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Björk › Medúlla

cd • 14 titres

  • 1Pleasure Is All Mine3:26
  • 2Show Me Forgiveness1:23
  • 3Where Is the Line4:41
  • 4Vökuró3:14
  • 5Öll Birtan1:52
  • 6Who Is It [Carry My Joy on the Left, Carry My Pain on the Right]3:57
  • 7Submarine3:13
  • 8Desired Constellation4:55
  • 9Oceania3:24
  • 10Sonnets / Unrealities XI1:59 [poème de E.E. Cummings]
  • 11Ancestors4:08
  • 12Mouth's Cradle3:59
  • 13Midvikudags1:24
  • 14Triumph of a Heart4:04

enregistrement

Greenhouse Studios, Reykjavik, Islande / Lost Island Studios, La Gomera, The Magic Shop, New York City, USA / Olympic Studios, Londres, Angleterre / Ilha Dos Sapos Studios, Salvador, El Salvador, 2003 - 2004

line up

Leila Arab (Little Miss Specta) (programmation), Mark Bell (Mark Thomas Bell) (synthétiseur, programmation), Björk (piano, programmation, basse, chant), Jake Davies (programmation), Nico Muhly (piano), Valgeir Sigurosson (programmation), Peter Van Hooke (gong), Tagaq (voix), Rahzel (beats vocaux), Olivier Alary (programmation), Arndgerður Maria Árnadóttir (choeurs alto), Stefan Orn Arnarson (choeurs basse), Jacqueline Barron (choeurs), Kristín Erna Blöndal (choeurs soprano), Karen Chandler (choeurs), Rachel Chapman (choeurs), Heather Chirncross (choeurs), Tarsha Colt (choeurs), Ann DeRenais (choeurs), Dokaka (beats vocaux), Yona Dunsford (choeurs), Sarah Eyden (choeurs), Guðrún Finnbjarnardóttir (choeurs alto), Emma Brain Gabbott (choeurs), Guðrún Edda Gunnarsdóttir (choeurs alto), Helen Hampton (choeurs), Inga Harðardóttir (choeurs soprano), Micaela Haslam (choeurs), Anna Hinriksdóttir (choeurs alto), Hugrún Hólmgeirsdóttir (choeurs soprano), Nick Ingham (chef d'orchestre), Benedikt Ingólfsson (choeurs basse), Elfa Ingvadóttir (choeurs soprano), Guðmundur Vignir Karlsson (choeurs ténor), Nick Kennedy (choeurs), Jónína Guðrún KristinsdóttirÞ (choeurs alto), Gísli Magni (choeurs ténor), Melanie Marshall (choeurs), Janet Mooney (choeurs), Jennie O'Grady (choeurs), Helen Pakker (choeurs), Hjálmar Pétursson (choeurs basse), Samantha Shaw (choeurs), Judith Sim (choeurs), Sarah Simmondi (choeurs), Björn Thornarensen (choeurs ténor), Karen Woodhowe (choeurs), Gregory Purnhagen (voix trombone), Shlomo (beatbox)

Musiciens additionnels : Matmos (programmation), Mike Patton (voix), Robert Wyatt (chant)

remarques

chronique

On a déjà dit beaucoup de choses sur "Medulla", sans aucun doute le disque de Björk le plus couvert médiatiquement alors que, paradoxalement, il n'a rien, absolument rien du produit taillé sur mesure pour le plus grand nombre. Pas de singles en vue, pas un. Même si la patte de l'islandaise reste reconnaissable entre mille. "Medulla" est un pari. Mieux ; "Medulla" est un piège. Son disque le plus audacieux, pas de doute là-dessus ; un témoignage supplémentaire que la belle n'a pas fini de nous surprendre et n'est toujours pas à court d'idées. A titre personnel, je vois ce disque comme la suite logique de "Vespertine" ; on y retrouve cette atmosphère nuancée, tempérée et sensible. On y retrouve aussi cette chorale Islandaise qui illuminait en bien des points ce parcours hivernal. Il fallait juste trouver un moyen de le dire autrement. Quitte à aller se frotter à un esthétisme parfois exclusif et hermétique. Je reviens quand même, pour quelques lignes, sur le paquet de pointures qu'elle a persuadé de se joindre à l'aventure, des noms difficiles de passer sous silence : le jeune premier Mike Patton, Rahzel (human beatbox des Roots), Dokaka, son pendant japonais, les indéfectibles Matmos et, même, même, Robert Wyatt... Un album de, pour et par les voix, on le comprend assez vite. Une célébration. Sur ses titres aux contours les plus conventionnels, une oreille distraite pourrait facilement faire abstraction de l'utilisation systématique des souffles, cris, modulations qui charpentent sa musique. "Triumph of a Heart" en est un bel exemple. En même temps, on ne sait pas vraiment quel réel avantage elle peut en tirer, l'originalité étant, en définitive, quelque chose de bien éphémère. Même s'ils sont d'une efficacité redoutable, "Pleasure is All Mine", "Where is The Line", "Who Is It" et "Desired Constellation", chacun dans leur genre respectif, portent en eux, malgré tout, un goût de déjà entendu. Les titres a capella, accessoirement dans sa langue native, sont peut-être les plus touchants et les plus sincères du lot, mais pour cela il faut bien évidemment être de ceux dont la voix de Björk enchante au départ. Un album difficile, clairement, de ceux qui demandent des écoutes répétées pour laisser se refermer délicatement sur vous leurs pinces préhensiles.

