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Domenico Solazzo › Live at fulmar east, july 2004

13 titres - 51:54 min

  • 1/ Introduction
  • 2/ Retrospect
  • 3/ Reject (revisited)
  • 4/ Improv : Menace II society
  • 5/ Son of texas county
  • 6/ Reflect
  • 7/ Affect
  • 8/ Infect
  • 9/ The hatred of love
  • 10/ Improv : hypnovista
  • 11/ Everything
  • 12/ Suspect
  • 13/ L.I.F.E (stands for low interest for existence)

enregistrement

Enregistré live à la péniche Fulamr, le 25 juillet 2004, Bruxelles, Belgique. Ingénieur : Joël Parmentier; Post production : Domenico Solazzo.

line up

Domenico Solazzo (atterie, chant, programmations, claviers, guitares, percussions électroniques), Nicolas Debroux (batterie); Constantin Papagiorgiadis (basse, contrebasse); François Vanvinckenroy (guitares)

remarques

Il s'agit naturellement du pressage cartonné belge à tirage limité.

chronique

Passer d'un projet discographique comme "Carpigstroke" à sa réalisation sur scène est un pari ambitieux. D'ailleurs, comme il le dit lui-même : "Carpigstroke was never meant to be played live. I say never". Mais de là à croire que, lorsque proposition lui fut faite de présenter la chose devant un vrai public, Domenico Solazzo refusa, c'est mal connaitre le bonhomme, et son goût prononcé pour les défis. Trois musiciens qu'il faut pour faire vivre tout ça, et voilà Solazzo, sa batterie et sa voix, ses claviers et ses loops qui montent sur une péniche une soirée de Juillet pour tenter avec ce qui se révèle vite une sincérité prodigieuse, de sortir "carpigstroke" de son statut glacé. Que peut donner la chose, qui nous avait séduite par son fort intimisme, son incongruité tant sonore que mélodique, et dont la véritable essence était sans aucun doute l'aspect "tout fait tout seul", qui permettait à Solazzo de mettre en place tout une architecture faite de bric et de broc, de samples comme d'acoustiques, dont les divers rencontres tissaient avec talent les curieuses atmosphères de cet album studio. L'épreuve du subtil "Reflect", une des grandes réussites de l'album, se révèle par exemple sur ce live une apaisante surprise: peut-être avions nous un peu trop légèrement oublié que les squelettes des compositions de Domenico étaient avant tout fait d'idées franches et solides, de pulsation suffisante, sur laquelle vient courir le galbe mélodique d'une 'tite guitare serpent, et la voix monocorde et sensible du maître de cérémonie. "Affect", "Infect"... ce "live at fulmar east" recèle bien en son centre une succession d'authentiques réussites, qui éclairent d'un jour nouveau des pièces jusqu'ici passées au crible du dangereux bidouilleur, et qui retrouvent la fraîcheur de leurs thèmes, nettoyées des effets et augmentés du poids du feeling de la scène. Mais il faut reconnaître que même si les rythmiques gardent ce puissant pouvoir hypnotique, renforcées au Fulmar par Constantin Papageorgiadis, si l'ambiance de la salle auréole l'enregistrement d'une merveilleuse manière, des claps-claps du public aux "confidences" de Solazzo, en passant par les divers problèmes techniques que le malheureux groupe a eû à affronter, le disque révèle d'abord qu'un concert comme celui-là mérite plus d'être vu, ressenti et vécu que simplement entendu. Véritable homme orchestre, Domenico Solazzo lance de derrière ses fûts des nappes et des bruitages, les samples indispensables qui avaient fait de "Carpigstroke" un projet parfois subjuguant, et s'il tient bien ses peaux en dépit des douze bras qu'il doit sans doute avoir, sa voix trahit souvent une accroche hasardeuse, faute de concentration. Trop peu de répétition (4!!), une musique délicate trop dure à mettre en place; Il ne fait aucun doute, et c'est très perceptible sur cet enregistrement, que cette soirée d'été à bord de la Fulmar fût un moment précieux. "Hypnovista" montre que les quatre gaillards savent distiller leur drogue, "Everything" n'est rien d'autre qu'un instant suspendu que l'on repasse en boucle, et le revisité "Suspect" est les deux à la fois. Par chance, "carpigstroke" est une musique qui se marie très bien avec les imprévus, les erreurs sur les frets et les glissements rythmiques; par bonheur, Live at fulmar East nous présente "The hatred of love" et "L.I.F.E", deux nouvelles inventions du compère Solazzo qui montre sa qualité dans les ambiances ténues, inquiétantes et bizarres et les rythmiques somnambules; par contre, il n'en démeure pas moins, d'abord, un témoignage. Si l'on comprend pourquoi Domenico a souhaité publié ces bandes, tant la qualité de l'expérience vécue saute aux oreilles, force est aussi d'admettre qu'elles sont faites d'instants justes, comme de mauvais tanguages. Le groupe ne trouve ses marques qu'après le cinquième titre, et déjà le sujet, dans sa version studio, ne tient que par un fil. Mais cette soudaine humanité qui transcende sur ce disque le glacial "carpigstroke", groupe et public oblige, fait de "Live at Fulmar East" une mise en perpective du projet initial qui mérite l'attention, à défaut d'indulgence.

note       Publiée le samedi 25 décembre 2004

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COLDSTAR › dimanche 3 avril 2005 - 18:17  message privé !
Remarque: "Il s'agit naturellement du pressage cartonné belge à tirage limité." Ca me rappelle quelque chose mais quoi?
torquemada › samedi 25 décembre 2004 - 21:09  message privé !
le titre est bien trouvé en tout cas.
pokemonslaughter › samedi 25 décembre 2004 - 20:14  message privé !
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oh la pochette true black !! :oD