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Free Control › II

10 titres - 52:18 min

  • 1/ Sokaiseva Valo (4:54)
  • 2/ Elikan (5:55)
  • 3/ Gadenza (4:19)
  • 4/ Loisto (5:04)
  • 5/ Peace & Balance (5:31)
  • 6/ Picasso (5:34)
  • 7/ Rest in Peace (3:25)
  • 8/ A Tale (10:30)
  • 9/ The Flame (5:29)
  • 10/ Turning Point on 13th Day (1:37)

enregistrement

Sibelius Academy Jazz Department, Helsinki, Finlande, 12 - 14 novembre 2000

line up

Johanna Iivanainen (voix), Mikko Iivanainen (guitare), Lasse Lindgren (basse), Mikko Kaakkuriniemi (batterie)

remarques

chronique

Styles
jazz
heavenly
Styles personnels
post moderne > new age jazz

Ces finlandais signent ici leur deuxième opus et on ne peut pas leur reprocher d'entretenir le flou artistique à ce sujet ; c'est écrit en lettres capitales sur la cover. En un millier de chroniques, je suppose que vous avez fini par remarquer que j'aime à trouver des corrélations effectives entre la musique présente sur des disques et l'image des pochettes sensée les illustrer. Cette fois, en guise de métaphore, je dirais que la musique de Free Control est de celles qui ne se dévoilent jamais complètement. Un astre lumineux qui se réfugie derrière une brume épaisse. Un chassé croisé perpétuel entre deux éléments que tout oppose, si bien qu'on ne peut plus définir avec précision l'angle de la perspective. Comme si tout était ramené à un même niveau, en guise d'équilibre. Et pour les départager, au milieu de tout cela, il y a le vent. Il circule, tourne, vrille, ouvre des espaces immenses dans lesquels particules de pluie et rayons lumineux s'engouffrent sans plus attendre. Attirés, aspirés par le vide. Dans une esthétique parfois fort proche des travaux pastels et impressionistes du label ECM, Free Control est constitué de musiciens qui, en toute modestie, mettent leur talent au service de la musique pour ainsi dépeindre des paysages de carte postale en papier glacé, ceux du grand froid où la lumière est aveuglante sans qu'elle n'apporte la moindre once de chaleur. Mikko Iivanainen a un jeu ouvert proche de celui de John Abercrombie, Lasse Lindgren n'en fait jamais des tonnes mais sa contrebasse chante comme celle de Miroslav Vitous. Quant à Mikko Kaakkuriniemi, il se plaît à faire résonner ses cymbales à l'instar de Jack DeJohnette. Et le vent, ce serait peut-être la voix de Johanna Iivanainen, dont les modulations optent pour la mélodicité de la trop souvent oubliée Norma Winstone (Azimuth). Pas de flou artistique, non. Mais une musique du voyage qui semble résolue à ne jamais trouver son point de chute, pour être partout à la fois. Quelque part. Entre ombre et lumière.

note       Publiée le lundi 12 avril 2004

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