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Curlew › Paradise

10 titres - 48:53 min

  • 1/ Gimmie (4:56)
  • 2/ Big Stan (4:47)
  • 3/ Dream of Rain (6:50)
  • 4/ The Popeye Hole [1967] (6:56)
  • 5/ The Holy Goof (5:17)
  • 6/ Paradise (6:03)
  • 7/ Kangaroo (6:19)
  • 8/ Last Day (2:38)
  • 9/ Cowboy Mouth (2:24)
  • 10/ Postcard (2:40)

enregistrement

Crosstown Studios, Memphis, Tennessee, USA, 1995

line up

Samm Bennett (batterie, percussions), George Cartwright (saxophones alto et ténor), Chris Cochrane (guitare, voix), Ann Rupel (basse, chant), Davey Williams (guitare)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free funk > post moderne

Suite au départ de Tom Cora, les choses ne seront plus tout-à-fait les mêmes pour Curlew. Curieusement, c'est au moment précis où l'on croit que le groupe va probablement vasciller sur son piédestal, qu'il retrouve une forme qui avait disparu depuis "Bee", suite à la digression pas nécessairement pertinente de "A Beautiful Western Saddle". Cora n'est pas le seul à troquer son poste ; Samm Bennett vient remplacer - pour un petit tour seulement - le pourtant bien arrimé Pippin Barnett. En fait, le jeu des chaises musicales vient à peine de commencer. Et malgré ces remous qui ne sont, au final, que de la cuisine intérieure, Cartwright affûte la anse de son bec et nous écrit ses titres les plus revigorants depuis leur jeune début. La touche funk revient en force ("The Popeye Hole", "Kangaroo") et trouve un écho intéressant dans la nouvelle architecture mise en place qui ne va hélas pas perdurer bien longtemps ; au désormais bien installé Davey Williams, Cartwright confronte un second guitariste en la personne de Chris Cochrane. Sans être sanguinolants, cette confrontation - ou devrais-je dire ce partenariat ? - nous offre quelques beaux duels aux sonorités toujours les plus obliques possibles. A ce titre, il est sans aucun doute plus que temps de parler du jeu de George Cartwright qui, s'il s'aventure que très rarement en solo, n'en demeure pas moins un des souffleurs les plus talentueux de sa génération. Un souffle chaud, rond, qui enrobe les mélodies pour mieux les dénuder en leur arrachant la peau comme on pèle une banane. Si "Paradise" ne se présente pas fondamentalement comme un retour au source, il leur permet au moins de recadrer leurs objectifs dans une musique puissante, mélodique, groove mais aussi bordélique. Quoi qu'on y fasse, quoi qu'on en dise, Curlew reste unique en son genre ; il pratique une musique pas tout-à-fait comme les autres, sa musique. Un jazz comme on n'en conçoit pas. Un funk comme on n'en conçoit pas. Un rock comme on n'en conçoit pas.

note       Publiée le jeudi 16 septembre 2004

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