note       Publiée le vendredi 17 septembre 2004

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(N°6) › jeudi 10 décembre 2020 - 10:35 Envoyez un message privé à(N°6)
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"Pou des raisons de budget, cet album sera entièrement bruité à la bouche." Beaucoup beaucoup écouté. Alternance de morceaux sublimes (The Pleasure is All Mine et Oceania en tête) de choses un peu plus difficiles, voire pénibles sur les bords. Le chant de gorge de Tagaq, c'est quelque chose, beau mais effrayant. Wyatt et Patton en timbres de luxe, c'est quand même la classe. J'avoue qu'à la longue, le human beatboxing a tendance à me crisper (un truc avec les bruits de bouche en général) et les petites touches de programmations (à la Vespertine) sont les bienvenues. Le Islandic Choir est magnifique de bout en bout. Björk écrit encore des morceaux incroyables, mais le petit côté gimmick du projet fait que, paradoxalement, il donne un aspect justement pas si organique que ça à l'album, un peu forcé sur les bords à certains moments (en France ça va donner Camille, no comment, mais on est jamais responsable de ce qu'on produit chez les autres). Le dernier Björk que j'ai vraiment aimé à sa sortie, entre fascination et début de fatigue.

Note donnée au disque :       
Everlasting › samedi 28 juin 2008 - 18:34 Envoyez un message privé àEverlasting
Ecouter Medulla c'est un peu comme apprendre à regarder une femme nue et à la voir dans tout son naturel (excusez). Mais on est si facilement apprivoisé... cette voix, quelle beauté fabuleuse. Que personne ne soit étonné qu'elle ait reçu un award pour Oceania (vu qu'il faut en choisir une). Stunning performance.
Note donnée au disque :       
blub › jeudi 5 juin 2008 - 04:39 Envoyez un message privé àblub
chef d'oeuvre! rien que pour l'aspect expérimental et presque entierement vocal de ce véritable ovni qui se trouve etre le meilleur Björk! "Un album difficile, clairement, de ceux qui demandent des écoutes répétées pour laisser se refermer délicatement sur vous leurs pinces préhensiles" on ne peut plus d'accord avec progy! au début, même si j'approuvé totalement la performance et le caractére expérimental que représenté cette galette, j'ai eu du mal! et puis avec le temps, c'est devenu a mes yeux (ou a mes oreilles plutôt) un trés grand disque! beau et envoutant!
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Tango Mago › dimanche 1 avril 2007 - 20:28 Envoyez un message privé àTango Mago
Le prochain album de Björk "Volta" sort le 7 mai. Il doit s'inscrire dans le prolongement de Medulla (donc vocal), c'est en tout cas ce qu'on en dit. J'espère qu'il me convaincra davantage que Medulla que je trouve étrangement le plus désincarné de ses disques.
Maryn › mardi 27 juin 2006 - 01:54 Envoyez un message privé àMaryn
Après toutes ces années, et tous ces albums, je me suis précipité le jour de la sortie de Medulla, la peur au ventre, avec la quasi-certitude d'une demi-déception (celle qu'on n'ose pas s'avouer). Eh bien il n'en était rien : même si ça ne vaut pas Homogenic, un album à ranger dans une liste de vingt ou trente pour une île déserte.
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