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Disembowelment › Transcendence into the peripheral

7 titres - 59:38 min

  • 1. The tree of life an death
  • 2. Your prophetic throne of ivory
  • 3. Excoriate
  • 4. Nightside of eden
  • 5. A burial at ornans
  • 6. The spirits of the tall hills
  • 7. Cerulean trancience of all my imagined shores

enregistrement

Enregistré à Toybox en 1992

line up

Renato Gallina (vocaux, chants, guitares), Jason Kells (guitares), Paul Mazziotta (batterie), Matt Skarajew (basse)

remarques

La piste 3 est un bonus

chronique

Disembowelment ne fait pas dans la finesse. Disembowelment ne fait pas dans le léger. Disembowelment ne fait surtout pas dans la gaité ni les bons sentiments. Une chape de plomb. Ce n'est de toute façon pas un groupe de scène... Les membres de ce groupe australien pourtant prometteur ont décidé d'arrêter après ce seul (à ma connaissance, il existe un maxi "Dusk" mais les titres se retouvent sur l'album (1, 5 et 7)) album, deux d'entre eux partis se consacrer à un groupe ambiant-ethno très intéressant appelé "Trial of the Bow". D'ailleurs ont retrouve l'idée du mélange dans tout l'esprit du groupe. Les parties de guitares sont à la limite de la dronologie et elles nous entraînent dans des contrèes où on n'aimerait sûrement pas rester pic-niquer. Cette partie rythmique est aussi très primitive, très proches de la transe (pas la musique bpm-ienne, celle des chamanes et autres oracles antiques) mais une transe mauvaise, négative, presque cauchemardesque de part ces percussions et l'utilisation de la reverbération, associées à l'aspect lancinant de l'ensemble. De temps en temps quelques notes de guitare accoustique ou bien seulement claire sortent de ce marasme sonore, sorte d'équilibre par rapport à la laideur du monde décrit par le coeur de la music. A cela s'adjoignent parfois quelques autres sons : cloches, contrebasse, très spartiate tout de même, rien qui ne puissent entâcher la lourdeur et la désolation des paysages musicaux de Disembowelment. Avec des morceaux très longs on peut rapidement être lassant... Malgré un coté répétitif flagrant, les compositions ne sont jamais ennuyeuses. Un style doom-death-grind marqué et des blast-beats bien sentis mais épars apportent bien plus que si ceux-ci étaient omniprésents. Chaque facette de la musique de Disembowelment est largement représentée dans de nombreux autres combos, que ce soit la face lourde, heavy, doom ou bien le coté ethnique, mais à l'époque rares étaient les formations à manier un rapprochement aussi extrême, car extrême chaque facette l'est, c'est de l'intégration plus que de l'influence. On a la une pièce maîtresse d'un style musical un peu méconnu, d'une élégance rare. Rare je ne sais pas si ce disque l'est, l'ayant trouvé d'occasion chez un disquaire américain, mais une ré-édition était prévue pour 2003 dans le cadre des 10 ans vous savez ce qu'il vous reste à faire.

note       Publiée le mercredi 4 février 2004

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notes

Note moyenne        21 votes

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yog sothoth › vendredi 29 janvier 2016 - 13:35  message privé !
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M'en parlez pas, la semaine dernière j'ai retrouvé mon Starcraft : brood wars dans le boitier de The Karelian Isthmus d'Amorphis.

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Potters field › vendredi 29 janvier 2016 - 10:09  message privé !

ah oui, détestable manie en effet. quand t'as 10 cd qui se battent en duel, ça va, t'arrives à retrouver tes petits. mais quand t'en as un peu plus, il y a plus que le miracle.

sergent_BUCK › vendredi 29 janvier 2016 - 03:38  message privé !
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Petite réécoute après avoir perdu le CD pendant des années (ah, cette manie de ranger plusieurs disques dans le même boitier quand on part en ballade !)... une bonne tartine de gras, nappée avec un coulis d'égouts, à déguster au bord d'une autoroute vers la quatrième dimension... ces sensations m'avaient manquées...

Note donnée au disque :       
vargounet › mardi 13 décembre 2011 - 19:08  message privé !

Faut creuser un peu la chose, pas un chef d'oeuvre mais décidément le plus rapide des Doom.

Note donnée au disque :       
Karamazov › mardi 13 décembre 2011 - 16:48  message privé !

Pas complètement rentré dedans aux premières écoutes, multiplications des plans et des changements de rythmes, etc... Mais... le voyage mentalement hostile que voilà.