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Miles Davis › Star People

cd | 6 titres | 59:02 min

  • 1 Come Get It [11:01]
  • 2 It Gets Better [10:07]
  • 3 Speak [8:28]
  • 4 Star People [18:46]
  • 5 U'n'l [5:55]
  • 6 Star on Cicely [4:26]

enregistrement

CBS Recording Studio, New York City, USA, août 1982 - février 1983

line up

Mino Cinelu (percussions), Miles Davis (trompette, claviers), Bill Evans (saxophone ténor et soprano), Al Foster (batterie), Marcus Miller (basse), John Scofield (guitare), Mike Stern (guitare), Tom Barney (basse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité.

chronique

Styles
jazz
rock
Styles personnels
fusion 80's

Avec "Decoy", "Star People" est sans doute l'album du Miles'80 à retenir. Là où "Decoy" va se montrer parfois trop exubérant pour certains ("What It is"), voire énigmatique ("Freaky Deaky"), hormis quelques fautes de goût ("Code MD"), "Star People" ne va pas chercher à s'embarrasser de critères esthétiques qui risqueraient vite de passer pour surfaits. Excepté les deux prises live du disque, "Come and Get It", très proche de ses délires seventies, et "Speak" (où l'on découvre déjà les prémices du thème qui nous donnera "That's What Happened"), le disque tout entier va prendre sa source aux fondements même de l'esprit de l'ange noir Davis : le blues. Derrière des arrangements qui se veulent hi-tech pour l'époque, Miles retrouve la plupart de ses sensations. Le même souffle chaud. La même précision dans son choix des notes. Et puis ce son que Miles retrouve ici enfin pleinement. L'accueil monumental qui lui fut réservé lors de sa dernière tournée, et ce en dépit d'un album du retour, "The Man with the Horn", très mitigé, aura très certainement eu son effet. Requinqué, c'est confiant que Miles se remet le cœur à l'ouvrage et illumine véritablement de son aura le superbe "It Gets Better" et sa tétanisante plage titre, "Star People", longue de dix-huit minutes, où le trompettiste fait à nouveau usage du silence dans un sens du mélodrame qui n'appartient qu'à lui. Autour des six titres qui composent l'album, on peut redécouvrir toutes les facettes de l'artiste qui, invariablement, selon les époques, nous a toujours séduits ; deux titres dans l'air du temps, deux titres délires, et deux autres titres au feeling à fleur de peau. Hier, aujourd'hui et demain. Ici et maintenant. Ils voulaient Miles ? Eh bien, ils l'ont eu !

note       Publiée le mardi 1 juin 2004

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(N°6) › lundi 5 septembre 2016 - 21:44  message privé !
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"Miles is a funky motherfucker." Quelqu'un, quelque part, dans les années 80.

darkmagus › vendredi 22 mars 2013 - 15:10  message privé !

STAR PEOPLE pour moi, le grand moment est la plage titre où Miles revient à la mélodie, ses deux solos, hésitants, incertains, imprévisibles, mais finalement parfaitement en équilibre, comme sur une corde raide, me rappellent certaines interprétations passées : »It never entered my mind »(54), Pfrancy »(63), la fin de « Filles de Kilimanjaro »(68).
Là pour le coup, Miles est à nouveau (et pas toujours) le même.

Note donnée au disque :       
microbe666 › dimanche 10 juillet 2011 - 01:02  message privé !

Speak est quand même genre monstrueuse je vous mache le travail http://www.youtube.com/watch?v=U83sicYdorI

Ayler › jeudi 6 décembre 2007 - 12:29  message privé !
Par défaut, sans nul doute l'un des meilleurs albums studio des années 80. Miles retrouve la fibre de l'improvisateur, totalement absente d'albums comme "Amandla" - ce qui ne signifie pas pour autant que la musique soit supérieure. Miles revient au blues sur cet album, il y reviendra plus tard avec John Lee Hooker et Taj Mahal. Aux premières écoutes, la batterie d'Al Foster m'a un peu dérangé. Mais c'est un disque à connaître, ne serait-ce que pour "Come Get It", où le groupe tourne à plein régime.
Progmonster › mercredi 18 janvier 2006 - 11:32  message privé !
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et pi', patate toi-même ! ;o)))
Note donnée au disque :