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Isis › Panopticon

cd | 7 titres | 59:06 min

  • 1 So did we [7:30]
  • 2 Backlit [7:43]
  • 3 In fiction [8:59]
  • 4 Wills dissolve [6:47]
  • 5 Syndic calls [9:40]
  • 6 Altered course [9:58]
  • 7 Grinning mouths [8:27]

enregistrement

Paramount studios, Los Angeles, juin - juillet 2004. Produit par Matt Bayles et ISIS. Masterisé par Bill Dooley.

line up

Jeff Caxide (basse), Mike Gallagher (guitares), Bryant Clifford Meyer (samples, chant), Aaron Turner (guitare, chant), Aaron Harris (batterie)

Musiciens additionnels : Justin Chancellor (basse [6], sons [6])

chronique

Styles
hardcore
post-hardcore
rock
Styles personnels
lourd et intense

2 ans après l'extraordinaire "Oceanic" Isis poursuit sa route avec son tout nouvel album à nouveau signé chez Ipecac, le label de l'ami Patton. Intitulé "Panopticon" en référence au type d'architecture carcérale imaginée par le philosophe Jeremy Bentham en 1750, dont l'objectif est de permettre à un individu d'observer tous les prisonniers d'un bâtiment sans que ceux-ci puissent savoir s'ils sont observés, créant ainsi un "sentiment d'omniscience invisible" chez les détenus. Conceptuellement, les bases sont posées et c'est donc un rock ample, intense, lourd et cérébral qui anime les compositions de ce nouvel album. Les américains poursuivent l'évolution entamée sur "Oceanic", en mettant l'accent sur de longs morceaux à la construction progressive et savoureuse un peu à la manière d'un Tool (à propos de Tool, on notera d'ailleurs la présence de Justin Chancellor sur le sixième titre de l'album) ! Isis a décidément tout compris à la musique et ses compositions dégagent un groove et une puissance incomparables, cernant l'auditeur de toutes parts, l'enfermant dans un labyrinthe inextricable de riffs de basses monumentaux et de guitares lourdissimement subtiles. L'évolution se fait également nettement sentir au niveau du chant puisque les interventions vocales sont ici réduites au minimum syndical ! De fait "Panopticon" en devient presque un disque instrumental : le chant autrefois si aggressif d'Aaron Turner a quasiment disparu et les voluptueuses interventions fémines apparues sur "Oceanic" ne sont plus. Mais bizarrement ce dernier point n'handicape absolument pas l'album, le groupe ayant énormément travaillé l'aspect instrumental... En épurant les éléments aggressifs de sa musique, Isis a fait de "Panopticon" son album le plus accessible à ce jour, mais aussi sans doute le plus passionnant, le plus émotionnel ; un album sans temps morts, sans faiblesses, simplement l'album d'un groupe unique dont la musique a atteint sa plénitude. "Panopticon" donne à la musique lourde ses véritables lettres de noblesse et ce avec grace et élégance, un peu comme le ballet imaginaire d'un troupeau d'éléphants en apesenteur... Chef-d'oeuvre...

note       Publiée le lundi 27 décembre 2004

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Cinabre › lundi 18 novembre 2019 - 20:36  message privé !

@N.6: ah bah là on est d’accord!

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born to gulo › lundi 18 novembre 2019 - 17:41  message privé !

Tiens, je voulais justement me le réécouter bientôt.

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(N°6) › lundi 18 novembre 2019 - 10:43  message privé !
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Oui enfin là c'est plus toute la planète est notre prison Vue du Ciel. C'est leur petit côté Yann-Arthus Bertrand (après leur côté Cousteau dans le précédent)...

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saïmone › lundi 18 novembre 2019 - 09:04  message privé !
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Le renfermé, la chaussette, l'ennui : si si on est bien en prison

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Cinabre › dimanche 17 novembre 2019 - 22:17  message privé !

Marrant les perceptions! J’ai toujours trouvé que le titre Panopticon n’avait pas le même sens ici. Ça sent pas trop la prison comme skeud...

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