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Neurosis › A sun that never sets

cd | 10 titres | 68:27 min

  • 1 Erode [1:50]
  • 2 The Tide [8:48]
  • 3 From The Hill [9:26]
  • 4 A Sun That Never Sets [5:00]
  • 5 Falling Unknown [13:11]
  • 6 From Where Its Roots Run [3:41]
  • 7 Crawl Back In [6:51]
  • 8 Watchfire [8:26]
  • 9 Resound [1:26]
  • 10 Stones From The Sky [9:46]

enregistrement

Enregistré par Steve Albini à l'Electrical audio recording, Chicago.

line up

Dave Edwardson (basse), Scott Kelly (guitare, chant), Jason Roeder (batterie), Steve Von Till (guitare, chant), Noah Landis (claviers, samples, sound manipulation)

Musiciens additionnels : Kris Force (violon)

remarques

Pete Inc. a disparu !

chronique

Styles
ambient
hardcore
post-hardcore
metal extrême
rock
Styles personnels
apocalyptique

"A sun that never sets" est le prolongement d'une nouvelle direction musicale démarrée en 1999 avec le sublime "Times of grace". Neurosis s'oriente en effet dans une voie plus calme, plus feutrée, mais toujours aussi inquiétante. La grande nouveauté par rapport aux enregistrements du milieu des années 90 est qu'une vague lueur d'espoir transparaît, par moment, au détour d'un morceau. La tempête est passée, mais la colère est toujours là. Aussi, Neurosis a changé de méthode et ne se contente plus de combattre le mal par le mal comme sur le très chaotique et cultissime "Enemy of the sun" (un des albums les plus violents de tous les temps), mais préfère aujourd'hui une approche faussement détachée (aidée en cela par le chant grave, profond, et parfois monocorde de Steve Von Till, et une production sobre et impeccable assurée une fois de plus par Steve Albini) pour mieux nous scotcher sur place quand surviennent les hurlements déchirés et désespérés des deux guitaristes/chanteurs et leurs riffs lourdissimes assénés sur fond de désolation post apocalyptique. Les compositions de ce nouvel album sont paradoxalement riches et dépouillées à la fois, certaines dépassant allègrement les dix minutes. Chaque écoute dévoile de nouveaux effets passés inaperçus jusque là (ne dit-on pas que les meilleurs effets spéciaux d'un film sont ceux qui nous ont échappé et dont on commence seulement à prendre conscience à partir de la deuxième vision ?). L'expérience "Neurosis" est la plus belle, la plus émouvante, la plus désespérée, la plus puissante aussi, qui soit, mais pour être comprise elle nécessite une immersion totale dans l'univers profond et torturé des Californiens. Nombre de personnes restent en effet insensibles à la musique de Neurosis, faute de n'avoir pas su percer le premier barrage... Alors c'est le moment pour tous ceux là de franchir le cap. C'est le moment de tout abandonner et de de se laisser aller, le moment de s'immerger totalement. Appuyez sur play, éteignez la lumière, fermez les yeux et respirez profondément... Voilà, vous y êtes presque...

note       Publiée le jeudi 11 octobre 2001

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vargounet › samedi 28 avril 2012 - 19:05  message privé !

en 1000 exemplaires livrés avec un camion thundertruck, j'ajoute

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H2O › samedi 28 avril 2012 - 18:45  message privé !

Le break de Crawl Back In vaut à lui seul l'achat de toute la discographie de Neurosis.

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sergent_BUCK › vendredi 27 avril 2012 - 20:16  message privé !
avatar

non. Stones from the Sky, par contre...

Note donnée au disque :       
Mithra › vendredi 27 avril 2012 - 16:33  message privé !

"Faaaaalling through..... a wooooorld uuuunknooooown...." ; rien que ce passage chanté du morceau "Falling unknown", rien que ça, oui vaut l'achat de ce chef-d'oeuvre.

Int › samedi 2 octobre 2010 - 23:13  message privé !

Énorme, mais la première moitié me semble clairement meilleure que la deuxième. Et j'aime pas du tout From where its roots run avec ses sonorités, ben un peu "roots" justement, et son ambiance niaisement préhistorique. 6 boules quand même, parce que je vois toujours pas comment résister à la classe d'un The Tide, d'un From The Hill, d'un Falling Unknown...

Edit : la seconde moitié en a dans le bide finalement.

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