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Banco Del Mutuo Soccorso › S/t

cd • 6 titres

  • 1In Volo2:13
  • 2R.I.P. [Requiescant in Pace]6:40
  • 3Passaggio1:19
  • 4Metamorfosi10:52
  • 5Il Giardino del Mago18:26
  • 6Traccia2:10

enregistrement

Studio Dischi Ricordi, Milan, Italie, 1971

line up

Gianni Nocenzi (clarinette, piano, claviers, piccolo, voix), Pier Luigi Calderoni (batterie), Renato D'Angelo (basse, guitare), Francesco DiGiacomo (chant), Vittorio Nocenzi (orgue, clarinette, claviers, voix), Marcello Todaro (guitare, voix)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
symphonique

L'épopée de Banco est longue et tourmentée, mais rien dans sa (trop) longue carrière n'égalera ses premières traces vinyliques. La renommée du groupe sur ses terres transalpines n'est plus à faire et possède un statut culte que l'on pourrait rapprocher de celui des Rolling Stones ; ça vous situe le tableau ! Etiquetté de progressif, Banco del Mutuo Soccorso en a, en effet, tous les aspects, des plus boursouflés aux plus magiques. Véhicule des frères Nocenzi, tous deux claviéristes, le groupe ne va pas se priver pour étaler tout son amour pour la musique classique, comme il était de bon ton de le faire à l'époque, dans un style baroque, limite rococco, que dût sans doute envier Rick Wakeman, si jamais d'aventure il avait laissé traîner ses oreilles sur un titre comme "Metamorfosi". Pour compléter la formation, outre le guitariste, le bassiste et le batteur de rigueur, Banco s'affuble d'un imposant et charismatique chanteur, Francesco DiGiacomo, qui va vite devenir le porte drapeau du sextet. Leur premier album éponyme marque d'emblée les esprits en 1972. Banco del Mutuo Soccorso est alors sans conteste une des premières formations italiennes à parvenir à adapter efficacement le style progressif anglo-saxon tant adulé à leur propre culture, suffisamment en tout cas pour écrire les premières pages d'un recueil qui va très rapidement s'enrichir de nouveaux chapitres (Le Orme, Premiata Forneria Marconi, Osanna, etc...). Sur ce premier disque, on retrouvera donc tous les éléments qui avaient pu séduire les amateurs de Emerson, Lake & Palmer (les nombreuses interventions à l'orgue ou au piano des frères Nocenzi) ou le Gentle Giant de "Acquiring the Taste" (son côté à la fois fouillé et référentiel), avec un léger accent pastoral typique, mais plus que tout encore, cette forte propension à la dramaturgie grâce, notamment, au chant de DiGiacomo et à des arrangements sur mesure qui laissent transparaître une réelle vision en terme de symphonisme et d'orchestration ("Il Giardino del Mago"). Et ce n'est qu'un début.

note       Publiée le mardi 17 août 2004

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notes

Note moyenne        4 votes

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gregdu62 › vendredi 25 septembre 2020 - 12:47  message privé !

Ah oui, un long moment est passé sans que je ré-écoute un album du groupe mais que c'est bon de s'y replonger. Par exemple 'Il Giardino del Mago' est magnifique, j'en avais retenu quelques longueurs mais en fait c'est juste un peu à l'entame pour le reste WOW ! Je viens de voir qu'un 2005 est sorti un live de 1975 joué en italie ('Seguendo le tracce") avec une playlist basée sur leurs trois premiers albums justement. Je vais aller à sa découverte prochainement.

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Aladdin_Sane › vendredi 25 septembre 2020 - 12:21  message privé !

Les 3 premiers Banco sont magnifiques.

Note donnée au disque :       
gregdu62 › vendredi 25 septembre 2020 - 11:28  message privé !

Il est très bon à réécouter cet album. Certes il peut y avoir quelques longueurs par moments (d'où ma "note" qui se situerait plus à 4,5) mais, outre l'instrumentation superbe dans la variation des tons, les envolées avec le chant de Di Giacomo font frissonner. Et puis le court morceau qui conclut l'album est toujours aussi jubilatoire.

Note donnée au disque :