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Sylvain Chauveau › Un autre décembre

cd • 12 titres • 23:36 min

  • 1Minéral3:28
  • 2Sous tes yeux probablement1:16
  • 3Granulation 11:38
  • 4Neuf cents lunes3:56
  • 5Alors la lumière vacille1:07
  • 6Granulation 20:56
  • 7Il fait nuit noire à Berlin2:12
  • 8La lettre qu'il n'envoya jamais2:00
  • 9Granulation 31:35
  • 10Un autre décembre2:24
  • 11Granulation 41:26
  • 12Du rêve dans les yeux1:30

line up

Sylvain Chauveau (piano, parasites électroniques), Vincent Pouplard (accordéon)

remarques

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
piano

De plus en plus minimaliste, telle semble être la devise de Sylvain Chauveau si l'on se fie à l'évolution de sa musique sur ses trois premiers albums studios. Sur "Un autre décembre", il ne reste plus, comme seuls instruments, que le piano et le silence. Un piano distant et désenchanté, dont le son cristallin contraste doucement avec celui, grésillant, des parasites électroniques que le toulousain a placé en surimpression, parfois de manière quasi-imperceptible pour l'auditeur. Sylvain n'hésite pas à laisser ses notes en suspens dans l'air, jouant avec un silence auquel il donne d'ailleurs par moment presque plus de place qu'à son piano. La lenteur d'exécution alliée à une atmosphère comateuse donnent l'impression que l'album est constitué d'un seul morceau d'une vingtaine de minutes et non pas de douze beaucoup plus courts. La grande sobriété dans le jeu et les compositions fait transparaitre une sorte de tristesse indescriptible, de vague malaise, comme un jour de pluie sans fin dans lequel on n'en finirait pas de se complaire. Un album beau et déroutant.

note       Publiée le vendredi 19 décembre 2003

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Kid A › dimanche 24 juillet 2011 - 09:52 Envoyez un message privé àKid A

Beau dialogue entre phrases de piano réduites à l'essentiel et un peu moins, et sons électroniques encore plus silencieux que le silence (si si, ils font réellement prendre conscience des micro-bruits qui nous entourent). Le jeu de piano de Sylvain Chauveau me touche plus que celui de Sébastien Gayraud sur l'album précédant, à moins que ce ne soient les compositions, peut-être plus évocatrices car encore plus schématiques ? Bref, il n'y a pas grand-chose sur ce disque, et c'est merveilleux : il laisse de la place au dialogue intime, à la conscience de l'auditeur, c'est rare et précieux. Reste qu'à force de tirer vers vers le "presque rien", un détail suffit pour tourner au "déjà trop" ! La deuxième moitié de ce pourtant bref album n'ajoute rien aux premiers morceaux.