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Page / Plant › Walking into Clarksdale

  • 1998 • Mercury 558 324-2 • 1 CD digipack

12 titres - 60:45 min

  • 1/ Shining in the Light (4:01)
  • 2/ When the World was Young (6:13)
  • 3/ Upon a Golden Horse (3:52)
  • 4/ Blue Train (6:45)
  • 5/ Please Read the Letter (4:21)
  • 6/ Most High (5:36)
  • 7/ Heart in Your Hand (3:50)
  • 8/ Walking into Clarksdale (5:18)
  • 9/ Burning Up (5:21)
  • 10/ When I was a Child (5:45)
  • 11/ House of Love (5:35)
  • 12/ Sons of Freedom (4:08)

enregistrement

Abbey Road Studios, Londres, Angleterre, 1997

line up

Jimmy Page (guitare), Robert Plant (chant), Charlie Jones (basse), Michael Lee (batterie)

remarques

Certains pressages incluaient le single 2 titres où figure une plage de l'album en version radio, "Most High", mais aussi un inédit, "The Window", assez redoutable.

chronique

Styles
rock

"No Quarter", la réunion ponctuelle de deux géants que la destin avait éloigné l'un de l'autre pendant près de quinze années, se voulait comme un évènement. Et il le fut. Mais au bout du compte, ces retrouvailles au sommet n'avaient finalement donné que peu de nouveaux fruits à se mettre sous la dent ; juste un prétexte peut-être pour repartir en tournée, en apportant un éclairage différent aux mythiques compositions du dirigeable. Vu le succès phénoménal de l'entreprise, Plant et Page se décidèrent enfin à franchir le seuil d'un studio pour aller y enregistrer ensemble un disque rempli de nouveau matériel. Led Zeppelin allait-il, lui aussi, renaître de ses cendres ? Bien que controversé, la collaboration Coverdale/Page, malgré ses inévitables lourdeurs, nous avait laissé entendre un Jimmy Page toujours aussi âpre, vif et plein de fougue ; de bonne augure, se dit-on, pour la suite des évènements... Mais malgré tout cela, "Walking into Clarksdale" ne parviendra pas à incarner l'aboutissement de toutes ces années d'errance. L'erreur à ne pas commettre est justement celle qui consiste à se braquer sur l'affiche, ô combien prometteuse. Notre duo de quinquagénaires a été même jusqu'à réquisitionner les services de Steve Albini pour l'enregistrement, c'est dire ! Au sortir du disque à sa première écoute, on se dit qu'ils se sont bien assagis. Et quoi de plus normal en définitive. Il faut savoir jouer le jeu et assumer ce temps qui inexorablement broie nos carapaces. S'il ne parvient pas à convaincre pleinement, "Walking into Clarksdale" reste tout de même un disque sincère. Si l'on persiste à vouloir guetter l'ombre du Zeppelin, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas dans les moments (faussement) enlevés qu'on le trouvera comme sur "Upon a Golden Horse", "Please Read the Letter" ou "Burning Up". Ce sera plutôt dans la noirceur et la mélancolie qu'abrite ce disque qu'il s'exprimera le mieux ; aux côtés de la plage titre, l'ultime "Sons of Freedom" ou encore le single bonus "The Window", sans aucun doute les plages les plus prenantes de cette session d'enregistrement, il y a surtout les bluesy "Blue Train" et "When the World Was Young", plus flamboyant, mais également les langoureux "Heart in Your Hand" et "When I was a Child", à la sublime paresse. C'est dans leur déchéance, ce petit soupçon de décadence, que se loge la magie de ce disque. Encore faut-il pouvoir y être sensible.

note       Publiée le dimanche 16 mai 2004

chronique

Styles
rock

1998. Une année où j'ai tout loupé concernant Jimmy Page et Robert Plant. Ils passent 2 fois en concert à Paris et les 2 fois je n'y vais pas ! La première fois pour la simple et bonne raison que je n'étais pas au courant de leur venue ! Et la deuxième, c'était parce que j'étais occupé à voir Slayer et Sepultura (que je n'avais jamais vus alors) le même soir. Oui, j'avais déjà vu Page et Plant 3 ans auparavant... La même année, les voilà qui sortent leur deuxième album sous cette forme. Enfin, on peut dire premier véritable album vu que "No quarter" n'était qu'un CD de réunion avec tout un tas de vieux Led Zep revus et corrigés à la sauce Robert Plant (oups pardon, à la sauce orientale...). Et là aussi, quand "Walking into Clarksdale" sort, je passe à aucun, j'"oublie" de l'acheter et après, je n'y pense plus vraiment. Et ce n'est finalement que 6 ans plus tard que je tombe totalement par hasard sur ce CD pour pas cher. J'hésite et finalement, je me lance, en me disant : "Au pire, ça fera plaisir aux parents...". Et bien, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un album tout bonnement excellent ! On y retrouve nos 2 compères au sommet de leur créativité aidés aussi par une base rythmique de choix parachevant de belle manière le travail. Michael Lee aux fûts fait encore des ravages ici. Et l'album alors, eh bien, c'est un mélange entre le meilleur de leur "No quarter" avec la deuxième partie, plus calme, de la carrière du dirigeable (de "Houses of the holy" à "Presence" selon moi...). À savoir, c'est pêchu tout en restant très posé et tout en émotion et retenue (un peu comme pouvait l'être en son temps "The rain song"), c'est beau, travaillé, peaufiné et surtout profondément inspiré. Comme le dit si bien Progmonster, là où l'album réussit son coup, c'est dans ses ambiances sombres, "Blue train" est à ce titre énorme ! Niveau son, on retrouve cette bonne vieille guitare de Page, métallique et mélodique, quel plaisir ! Et même si cela ne révolutionne rien, chaque morceau a un feeling incroyable et l'interprétation juste est digne de la réputation de nos 2 dinosaures du rock. Contrairement à "No quarter" qui était plus selon moi un album solo de Robert Plant avec Jimmy Page à la guitare, je trouve qu'ici l'osmose entre les 2 Anglais est parfaite. Voilà pour moi la véritable suite de Led Zeppelin. Une très grande réussite.

note       Publiée le lundi 20 septembre 2004

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boumbastik Envoyez un message privé àboumbastik

Total d'accord avec le Thierry ci-dessous au sujet de Mighty Rearranger : superbe album de Plant. Dreamland est un cran en dessous. Quant à Walking into Clarksdale, il vaut amplement le détour.

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Thierry Marie Envoyez un message privé àThierry Marie

Oui, il n'est pas mal ce disque, pas un chef d'oeuvre mais une collaboration très correcte entre 2 grands bonshommes. Mais quelle n'est pas ma stupéfaction de ne pas trouver sur ce site les albums solos (inégaux il est vrai) de Robert Plant. Les 2 derniers sont formidables: "Dreamland" mérite un bon 5/6 et "Mighty Rearranger" frôle le 6/6. Celui-ci vaut un 4.

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Ayler Envoyez un message privé àAyler
Un des albums les plus mal mixés de tous les temps.
Note donnée au disque :       
Dan le Sale Envoyez un message privé àDan le Sale
Un très grand disque des deux compères mythiques. Excellent titres, ambiances envoûtantes. Un disque idéal pour commencer ou finir une journée du bon pied.
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