bien trop... pas pareille. Un disque de chevet aussi, cf. les tags.

microbe666 › samedi 25 juin 2016 - 20:57  message privé !

sur ma version est crédité john densmore à la batterie (j'sais pas si son nom apparait sur toutes)