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Jimmy Castor Bunch › It's just begun

10 titres - 35:25 min

  • 1/ Creation [prologue] (1:34)
  • 2/ It's Just Begun (3:43)
  • 3/ Troglodyte [Caveman] (3:36)
  • 4/ You Better Be Good [Or the Devil Gon' Getcha] (2:56)
  • 5/ Psyche (4:25)
  • 6/ L.T.D. [Life, Truth, and Death] (7:20)
  • 7/ My Brightest Day (4:03)
  • 8/ Bad (3:04)
  • 9/ I Promise to Remember (2:47)
  • 10/ Creation [Epilogue] (1:02)

enregistrement

RCA Studios, New York City, USA, 1972

line up

Gerry Thomas (trompette, paino), Doug Gibson (basse), Harry Jensen (guitare), Lenny Fridie Jr. (batterie, congas), Jimmy Castor (saxophone, timbales, chant)

remarques

Ce disque a fait l'objet d'une réédition cd à laquelle on y a adjoint leur second disque, "Phase Two" et publié chez BMG.

chronique

Styles
rock
Styles personnels
funk rock

Comme beaucoup à l'entrée des années soixante-dix, le saxophoniste rhythm'n blues Jimmy Castor allait troquer son costume trois pièces pour un accoutrement aux couleurs du psychédélisme ambiant. Furieux de voir la publication de son ambitieux projet refusé par sa firme de disque Columbia, il trouve chez RCA des alliés de poids qui, séduits par l'idée, avancent à Jimmy Castor l'argent nécessaire au rachat de ses bandes. "It's Just Begun", son album concept de funk fusion, verra donc finalement le jour ; un festival de guitares acides à la Jimi Hendrix sous des rafales de basses irrésistibles (l'indétrônable classique qu'est la plage titre, ou encore "Psyché" et "Bad") et l'intervention mesurée d'un large ensemble de cordes donnent au disque toute la mesure de sa prétention. Oscillant entre approches plus pop ("My Brightest Day", très Chicago, sans doute le titre sonnant le plus daté avec "I Promise to Remember", écrits durant les années où Castor faisait encore du doo-wop) et un mur de percussions aux vibrations irrésistibles ("You Better Be Good"), le Jimmy Castor Bunch incarne un trait d'union entre différents univers, où l'on trouve autant du Blood, Sweat & Tears que Chicago ou Hendrix, déjà cités, mais aussi Santana, Mandrill ou Funkadelic qu'il précède en terme d'immédiate efficacité de quelques petites années, ou encore, bien entendu, Sly & The Family Stone. La musique de Jimmy Castor reste, quoi qu'il arrive, imprégnée de l'héritage noir américain issu de la soul music chère à James Brown. Comme son compatriote Johnny Guitar Watson, il réussit l'exploit à transcender la musique de ses racines pour créer une musique qui ne ressemble à aucune autre, un peu folle, généreuse et audacieuse à la fois. Peut-être que les amateurs des Mothers période "Apostrophe (')" et "One Size Fits All" devraient donner une chance à cette figure cultissime de la scène funky.

note       Publiée le jeudi 12 août 2004

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Note moyenne        3 votes

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merci pour le fusil... › jeudi 20 août 2009 - 17:50  message privé !

fucking name !