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Sun Ra › Strange celestial road

3 titres - 35:23 min

  • 1/ Celestial Road (7:02)
  • 2/ Say (12:05)
  • 3/ I'll Wait for You (16:00)

enregistrement

Variety Recording Studio, New York City, USA, 1979

line up

Marshall Allen (saxophone alto, flûte), John Gilmore (saxophone ténor, percussion), James Jacson (flûte, percussion), Walter Miller (trompette), Eloe Omoe (percussion, clarinette), Sun Ra (piano électrique, orgue, synthétiseur, voix), Danny Thompson (us) (saxophone baryton, flûte), June Tyson (chant), Richard Williams (contrebasse), Michael Ray (trompette), Curt Pulliam (trompette), Craig Harris (trombone), Tony Bethel (trombone), Vincent Chancey (cor anglais), Kenny Williams (saxophone ténor, saxophone baryton, flûte), Noel Scott (saxophone alto, saxophone baryton), Hutch Jones (saxophone alto, saxophone ténor), Sylvester Baton (cordes), Skeeter McFarland (guitare), Taylor Richardson (guitare), Steve Clark (basse), Harry Wilson vibraphone), Damon Choice (vibraphone), Luqman Ali (batterie), Reg McDonald (batterie), Atakatune (percussions), Rhoda Blount (chant)

remarques

chronique

Styles
jazz
ovni inclassable
Styles personnels
kozmigroov'

Virtuellement moins portée vers ses délires aux claviers période "Media Dream", la musique de Sun Ra sur ce "Strange Celestial Road" de 1979 (toujours disponible en cd, donc profitez en tant que c’est encore possible) est comme toute entière imbibée d’une sagesse ancestrale et bienveillante. Apaisante sans renier fondamentalement ses petits écarts de conduite exquis qui la stimule à explorer toujours d’avantage des recoins encore vierges de toute trace de l’homme, la musique de l’Arkestra semble peu à peu avoir trouvé sa voie vers la rédemption. La course folle est encore loin d’être finie, mais les dernières productions de Sun Ra, à quelques exceptions près, dégagent un tel sentiment d’aboutissement et de réalisation de soi, que nous sommes en droit de nous poser la question. Retrospectivement, on peut se dire que "Lanquidity", en plus d’être un superbe disque, marqua un tournant dans sa carrière jusque là toujours en quête d’un ailleurs dans la surenchère ; sa recherche ne semblait plus être portée vers l’extérieur, avec tout ce que cela comporte comme manifestation exubérante, mais plutôt en soi, de l’intérieur. Bien que plus pondérée, la musique de Sun Ra, si elle a perdu en chemin un peu de son excentricité, n’en demeure pas pour autant toujours aussi belle, et peut-être encore plus mélodique que jamais. "On Jupiter", et à sa suite "Sleeping Beauty" et "Of Mythic Worlds", montrèrent la voix d’une intégration toujours plus accrue des références africaines, percussions à l’appui, s’enrichissant au passage de l’apport de deux guitares électriques (jouées par Taylor Richardson et Skeeter McFarland) et des vibraphones de Damon Choice et Harry Wilson, dans un espèce de croisement typiquement Sun Ra entre l’approche modale et l’harmolodie chère à Ornette Coleman. En ce sens, la musique pratiquée par l’Arkestra en cette fin de décennie est plus à rapprocher de la musique crée aux débuts de celle-ci par des musiciens comme Pharoah Sanders ou Alice Coltrane. D’une élégance naturelle et affolante.

note       Publiée le vendredi 19 mars 2004

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NevrOp4th › mardi 17 août 2010 - 23:41  message privé !

Il y a des discographies qui ne trompes pas, après celle de Zappa avec ses 70 productions , voilà que j'apprends que Sun Ra avec son Arkestra aurait en tout dans sa longue carrière sortis environs 200 albums!! Impossible donc de tous écoutés au moins une fois.

Coltranophile › vendredi 7 mars 2008 - 12:59  message privé !
Pour les fans (et sans doute seulement pour eux), deux coffrets comercialisés par Transparency Records viennent de paraître: un contenant 10 CDR qui concentre les enregistrements live d'un séjour à Toronto en 1978 et l'autre contenant pas moins de 28 CDR ( vous avez bien lu, 28!) datant de 1981 au Detroit Jazz Center.
aur › mercredi 17 octobre 2007 - 13:52  message privé !
Sur cet album, autre chef-d'oeuvre kozmigroov' du Ra ; C le chant incantatoire afro-gospel qui fait mouche. Du Sun Ra à chanter sous la douche !!! Les sonorités absconses et décalées de synthé paranomral se mêle à de caressantes sonorités rondes du Fender Rhodes. Et le contraste des sons donne un aspect décalé à l'ensemble, C à pisser de rire !!!
Note donnée au disque :