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Mogwai › Happy Songs for Happy People

  • 2003 • Matador OLE 567-2 • 1 CD

cd • 9 titres • 41:49 min

  • 1Hunted By a Freak4:18
  • 2Moses? I Amn't2:59
  • 3Kids Will Be Skeletons5:29
  • 4Killing All the Flies4:35
  • 5Boring Machines Disturbs Sleep3:05
  • 6Ratts of the Capital8:27
  • 7Golden Porsche2:49
  • 8I Know You Are But What Am I ?5:17
  • 9Stop Coming to My House4:53

enregistrement

Cava Stuidos, Glasgow, Écosse, 2002

line up

Dominic Aitchinson (guitare), Stuart Braithwaite (guitare, vocoder), Martin Bulloch (batterie), Barry Burns (basse), John Cummings (guitare)

Musiciens additionnels : Caroline Barber (violoncelle), Greg Lawson (violon), Luke Sutherland (violon, guitare), Scott Dickinson (violon), Donald Gillian (violoncelle)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
post rock

On ne peut pas reprocher à Mogwai de ne pas avoir le sens de l'humour. C'est déjà ça. Aucun groupe post rock (le rock progressif des années quatre-vingt dix faut-il le rappeler) est bien incapable de faire des chansons gaies. Et heureusement, Mogwai n'est pas prêt de s'y mettre ! Par contre, au fil des disques, il est à déplorer que Mogwai semble s'être fixé comme objectif de sonner délibérément comme tous les autres groupes de ce genre, alors que, bon Dieu, enfin, je sais, je devrais arrêter de ressasser le passé, mais quand même ; avec "Young Team", ils avaient leur spécificité, ils ressemblaient à personne d'autre. Ça faisait pas très post rock non plus, mais justement, c'était ça qui était bien. Du post rock bien hargneux. Et de vous à moi, vous en connaissez beaucoup des disques étiquettés post rock de ce genre ? Aujourd'hui, et à l'heure de "Happy Songs for Happy People", Mogwai n'est plus qu'une des nombreuses déclinaisons malheureuses de la houleuse connexion Tortoise / Gastr del Sol / Isotope 217, avec des petites touches islandaises bien opportunes à la Mùm ou Sigur Ros (par le truchement de mélodies plus niaises qu'enfantines). Je ne remet pas en cause la spécificité de ce disque qui, en soi, tient la route. Comme "Come On Die Young", leur plus mauvais disque avant que ne paraisse celui-ci, il y a une unité de ton qui est, à la base, ce qui aide à définir la personnalité même d'un album. A la différence près que "Happy Songs for Happy People" ne parvient même plus à susciter l'anxiété, ce qui était jusqu'ici leur marque de fabrique. Il en va de leurs titres comme de leurs prétentions ; ils fondent comme neige au soleil. Résultat ; en l'absence de réelle direction, Mogwai en est réduit à se disperser dans des fumisteries faussement électro à renforts d'effets vocoder hyper téléphonés que même Air n'ose plus utiliser. Les seuls qui apprécieront réellement ne se soucieront jamais du contenu. A l'image de leurs aînés qui vouent un culte au prog, ils lui derouleront le tapis rouge car ce qu'ils chérissent, c'est avant tout un courant, pas nécessairement ceux qui le font.

note       Publiée le vendredi 24 septembre 2004

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Note moyenne        19 votes

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(N°6) › vendredi 25 octobre 2019 - 20:56  message privé !
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"Mogwai, un groupe un peu chiant et un peu charmant" Dioneo, 2019.

"Ca c'est vrai ça". La mère Denis.

(impossible de se lasser de Hunted by a Freak, Ratts of the Capital, I Know You Are But What Am I ?, Stop Coming to My House)

(c'est désespérant de lire ses vieux coms, comme des momies mentales de vieilles opinions données dans d'autres vies)

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(N°6) › lundi 15 octobre 2012 - 12:46  message privé !
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Mogwai mou = bloqué dans un film de Sophia Coppola etc etc... Je crois que j'eu beaucoup aimé ça. Aujourd'hui, à quelques morceaux près, je me demande bien pourquoi. Pourtant c'est l'automne, il fait moche, ça devrait passer tout seul...

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NevrOp4th › mercredi 20 juillet 2011 - 18:09  message privé !

Oui, c'est exactement çà!

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Kid A › mercredi 20 juillet 2011 - 12:31  message privé !

Un album a priori moins impressionnant mais plus homogène que le précédant. Un tissu musical particulièrement gracieux, riche et légèr à la fois, ce que le chroniqueur oublie de préciser. Ca évolue en permanence, avec une fluidité et une maîtrise impressionnante, pour un résultat final qui peut tenir de la sculpture sonore contemplative et abstraite ('Moses'), de la pop léthargique au lent réveil, des poussières et des cernes plein les yeux ('Boring machines'), du rêve éveillé ('Kids will be skeletons'), ou du lyrisme le plus poignant ('Rats of the capital'). La machine tourne un peu à vide vers la fin de l'album (plages 7-8), c'est dommage. Mais on tient tout de même là LE mélange idéal entre rock expérimental et electronica. Et, pour autant que je sache, le dernier acte vraiment créatif d'un groupe qui, depuis, comme fatigué d'avoir atteint une telle hauteur de vue avec ses premiers albums, rabâche, morose...

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Seijitsu › lundi 14 mars 2011 - 19:56  message privé !

Celui-ci est meilleur que le dernier, c'est dire sa qualité.

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