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Koji Asano › Sunshine filtering through foliage

cd • 5 titres

  • 1Rift in the Cloud16:00
  • 2Mild Morning I7:43
  • 3Mild Morning II7:11
  • 4Mild Morning III7:09
  • 5August Border33:27

enregistrement

1999

line up

Koji Asano (synthétiseur)

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
Styles personnels
avant garde > électro acoustique

Nous allons franchir une étape importante ; un lieu qui doit nourrir le seul vrai et unique débat : qu'est-ce qui définit la musique ? Avec le jeune compositeur japonais Koji Asano, c'est les pieds joints que nous plongeons dans l'expérimental, dans la recherche sonore pure et simple. "Sunshine Filtering Through Foliage" est une déclinaison déconcertante sur un travail dédié exclusivement aux résonances. Tout est question ici de vibration. On ne sait pas vraiment ce que Asano utilise pour faire tant de bruit, un modulateur sans doute. Ce qui est sûr, par contre, c'est qu'il tient à mesurer les répercussions de ces variations sur son environnement immédiat. Pas de prise de son direct donc qui donnerait ce son froid et clinique caractéristique des productions studio, mais un micro d'ensemble qui, même s'il a délibérement choisi de ne pas jouer la carte de l'audio fidelité, donne plus de profondeur et accroît le sentiment de spatialité. "Rift in the Cloud", pendant un bon quart d'heure, varie les fréquences, la longueur des ondes, pour faire chanter tout ce qui bouge alentours. Un retour près du micro, la main rivé au potentiomètre, et on est fin prêt pour s'amuser avec les larsens. Ils arrivent avec les pièces plus courtes qui suivent, "Mild Morning". Si le périple était intéressant jusque là, il devient intriguant sur "Mild Morning III". Ce concept trop pointu commence à faire ses effets en évoquant réellement des images ; à ce moment précis, on ne sait plus trop où on en est, avec quoi cette matière sonore est faite. Et puis, de toute façon, on s'en tamponne. Cette troisième partie fait résonner - et cette fois en nous - l'image très précise d'une pluie battante et du vent qui l'anime. La saturation laisse à penser que le procédé consiste juste à placer un micro en extérieur auquel aurait été branché une pédale disto. Et "August Border", à sa suite, est peut-être encore plus étonnant ; ici, c'est comme si nous étions face à un vaste champ envahi par les criquets que le moteur d'une tondeuse ayant les plus grandes peines du monde à démarrer vient troubler, tout en y apportant son rythme propre, pendant plus d'une demi heure. Certes, je ne peux pas dire que c'est le genre de galette qu'il me viendrait à l'esprit d'écouter comme ça, pour le fun, en musique de fond. C'est une expérience. Et en tant que telle, elle est riche d'enseignements. Ce n'est pas non plus un disque fondamentalement révolutionnaire, donc je ne vais pas m'extasier dessus. Il faudrait juste avoir écouté des milliers de disques comme celui-ci pour lui donner toute sa pertinence et lui trouver la place qui lui revient aux côtés d'autres représentants issus du riche univers des musiques expérimentales.

note       Publiée le vendredi 17 septembre 2004

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