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Sex Gang Children › Bastard art

cd | 17 titres

  • 1 Bastard art
  • 2 The Bormann chain
  • 3 Home
  • 4 Freedom street
  • 5 Slave
  • 6 Saraband for dead lovers
  • 7 Politik is dead
  • 8 Dead man's hill
  • 9 Black eyed dog
  • 10 Propaganda
  • 11 Circus days
  • 12 After the fall
  • 13 Joy
  • 14 Sensual hearts
  • 15 Romeo gazing
  • 16 Ariel
  • 17 Reprise

enregistrement

Enregistré et mixé au Sonic Bunker par Andi Sexgang et Rob McClymont

line up

Andi Sexgang, Kevin Matthews , Carl Magnusson, Matthew Sam, Martin Olofsson

chronique

Personnellement, je n'aurais pas misé un dollar sur un retour de Sex Gang Children, Andi Sexgang semblait tranquillement installé dans une carrière solo plutôt intéressante, donc pas de souci...J'avais bien tort, car non seulement, il nous revient sous son premier nom, mais qui plus est avec un disque particulièrement sombre et torturé, plutôt surprenant par rapport au style habituel du groupe. Les années n'adoucissent pas forcément les sensibilités, c'est ce qui ressort de l'écoute de ce 'Bastard art' riche et complexe. Andi s'y montre plus révolté et audacieux que jamais en y mêlant les différentes inspirations ayant meublé sa carrière. On y retrouve le son Sex gang Children des 90's, en plus grinçant (notamment au niveau des sonorités de guitare parfois plus proches du deathrock que du batcave) avec une dimension plus expérimentale qui fleure bon les Virgin Prunes et que l'on pourrait presque qualifier de dandysme industriel ou de cabaret psychotique. Comme on peut s'en douter, cet album n'est pas si facilement accessible vu la diversité des sentiments qui le hantent mais c'est ce qui en fait la richesse et la profondeur. Le ton est donné dès 'Bastard art', une infrabasse grinçante, des voix qui scandent, avant que ne démarre 'Bormann chain', titre lent, malsain, comme une valse deathrock étouffante et dangereusement envoûtante. Le malaise ne se dissipe pas sur 'Home' ni 'Freedom street' qui persistent dans une voie deathrock torturée où se mêlent rage mais aussi une forme de désespoir (notons l'ajout bienvenu de cordes sur 'Freedom street'). 'Slave' nous entraìne dans une étrange farandole de voix ralenties qui, mêlées au reste du morceau, donnent une atmosphère bien déjantée. 'Saraband for dead lovers', plus mélancolique, apparaît presque comme une oasis dans cette noirceur maladive, mais ce n'est qu'un répit comme le démontre 'Politik is dead' qui évoque fortement les travaux expérimentaux de Virign Prunes période 'New form of beauty', avec collages de paroles, bruits bizarres...'Dead man's hill' se rapproche davantage des compositions de Andi en solo de par son aspect cabaret. Nous voici presque à la moitié de l'album et comme si une seconde boucle démarrait, 'Black eyed dog' renoue avec les atmosphères dépressives de 'Bormann chain', avec une forme de détresse en plus. Si 'Propaganda' se révèle plus classique, j'en aime beaucoup les cordes néoclassiques du début qui me rappellent presque Coil. Et tout repart de plus belle, entre absurde ('Joy'), deathock tantôt maladif ('Sensual heart'), tantôt plus rythmé ('Romeo gazing') mais toujours avec un son de guitare grinçant mis en valeur au mixage. Curieusement, cette atmopshère de malaise ne fait plus peur et s'avère dangereusement confortable. Ce n'est qu'une fois les expérimentations sonores de 'Reprise' tues et la tension retombée que l'on réalise soudain l'intensité de cette oeuvre. C'est donc avec brio et en nous livrant ce qui s'avère l'un des plus complexes et des meilleurs disques de Sex Gang Children que Andi nous prouve qu'il n'a de loin pas dit son dernier mot. J'en suis le premier à m'en réjouir.

note       Publiée le lundi 1 mars 2004

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caténaire › lundi 8 février 2016 - 16:41  message privé !

Haaa un disque qui change et qui surprend ! Une étrange farandole triste et saturée.
Froide élégance. Disque de chevet de la semaine, à coup sur. Mais... le mien n'est pas signé ! Grrr

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Raven › vendredi 26 juin 2015 - 13:46  message privé !
avatar

"when I sleep, I wonder..."

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Aaltra › vendredi 19 juin 2009 - 16:50  message privé !

Vraiment excellent cet album ! Sans doute le plus sombre de Sex Gang Children, et assez différent de tout ce qu'ils ont fait auparavant. Vivement le prochain album, à sortir bientôt. Le single déjà sorti, Salamun Child, est très prometteur, il rappelle le meilleur de Medea. 5,5

MightyJayM › vendredi 21 décembre 2007 - 16:49  message privé !
Bien sûr, on pourra arguer que le groupe qui a signé "Bastard Art" n'a de Sex Gang Children que le nom vu qu'il n'y reste qu'un seul membre original, mais je serai tenté de dire qu'on s'en fout tellement ce disque est énorme. J'accroche moins aux expérimentations actuelles d'Andi ("Madman in a basket" et consorts) mais ce disque, c'est vraiment le point d'équilibre parfait entre expérimentations et efficacité pure. Une excellente synthèse de ce que le petit père Andi fait depuis ses débuts, avec une bonne dose de maturité glaciale en plus. Vivement recommandé mais après avoir digéré les albums précédents.
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Aiwass › dimanche 16 septembre 2007 - 01:40  message privé !
"I dreamed a race, a Theban harvest, golden face broken down. Mother most scorned, please take these flowers. Touch my face and tell me who I am" (malgré ses 73 minutes je pourrais l'écouter en boucle inlassablement. Envoûtement total)
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