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Neurosis › The eye of every storm

cd | 8 titres | 68:54 min

  • 1 Burn [7:07]
  • 2 No River To Take Me Home [8:43]
  • 3 The Eye Of Every Storm [11:57]
  • 4 Left To Wander [8:10]
  • 5 Shelter [5:18]
  • 6 A Season In The Sky [9:51]
  • 7 Bridges [11:35]
  • 8 I Can See You [6:12]

enregistrement

Electrical audio recordings, Chicago, 2003. Produit par Steve Albini.

line up

Dave Edwardson (basse, moog synthesizer, space), Scott Kelly (guitare, chant), Jason Roeder (batterie), Steve Von Till (guitare, chant, filtres, textures), Noah Landis (organ, piano, samples, atmosphères)

Musiciens additionnels : Jeffrey Luck Lucas (violoncelle [8]), Desmond Shea (trompette [4, 5])

chronique

Styles
ambient
hardcore
post-hardcore
rock
Styles personnels
post-apocalyptique

Finalement j'en arrive toujours à la même conclusion : un album de Neurosis est toujours décevant avant d'être génial. Cette règle se confirme à chaque nouvel opus studio du groupe et "The eye of every storm" n'y fait pas exception. Ce huitième album studio des Californiens, à nouveau produit par l'inoxydable Steve Albini est en effet pire qu'une drogue. Indigeste et ennuyeux au premier abord, il parvient à s'insinuer malgré tout lentement et sournoisement en nous comme un goutte à goutte au creux de notre bras, et distille à chaque écoute une douloureuse émotion dont l'intensité augmente graduellement mais irrémédiablement, créant une merveilleuse sensation de dépendance. "The eye of every storm" dévoile un Neurosis encore plus réfléchi, plus maître de lui-même et de son art. S'il est indéniable que depuis deux albums Neurosis a clairement changé de cap, préférant une approche plus ambiante là où il n'y a pas si longtemps encore, il privilégiait la force brute ; l'auditeur n'y perd au change à aucun moment dans la mesure où de nouveaux paramètres ont pris le relais. Les sonorités électroniques mises au points par Noah Landis par exemple n'ont jamais été aussi somptueuses et mystérieuses, aussi travaillées et subtiles. Les voix graves et chaudes de Steve Von Till et de Scott Kelly, littéralement à fleur de peau, n'en finissent pas de donner la chair de poule. D'ailleurs les influences des travaux solos des deux chanteurs / guitaristes du groupe, déjà bien présentes sur "A sun that never sets" sont ici clairement mises au premier plan et l'album regorge donc de ces fameux passages aux atmosphères graves, lentes et dépouillées, que le groupe se complaît à étirer à l'extrême avant de sortir l'artillerie lourde avec des riffs ravageurs d'une puissance orgasmique. Les compositions, comme d'habitude avec Neurosis possèdent une intensité qui nous scotche carrément sur place. "The eye of every storm" est un saut dans l'inconnu, une aventure tortueuse et ténébreuse qui nous mène au travers d'un univers désolé, perdu au milieu de nulle part, et dont les reliefs arides sont d'une rare et sombre beauté. C'est l'album d'un groupe qui s'est mis à nu et dont l'aura et la puissance mystique n'ont jamais été aussi fortes.

note       Publiée le lundi 30 août 2004

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Procrastin › samedi 24 décembre 2016 - 06:43  message privé !

Le dernier reprend là, et c'est pas plus mal. Rodé mais rugueux, et de nouveau inspiré!

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Procrastin › jeudi 20 juin 2013 - 06:12  message privé !

Prends toute sa saveur au casque après une longue nuit de labeur, quand les nerfs te supplient de rejoindre morphée ; il mérite sa boulette en plus, tiens.

Note donnée au disque :       
Spiegel › lundi 24 septembre 2012 - 21:48  message privé !

La rencontre avec un très très vieil ami. Herbert, pour le cycle de Dune nous parle de tempêtes de sable gigantesques et à l'intérieur de ce Neurosis il est offert de toucher in extremis le respect que peuvent avoir les Fremens pour les grands mères d'Arrakis. Lorsque je tirais la tronche devant cette grosse machine de guerre industrielle qu'est la rotative d'imprimerie, il me suffisait d'envoyer "the eye of every storm" pour sentir l'acier plier cruellement sous ma pensée; la mer , bien qu'un dieu averti lui avez posé des chaines, grondait pour me rejoindre. Merde j'étais à nouveau gamin, criant dans la plaine aux côtés des hommes les plus doux, les plus épris de paix et les plus jaloux de gloire. Et terriblement seul lorsque je ne les voit plus..

heirophant › dimanche 11 septembre 2011 - 21:34  message privé !

C quand meme assez niaisou, neurosis ressemble de plus en plus à tatie daniel, je sens froler l'arret cardiaque pour le prochain tant ils n'ont plus rien à dire...

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Nokturnus › dimanche 15 novembre 2009 - 17:13  message privé !
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s'accorde toujours aussi bien avec les dimanche pluvieux çui-là

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