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Fela Kuti › Roforofo fight

  • 1972 • Jofabro JILP001 • 2 LP 33 tours

4 titres - 58:50 min

  • 1/ Roforofo Flight (15:41)
  • 2/ Go Slow (17:24)
  • 3/ Question Jam Answser (13:40)
  • 4/ Trouble Sleep Yanga Wake Am (12:05)

enregistrement

Nigeria, 1972

line up

James Abayomi (percussions), Tony Allen (batterie), Lekan Animashaun (saxophone baryton), Igo Chico (saxophone ténor), Segun Edo (guitare), Tommy James (basse), Henry Koffi (congas), Daniel Koranteg (congas), Fela Kuti (saxophone, claviers, chant), Tony Njoku (trompette), Isaac Olaleye (maracas), Tutu Shoronmu (guitare)

remarques

Lors de sa réédition au format cd dans la série "Fela Originals" paru chez Barclay en 2001, l'album est paru sous le titre "Roforofo Fight / The Fela Singles", proposant deux titres supplémentaires ; "Shenshema" (9:09) et "Ariya" (10:18), portant la durée totale du disque à 78:17

chronique

Styles
jazz
musiques du monde
Styles personnels
afro-beat

Je le vois d'ici ; y en a encore qui vont me demander pourquoi je recommande certains disques alors que j'en plébiscite d'autres ? Pourquoi les notes que j'attribue à un même disque diffère selon qu'il s'agisse de mon vote public ou de l'attribution officielle ? C'est que j'essaye, tant que faire se peut, de distinguer mes appréciations personnelles des critères de sélection propre au site que j'honore de mes chroniques. D'aucuns me diront alors que parler de Fela Kuti sur Guts of Darkness, bien au contraire, ne fait qu'accentuer pareil amalgame. Il est temps de dissiper un malentendu alimenté par une poignée de frustrés qui prennent leurs désirs pour des réalités : Guts of Darkness n'est pas un site de métal. Il ne l'a jamais été ! On parle de toutes les musiques ici. De celles qui aiment à se frotter aux extrêmes, de toutes les tendances, de toutes les couleurs aussi. Des musiques vivantes qui se remettent en question, qui experimentent, qui tentent et osent de nouvelles choses et qui, pour finir, ont pour dénominateur commun une certaine idée de ce qu'est le côté obscur, dans tous les sens du terme. Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, la discographie de Fela Ransome Kuti a sa place dans nos colonnes. Et "Roforofo Fight" en particulier. Voilà en effet un disque bien sulfureux. Déjà, rien que la plage titre... Mmh, difficile à décrire. Ça groove dru. C'est intense. C'est très (très) fort. Et les trois titres à sa suite, s'ils n'ont pas la même incandescence, mettent tous en lumière, chacun à leur façon, certains aspects du comportement humain, dans son aspect le plus chaotique ("Go Slow"), de sa nature profonde ("Question Jam Answer") ou dans ses débordements, ses limites à ne pas outrepasser ("Trouble Sleep Yanga Wake Am" à l'exquise sensibilité). La réédition 2001 comporte deux singles inédits, "Shenshema" et "Ariya", enregistrés à la même période. N'écoutez pas ceux qui dénigrent cette musique sans même jamais avoir essayé d'y jeter une oreille ; "Roforofo Fight", c'est de la balle !

note       Publiée le mardi 30 novembre 2004

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notes

Note moyenne        7 votes

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gregdu62 › lundi 1 mars 2021 - 18:12 Envoyez un message privé àgregdu62

"Trouble sleep" est employé dans le documentaire 'Trouble sleep', réalisé en 2020 au Nigéria (Alain Kassanda). En marge du film, ça m'a incité à découvrir Fela Kuti. Les chroniques de Progmonster aiguillent très bien cette incursion entamée il y a quelques mois dans une disco assez vaste. C'est souvent excellent, en particulier les cuivres. Ce Roforofo fight est encore un bon cru, outre "Trouble sleep" qui est parmi mes favoris à ce jour (et ma porte d'entrée donc).

Note donnée au disque :       
Jacques Capelovici › dimanche 5 octobre 2008 - 21:10 Envoyez un message privé àJacques Capelovici

Le morceau "Roforofo Flight" est un véritable joyau. Le chant est plein de rage, les cuivres partent dans tous les sens et l’énergie dégagée est particulièrement communicative : ça file la méga patate !

Hey oyibo, jette donc une oreille là-dessus…

varg › vendredi 20 juin 2008 - 17:23 Envoyez un message privé àvarg
ah proggy, tu nous manques... je trouve le titre éponyme absolument merveilleux, entêtant, vibrant. et la prise du pouvoir par le clavier à 12:25 est l'un des moments les plus jouissifs de ma vie musicale.
Note donnée au disque :       
Cera › jeudi 10 avril 2008 - 17:04 Envoyez un message privé àCera
Rien à ajouter à la chronique si ce n'est que ce disque me met de bonne humeur.
Note donnée au disque :       
Soup › lundi 17 octobre 2005 - 15:16 Envoyez un message privé àSoup
Je crois que la dernière phrase résume bien ce disque : c'est de la balle ! Super intense et spontané, j'ai beaucoup aimé
Note donnée au disque :