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Esoteric › Subconscious dissolution into the continuum

4 titres - 50:51 min

  • 1/ Morphia 15.54
  • 2/ The blood of the eyes 12.36
  • 3/ Grey day 17.03
  • 4/ Arcane dissolution 5.17

enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé par Esoteric aux Priory Recording Studios.

line up

Gordon Bicknell (guitare); Greg Chandler (vocaux, guitares); Steve Peters (guitares, basse) / Keith Yk (batterie); Trevor Lines (basse)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
doom metal

L'existence pèse sur mes épaules, le poids de la terre et du ciel; mes larmes tombent au rythme lent de l'univers, chacune si pleine, explosant dans la cendre dont le sol est couvert, une à une, une minute après l'autre; ma tristesse est si pure, désespoir si absolu que j'erre seul et perdu sur une planète morte, sous un ciel gigantesque de noire apocalypse. En tout lieu de ce monde frappent les coups du titan; le dieu sur la montagne, si rare et régulier, tenant du temps qui passe en route vers toutes les tombes, et dont l'enclume de marbre résonne depuis toujours sous les nuages d'argent que transpercent les guitares. L'existence pèse sur mes épaules, dans ce monde désolé. Perçant les cumulus l'éclat blanc de la lune ouvre dans l'éternité de vastes dômes brillants, des oasis des glaces, là où chantent les guitares qui embrument les étoiles de leurs plaintes lumineuses. Ma terre est faite de cendres, de ténèbres sans âge, d'abandon. Mon errance est hantée par la voix du cosmos, par la parole du temps profonde comme les abîmes d'où grondent et montent sans cesse les monstrueux accords ourdis par le destin. Alors, parfois, je hurle. Mon gosier se déchire, et mes paupières explosent à force d'épouvante. Le cosmos me répond, le sol tremble à sa gorge, et moi je hurle encore. Et moi j'erre sous la nuit, toujours, le pas tenu si lent par les coups du titan. Il n'y a pas que ma voix, les guitares hurlent aussi, fatales et saturées, aveugles et abyssales telles des consciences trop vastes. Quelques échos d'églises et les morts peuvent danser, selon le lourd précepte, pénible, et immuable, du dieu sur la montagne. Il est sur ma planète un de ces oasis, à la beauté si terrible qu'il tire le sang des yeux. Sous les nuages sublimes déchirés par l'éclat des guitares éternelles gronde la parole du temps, portée jusqu'à l'extase, élevée au firmament par la tristesse grandiose, l'éblouissante douleur des guitares de diamant aux leads d'aurore boréale. Mais la terre est si vide, la nuit si unanime que chaque bruit ici bas résonne, se réverbère, souffle sur la planète pour une période glaciaire qui n'aura pas de fin. Mais la terre est si vide, et l'abîme si profond que j'erre seul et perdu. Car la terre est si vide et ma marche si lente que l'espace infini où je traîne ma carcasse parmi le vent qui hurle s'est refermé sur moi, et m'a crevé les yeux. Je suis le prisonnier d'une planète gigantesque. Je suis le prisonnier de la désolation. Mon âme si épurée a noyé mon esprit dans la plus simple tristesse. Mes pensées en sont mortes. Je suis le prisonnier d'une planète gigantesque d'où je ne veux pas sortir. Car sous ce ciel pesant se tient l'éternité, dans ces lumières glaciales qui cisaillent les ténèbres danse la beauté toute nue. Je suis le prisonnier d'un monde qui me dépasse, de la désolation où se consume toute chose. Je suis libre d'errer jusqu'à la fin des temps... pour des pleurs éternels.

note       Publiée le samedi 2 octobre 2004

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notes

Note moyenne        29 votes

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vargounet › mardi 5 juillet 2011 - 14:44  message privé !

Un peu entre deux eaux entre la mystique énorme du précédent et la puissance phénoménale du suivant, il trouve difficilement sa place en effet.

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Wotzenknecht › mardi 5 juillet 2011 - 13:22  message privé !
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d'ailleurs je suis d'accord, c'est un opus un peu décevant

Note donnée au disque :       
vargounet › mardi 5 juillet 2011 - 00:52  message privé !

N'empêche que dans le fond quand je vois une chro comme ça je sais que je ne la lirais pas ...

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › lundi 4 juillet 2011 - 23:15  message privé !

Owi, on veut plus de chros parfaitement objectives qui listent les points faibles et les points forts des albums et qui se terminent sur un "voilà ma foi un bien ben effort" ou "l'album de la maturité" ou même, extase "un opus un brin décevant".

yog sothoth › lundi 4 juillet 2011 - 23:10  message privé !
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Et sinon la politesse, ça t'écorche les levres ?