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Julie Tippetts › Julie Driscoll 1969

8 titres - 38:36 min

  • 1/ A New Awakening (3:50)
  • 2/ Those That We Love (4:48)
  • 3/ Leaving It All Behind (4:50)
  • 4/ Break Out (5:22)
  • 5/ The Choice (5:59)
  • 6/ Lullaby (4:22)
  • 7/ Walk Down (4:15)
  • 8/ I Nearly Forgot...but I Went Back (5:10)

enregistrement

Advision studio, Londres, Angleterre, 1971

line up

Brian Belshaw (basse, voix), Mark Charig (cornet), Jeff Clyne (basse), Julie Driscoll (chant, guitare acoustique), Nick Evans (trombone), Brian Godding (guitare, voix), Karl Jenkins (hautbois), Barry Reeves (batterie), Elton Dean (saxophone alto), Chris Spedding (guitare, basse), Stan Sulzmann (saxophone alto), Keith Tippett (piano, céleste, arrangement), Trevor Tomkins (batterie), Derek Wadsworth (trombone), Bud Parkes (trompette), Jim Creegan (guitare), Bob Downes (flûte)

remarques

chronique

Ok, ok, ok. On se calme. Ça va, je sais lire... Je le vois bien que le disque est crédité à Julie Driscoll, et non pas à Julie Tippetts. Mais pour que sa discographie ne se retrouve pas dispersée un peu partout sur Guts of Darkness, j'ai fait le choix délibéré de l'attribuer à Mme Tippetts, ancienne Miss Driscoll. Une page d'histoire : Après Steampacket, Julie Driscoll poursuit l'aventure avec son compagnon Brian Auger au sein du fameux Trinity. Un groupe important s'il en est du paysage pop anglo-saxon. Un groupe qui se plaisait à flirter avec élégance sur les rebords du jazz et du blues où la voix charmante de Julie faisait déjà des merveilles. Mais voilà, Miss Driscoll, en plus d'être belle, est une femme curieuse, éprise de découvertes. Et elle en fait une qui va bouleverser le cours de sa carrière, une découverte qui se nomme Keith Tippett, l'heureux homme qui lui passera très bientôt la bague au doigt. Voilà pour l'explication en ce qui concerne le nom. Maintenant, au sujet du disque, celui-ci a beau s'appeler "1969", il pourrait encore tenir la dragée haute aux côtés des réalisations les plus récentes de Heidi Berry ou de Jane Siberry, qu'elle a plus que probablement influencé. Bien que le casting soit fondamentalement différent de ses errances au sein du Brian Auger's Trinity (des membres de Soft Machine et/ou de Nucleus collaborent ici ensemble), la coloration générale de l'album reste teintée d'une forte connotation folk acoustique proche de ce que faisait Sandy Denny à l'époque au sein de Fairport Convention, voire le groupe anglais méconnu Trees ou encore Joni Mitchell. Tout en nuance et plein de sensibilité, Julie Driscoll arose son disque de toute la chaleur qui se dégage de son superbe organe ("Break-Out", "The Choice") sur des mélodies dépouillées de tout élément superficiel. Cette voix qui n'a pas encore tout dit sera mise à profit par Carla Bley quelques temps plus tard sur son mythique "Tropic Appetites" qui, jugulé au "Septober Energy" de Keith Tippett auquel elle collaborerra également, va orienter sa carrière vers plus d'audace, d'expérimentations et de prises de risques.

note       Publiée le samedi 20 décembre 2003

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Coltranophile › mardi 2 mars 2010 - 12:08  message privé !

Difficile de ne pas penser à Joni Mitchell en écoutant ce fort joli disque, à cela près que Driscoll a beau être de l'autre côté de l'Atlantique, c'est elle et non la canadienne qui est capable de sortir de son registre folk pour devenir une chanteuse noire même si ce n'est que pour un instant. On pourrait s'attendre à une plus grande richesse au niveau des arrangements compte tenu du casting mais rien qui n'altère le plaisir. A noter que les paroles révèlent un côté très sombre qui n'est pas sans rappeler effectivement une Sandy Denny ou un Richard (avec Linda) Thompson. Comme quoi, l'époque n'était pas qu'à l'espoir.