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Deleyaman › 00/1

10 titres - 52:32 min

  • 1/ Deleyaman 5.37
  • 2/ Ayn kisher 5.07
  • 3/ Davigh
  • 7.21
  • 4/ Dance of ssyphus 2.37
  • 5/ Maral 5.40
  • 6/ Revelation 2.40
  • 7/ Guinerk 5.14
  • 8/ 2001
  • 7.34
  • 9/ Almast 8.49
  • 10/ Lullaby 1.45

enregistrement

Enregistré et mixé pr Aret Madilian au studio Le Tilleul, Ourville en Caux, avril 2001.

line up

Aret Madilian (instruments, voix); Béatrice Valantin (voix); Gérard Madilian (doudouk, chevi)

remarques

chronique

Styles
heavenly
folk
Styles personnels
arménie...

Deleyaman, c'est un peu comme un chemin secret dans

une forêt silencieuse; comme une bougie qui vibre

sur le noir de la nuit, un murmure qui se cache, un

ruisseau qui s'enfuit... un garant de solitude dans

le temps suspendu. Un piano qui pleure seul, une

flûte endormie, une guitare qui sanglote et le

rythme solennel d'une marche sans espoir, telle une

âme égarée, une tristesse immuable qui chercherait

sous les feuilles, à l'abri des lumières, les

quelques notes utiles à formuler son mal. Les notes

de Madilian naissent dans le coin de l'oeil, elles

perlent sur les joues puis éclatent sur le sol, en

gouttelettes de piano, arabesques de cithare que

l'Arménie nomme saz... suffisante, complète, entre

épure et détails, fragilité, lueurs et folk

nocturne, la musique essentielle de "00/1" est d'une

incomparable puissance mélancolique, aussi simple et

profonde que le ciel de la nuit, aussi riche et

mystique que ses millions d'étoiles. La voix grave

et peinée de Aret Madilian, l'acoustique sobre et

douce de la belle Béatrice, loin des prouesses

futiles, des virtuoses sans message, juste un homme

et une femme au coeur d'une musique pure, unique et

inlassable, qui touchent à l'absolu par l'abandon

des masques. Tenhi et Dead Can Dance, Doudouk et

notes d'argent, de diamant et d'étoile, mélodie et

silence, Aret et Béatrice. La densité soudaine d'un

vol de cordes sombres, d'une menace de basses

cuivres, le don du rythme juste, subtil et

lanscinant, propice à l'abandon... Deleyaman fait

dans la musique magnifique, dans la beauté

puissante, la mélancolie nue. Un disque pour s'en

aller, sans attache et sans peur, sans carapace,

sans témoin, s'en aller seul au monde... afin

d'aimer pleurer.

note       Publiée le dimanche 30 mai 2004

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henan › jeudi 30 avril 2015 - 07:18  message privé !

Introspection douloureuse, reminiscences d'une vie qui n'a jamais eu lieu, abandon salutaire. Il n'y a plus rien, on est bien

Solvant › dimanche 11 décembre 2011 - 00:52  message privé !

L'étrange trouble féminin de l'Arménie étant inépuisable, tu peux tabler sur deux mille écoutes.

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Wotzenknecht › samedi 10 décembre 2011 - 23:22  message privé !
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toujours aussi beau après mille écoutes...

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Wotzenknecht › samedi 13 octobre 2007 - 20:03  message privé !
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Un Tenhi plus ouvertement mélancolique et délicat. Excellent accompagnement à une période de blues ou à une libération de larmes automnales.
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Sheer-khan › jeudi 29 juin 2006 - 17:54  message privé !
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Chronique du très beau "3" sous peu...
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