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Cervello › Melos

7 titres - 36:03 min

  • 1/ Canto del Capro (6:34)
  • 2/ Triitico (7:19)
  • 3/ Euterpe (4:31)
  • 4/ Scinsione [T.R.M.] (5:43)
  • 5/ Melos (4:59)
  • 6/ Galassia (5:48)
  • 7/ Affresco (1:09)

enregistrement

Milan, Italie, 1973

line up

Antonio Spagnolo (guitare acoustique, basse, flûte à bec, voix), Giulio D'Ambrosio (saxophone, flûte, voix), Corrado Rustici (guitare, flûte à bec, flûte, vibraphone, voix), Gianluigi Di Franco (chant, flûte, percussions), Remigio Esposito (batterie, vibraphone)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
hard symphonique

Les groupes progressifs italiens sont légions et me garantissent, sur le long terme, de nombreuses autres chroniques à partager avec vous durant les décennies à venir. Allez, pour la route, j'en sors un de mon escarcelle, et non des moindres : par bien des aspects, "Melos" rappelle le monumental "Dedicato a Frazz" de Semiramis, avec une approche cependant moins ouvertement acoustique. Car il y a de solides tranches de folie sur ce disque. Des moments d'éclats où le groupe part comme un seul homme dans une direction qui semblait jusque là imprévisible. Les mélodies chatoyantes et latines propres aux productions transalpines sont bel et bien présentes, évoquant quelque peu les New Trolls de "Ut", dans leur période pré-jazz fusion. Elles garantissent un plaisir d'écoute non négligeable auprès de ceux peu habitués au genre progressif. Les sept titres de la présente sélection démarrent d'ailleurs tous de la plus gentille manière qui soit ; de splendides mélodies, chantantes, lyriques en diable. Mais ce serait bien trop simple... Très vite, le décor sonore change d'apparence et finit par se catapulter dans un tourbillon schizophrénique de notes aussi bien affolées qu'affolantes. Cervello nous en met plein les oreilles : "Euterpe" et sa progression d'accords rapidement emboîté par une guitare agile enchanteront ceux qui singent encore devant leur miroir les montées d'adrénaline incendiaires de John McLaughlin au sein du Mahavishnu Orchestra. La présence d'un saxophone souvent bien allumé nous remémore les éclats de Duello Madre ("Scinsione"), quand ce n'est pas tout simplement celui du Roi Pourpre première période (la plage titre notamment). Mais parler de folie sans évoquer l'ombre du générateur de Van Der Graaf n'est pas chose crédible ; c'est chose faite sur "Galassia" et son final apocalyptique, façon "Plague of Lighthouse Keepers". "Melos" est encore un sacré morceau de musique progressive. Et en ce qui me concerne, un sacré morceau de musique, tout simplement.

note       Publiée le lundi 12 avril 2004

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Dun23 Envoyez un message privé àDun23

Clair! Et je suis loin d'en avoir fait le tour!

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Jean Pierre Moko Envoyez un message privé àJean Pierre Moko

Tous simplement parfait ce disque ! Ptain, ca assure toutes les chroniques de prog rital sur le site, elles sont très bien en plus ! Respect.

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Dun23 Envoyez un message privé àDun23

Vient d'être régularisé, bonheur!
Et dire que le verso de la pochette est encore plus moche...

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Sirius Envoyez un message privé àSirius

Ce disque est une perle, d'un lyrisme époustouflant mais jamais pompeux et avec effectivement des passages complètement fous. Il a de plus le mérite de s'écouter très facilement. Petit reproche, le son de guitare parfois crispant sur les solos, mais rien de rédhibitoire non plus.

Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Du rock aussi synthétique que progressif; la chro le dit, je ne fais que répéter donc: Mahavishnu (les deux premiers) croise King Crimson première période qui serre la pogne à VDG, le tout saupoudré d'excursions mélancolico-buccoliques à la Genesis (sur "White Mountain" pour donner une idée). Bouillonnant, vivifiant, cathartique: la prescription du docteur en somme.

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