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Le Singe Blanc › Witz

  • 2004 • Acracia LSB04 • 1 CD digipack

14 titres - 46:06 min

  • 1/ Moogy Free (2:31)
  • 2/ Eilaorch (3:30)
  • 3/ Yniwouky (2:12)
  • 4/ Basta (3:06)
  • 5/ Ramrupt (1:51)
  • 6/ Foutch (3:09)
  • 7/ Darjeeling (1:56)
  • 8/ A41 (3:09)
  • 9/ Broïd (3:37)
  • 10/ Noïazfensch (7:37)
  • 11/ Daïkiri (4:29)
  • 12/ Beurk DTT (2:31)
  • 13/ Schnoudlar (3:24)
  • 14/ Cretaradchy (3:04)

enregistrement

Magnum Studio, Metz, France, avril 2002 - octobre 2003

line up

Thomas (basse, chant), Vincent (basse), Dan (batterie, voix)

remarques

chronique

Styles
rock
ovni inclassable
Styles personnels
alternatif

Pour seul repère, un digipack blanc. Limpide. Y sont adjoints deux autocollants indiquant les titres des chansons ainsi que celui de l'album et le nom du groupe. Un groupe français : Le Singe Blanc. Bien que ce soit là le premier disque du trio que je m'envoie entre les écoutilles, "Witz" est déjà leur quatrième album (qui a vu passer les autres ?). D'une réputation sulfureuse sur scène, Le Singe Blanc, sans avoir recours à la mode du collage informatique, parvient à créer une musique que l'on qualifierait en somme tributaire de la culture du zapping. "Witz" se décline sous forme d'un maëlstrom volubile, un melting pot d'accidents contrôlés et de mariages contre nature. Rien qu'en parcourant les premiers titres de ce disque, vous vous serez très vite faits à l'idée que Le Singe Blanc fait partie de ces groupes, plus nombreux qu'on le croit, qui sont à la musique ce que les onomatopées sont à la bande dessinée ; un langage à part entière qui stimule le développement d'images mentales par le biais du son. Des images fortes, à la manière d'un Fantômas (pas celui de "Delirium Cordia", je vous rassure), comme on peut l'entendre sur "Ramrupt", ou d'autres plus loufoques, à la Boredoms peut-être ("Moogy Free"). Mais l'univers du Singe Blanc va bien au-delà de ces deux seules balises ; derrière les expérimentations sonores, les brisures de rythme, les champs à explorer, parfois à rebours, il y a toujours ce rapport iconoclaste sous-jacent mais fondamental qui induit un sens du fun presqu'anarchique rendant le périple aussi ludique que plaisant. Une touche gothique par-ci ("Noïazfensch"), une autre plus cold wave par-là ("Eilaorch"), "Witz" ressemble en bien des endroits à un condensé improbable de toutes les musiques rock alternatives qu'on nous a mis en bouche depuis ces trente dernières années. De Ui à Gong, de Captain Beefheart à Tortoise, de Primus au Dead Kennedys, d'Etron Fou Leloublan à Tom Waits, de Naked City à Gary Numan, de Joy Division au Ruins, de Kraftwerk à Samla Mammas Manna, le spectre est large. Et le singe blanc.

note       Publiée le jeudi 13 mai 2004

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Progmonster › dimanche 15 octobre 2006 - 18:42 Envoyez un message privé àProgmonster
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Oui Nicliot, c'est prévu ; avec les Zamla Mammaz Manna et les Von Zamla aussi. Tout arrive à point à qui sait attendre. ;o)
Note donnée au disque :       
nicliot › dimanche 15 octobre 2006 - 18:21 Envoyez un message privé ànicliot
A quand une chronique (au-moins) des Samla Mammas Manna?