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Fela Kuti › Koola Lobitos / The '69 Los Angeles sessions

16 titres - 72:57 min

  • 1/ Highlife Time (5:25) - 2/ Omuti Tide (3:51) - 3/ Ololufe Mi (5:18) - 4/ Wadele Wa Rohin (4:07) - 5/ Laise Lairo (4:14) - 6/ Wayo [1st Version] (4:43) - 7/ My Lady Frustration (7:01) - 8/ Viva Nigeria (3:47) - 9/ Obe (3:13) - 10/ Ako (2:43) - 11/ Witchcraft (5:27) - 12/ Wayo [2nd Version] (3:29) - 13/ Lover (6:11) - 14/ Funky Horn (4:44) - 15/ Eko (4:16) - 16/ This Is Sad (4:23)

enregistrement

Londres, Angleterre 1964-1968 / Los Angeles, Californie, USA, 1969

line up

Fela "Ransome" Kuti (chant, saxophone, trompette, clavier) + Koola Lobitos (titres 1 à 6) + Nigeria 70 (titres 7 à 16)

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
high-life

Dans le cadre du vaste - mais incomplet - foutoir que Barclay a organisé tout autour de la republication au format cd d'une grande partie du catalogue du géant Nigérian, "Koola Lobitos/The '69 Los Angeles Sessions" s'adresse plus pragmatiquement aux amoureux de longue date ou aux personnes nouvellement conquises par la personnalité et la musique de Fela Kuti. Un avant-propos à sa longue carrière qui, comme tout premiers pas, est attendrissant mais aussi exceptionnel de par le côté "importance de l'évènement", même si l'on sait que tout ceci n'a que très rarement une incidence prépondérante sur l'avenir. Ses premiers pas, en l'occurrence, Fela ira les faire en Angleterre où il fût envoyé par ses parents dès 1958 pour suivre des études de médecine ; il préféra ouvrir les portes de la Trinity School of Music de Londres. Durant cinq années, à ses heures perdues, il accompagna les Koola Lobitos, un groupe qu'il avait constitué avec d'autres amis Nigérians également aux études. Les six premiers titres de ce recueil nous permettent d'avoir un premier contact avec cette formation qui, de 1964 à 1968, mélangeait déjà influences jazz (nombreux chorus de saxophone et de trompette) sur des beats typiquement high-life. Le premier enseignement à en tirer, c'est que cette expérience éveilla en Fela une curiosité, un intérêt certain, pour la musique Africaine qu'il avait jusque là trop négligée. Mais c'est en partant pour Los Angeles fin 1969 que Fela allait, le premier, mettre le doigt sur l'engrenage d'une révolution sans fin dont il sera bientôt l'incontestable leader. S'étant dans un premier temps rendu sur place dans l'optique d'effectuer un enregistrement de la nouvelle mouture de sa formation, très vite rebaptisée Nigeria 70, Fela devait surtout rentrer en contact avec le milieu de la contre-culture américaine, celle-là même qui alimenterait ses aspirations les plus folles, nourries des manifestes de Malcolm X, imprégnées de ses rencontres répétées avec des membres actifs des Black Panthers, faites de rêve de Panafricanisme. C'est le deuxième enseignement porté à notre connaissance sur cette série de dix titres venus chercher le soleil Californien ; la verve politique fait déjà des petits sur le très explicite "Viva Nigeria", alors que la majorité des morceaux démontrent sans ambages qu'en posant le pied sur le sol du Nouveau Monde, Fela était aussi venu absorber les rythmes funky de James Brown pour poser, sur base du mélange de ces trois sources de musique "noires" (high-life, jazz et funk), la première pierre de l'édifice Afro-beat.

note       Publiée le mardi 30 novembre 2004

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