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Nephlim Modulation Systems › Woe to thee o land whose king is a child

17 titres - 69:16 min

  • 1/ Please Disperse Immediately (1:35) - 2/ Invisible Oblivion (3:30) - 3/ Super Pretzel Diplo (4:53) - 4/ Brave New World (6:40) - 5/ Sleepy Hollow Modulation (4:46) - 6/ Ha Ha Ha Ha (5:37) - 7/ Fendi Shoe Bomber (3:35) - 8/ Forward Transmission (4:45) - 9/ Bullets Rejected (5:55) - 10/ Super Pretzel Big Top (5:19) - 11/ Invisible Oblivion Instru (3:29) - 12/ Brave New World Instru (3:14) - 13/ Sleepy Hollow Modulation Instru (3:07) - 14/ Ha Ha Ha Ha Instru (3:12) - 15/ Fendi Shoe Bomber Instru (3:36) - 16/ Forward Transmission Instru (3:15) - 17/ Super Pretzel Big Top Instru (2:48)

enregistrement

Silver Back Gorilla Mountain, Atlanta, USA, 2003

line up

Orko (mc), Big Justoleum (mc), Infinity Gauntlet (platines), Wes Diplo (platines)

remarques

chronique

Styles
hip-hop
ovni inclassable
Styles personnels
east coast > underground

2003 aura été un très grand cru en matière de rap hors normes. Aux côtés du monstrueux "Take Me to Your Leader" de King Geedorah (alias MF Doom) - dont je devrais inévitablement vous parler très bientôt - "Woe to Thee O Land Whose King Is a Child" fait incontestablement partie des albums rap les plus déconcertants jamais sortis cette année. Faut dire aussi que le contexte politique les y a bien aidé. C'est d'ailleurs la préoccupation centrale de ce disque qui fait la part belle en déclamations anti Bush assassines, scandées par Orko, au flow spectaculaire qui n'est pas sans rappeler Busta Rhymes. Partageant l'affiche avec lui au sein de cette nouvelle entité baptisée Nephlim Modulation Systems, on retrouve l'ancien Company Flow, Big Jus, dans un tout autre style, mais qui n'a aucun mal à faire valoir tout son talent par le truchement de son timbre si charismatique. Et la musique me direz vous ? Elle aura rarement été aussi malade. Les amateurs de Cannibal Ox devraient à coup sûr se régaler ; angoissante, pesante, les basses sont lourdes et lentes alors que les beats breakent et contre breakent sans cesse dans un paysage sonore grouillant où l'on ne parvient plus à distinguer le mécanique de l'organique, comme un amoncellement de cadavres et de débris métalliques. La trame de fond est apocalyptique à souhait ; les notes de piano samplées sont solennelles et vous arrivent en pleine face avec tout le poids dégagé par la gravité des évènements. Des extraits de films d'horreurs finissent par planter le décor, quand ils ne laissent pas plus simplement l'horreur parler d'elle-même (les discours de Bush repris ici, mais aussi ceux de nombreux autres membres de son administration). Après un ironique dixième titre intitulé "Super Pretzel", le reste de l'album aligne une série de sept instrumentaux revisitant le film de l'album, tout en dégageant la même puissance évocatrice. Un disque exceptionnel, au plaisir d'écoute jamais démenti. Grandiose et, à dire vrai, plus gutsien que nature.

note       Publiée le lundi 31 mai 2004

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saïmone › jeudi 20 octobre 2011 - 15:49  message privé !
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need to try cet album oublié

wav › lundi 31 mai 2004 - 10:06  message privé !
cet album est moyen je prefere de loin le black mamba de bigg juss en solo. pour 2003 loin devant il y a 3 albums: - Awol one & daddy kev "slanguage" - D styles "phantazmagorea" - Octavius "audio noir" Pour en revenir a mf doom "take me to your leader" est decevant bien que pas mauvais "vaudeville villain" sortie la meme année est largement meilleur.