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Don Caballero › What burns never returns

8 titres - 47:23 min

  • 1/ Don Caballero 3 (09:41)
  • 2/ In the Absence of Strong Evidence to the Contrary, One May Step Out of the Way of the Charging Bull (04:35)
  • 3/ Delivering the Groceries at 138 Beats per Minute (05:49)
  • 4/ Slice Where You Live Like Pie (05:09)
  • 5/ Room Temperature Suite (05:31)
  • 6/ The World in Perforated Lines (03:52)
  • 7/ From the Desk of Elsewhere Go (07:51)
  • 8/ June is Finally Here (04:55)

enregistrement

Enregistré en 1998 à Detroit. Produit par Al Sutton.

line up

Mike Banfield (guitare), Damon Che (batterie), Pattern Morris (basse), Ian Williams (guitare)

remarques

Avant le split du groupe, le guitariste Ian Williams avait monté le groupe Storm & Stress avec lequel il continue à se produire.

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif > math rock

Si les entrelacs hypnotiques de guitares sont une des caractéristiques qui vous rendent fou, si l'excès de décibels ne vous fait pas peur, je vous intime l'ordre de découvrir d'urgence Don Caballero ! Extrêmement puissant, extrêmement complexe, extrêmement extrême même, c'est à ma connaissance le seul groupe au monde où la partie rythmique est tenue par les guitares et la partie soliste par le batteur. Un son poisseux et une ambiance crasse viennent compléter le tableau d'un des chefs de file de la scène alternative de Chicago. Encore un progressif qui s'ignore (de par la structure de ses compositions et une parenté remise au goût du jour d'un King Crimson outrageusement carnassier), nous livrant ici son ultime album où le quatuor laisse transparaître à la fois toute sa puissance et toutes ses contradictions, avec son style d'écriture contrarié et contrariant, qui peut passer d'un vague à l'âme faussement dépressif à une crise de rage au bord de la rupture. "What Burns Never Returns" redémarre sur la rythmique qui avait déjà laissé livide ceux qui avaient résisté à la lobotomisation rédemptrice que constitue l'écoute de "2". Mais cet album a toutefois plus de retenue et ne verse pas systématiquement dans l'excès. Cela lui apporte une forme de concision et de maîtrise, sans pour autant constituer un frein à leur besoin de se faire violence ("Delivering the Groceries at 138 Beats per Minute", "The World in Perforated Lines"). Le grain de folie est toujours présent, même si quelque peu bridé par rapport à son prédécesseur. Cela n'empêche pas Don Caballero de compléter, par la publication de ce disque, un des chapitres du manifeste le plus inoubliable et le plus intense de la décennie.

note       Publiée le vendredi 28 septembre 2001

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michel rocard › dimanche 15 août 2010 - 02:06  message privé !

Euh le style de la baraque n'est pas vraiment dans l'urbanisme quasiment post-nuke du film mais ouais la couleur, je vois ce que tu veux dire. Le soleil et le vert, c'est tentant.

NevrOp4th › vendredi 13 août 2010 - 09:13  message privé !

Cette pochette me rappel le film Soleil Vert de Richard Fleischer, un film culte d'anticipation.

torquemada › samedi 13 février 2010 - 10:56  message privé !

Malgré son titre, ce disque n'a pas l'incroyable incandescence de son prédécesseur mais reste touut de même hautement jouissif.

Note donnée au disque :       
The Gloth › vendredi 4 décembre 2009 - 08:53  message privé !

Faudra que j'écoute ça, déjà la pochette me fait envie : ça me fait bizarrement penser à Lovecraft. Sinon, dans un autre genre, Mastodon en live c'est aussi le batteur soliste et les guitares qui tiennent la rythmique...

Sigur_Langföl › vendredi 23 mai 2008 - 15:55  message privé !
Ouais, au moins il n'y a pas de chant débile sur celui-là
Note donnée au disque :