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Toru Takemitsu (1930-1996) › I hear the water dreaming

13 titres - 67:07 min

  • 1/ I hear the water dreaming, pour flûte et orchestre 10.50
  • 2_4/ Toward the sea I, pour flûte alto et guitare 11.11
  • 5/ Le fils des étoiles, prélude pour
  • flûte et harpe 4.15
  • 6_8/ Toward the sea II, pour flûte alto, harpe et orchestre à cordes 11.08
  • 9/ And then i knew 'twas wind, pour flûte, alto et harpe
  • 13.10
  • 10_12/ Toward the sea III, pour flûte alto et harpe 10.56
  • 13/ Air, pour flûte seule 5.36

enregistrement

Enregistré à Londres à The warehouse, 9/1996, et Abbey Road Studios, Studio 1. Ingénieur : Rainer Höpfner

line up

Patrick Gallois (flûte); Göran Söllscher (guitare); Fabrice Pierre (harpe); Pierre Henri Xuereb (alto); BBC Symphony Orchestra; Andraw Davis (direction)

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
impressions pour flûte-xxième siècle

Merveilleux chemin qu'emprunta le grand Takemitsu à la fin de sa vie, livrant comme derniers fruits de sa longue expérience une série de compositions sobres et impressionnistes, comme autant de moments de méditation au bord de l'eau ; une musique subtile et rêveuse, délicatement mélodique, contemplative et inquiète. Recueil des pièces pour flûtes, "I hear the water dreaming" est naturellement baignée de calme et de lenteur, de mélodies discrètes et ondulantes qui planent sur un étang de cordes et se mèlent à la harpe ou la guitare. Parfait papillon, la flûte nous invite à la suivre le long de son parcours, sous les nuages qui passent, sur une fleur qui balance, dans la brise qui s'envole; Takemitsu travaillant dans un équilibre harmonique et mélodique extrêmement retenu, à la troublante frontière entre peinture sonore et oeuvre mélodique. Par mouvements, par vagues, le compositeur esquisse et dresse les arrières plans de cuivres, de cordes, des collines légères balayées par le vent; par vibrations, par gestion des densités, il continue de répandre sa tension respectueuse, son incurable inquiétude. Des miracles étranges comme le fascinant "...then I knew..." où les pizzicati de l'alto et les éclats de harpe se répondent en explosions minuscules, comme des bouquets d'étoiles dans le bleu de la nuit... et cette tension, encore, qui habite cette musique et lui donne dimension. De cordes qui s'étirent en alto qui s'étonne, de cristaux de guitare en vol de flûte sauvage; la mer, les étoiles, le vent, l'eau et l'air, comme ses titres le chantent, Toru Takemitsu prétend peindre l'indicible, l'évènement minuscule qui procède de l'immense. Merveilleux chemin, décidément, que celui le long duquel Toru Takemitsu nous livra avant de disparaître cette série d'impressions à la finesse parfaite, délicieuses et envoutantes, aussi faciles d'écoutes que chargées de secrets.

note       Publiée le lundi 12 avril 2004

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CeluiDuDehors › vendredi 26 août 2005 - 15:41  message privé !
Takemitsu réussi un synthèse entre ses racines asiatiques et la musique moderne occidentale, le tout avec une finesse absolue! (6 boules)