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Kochi › Wishes

6 titres - 52:58 min

  • 1/ Auroral Flare (13:36)
  • 2/ Caribbean Blue (8:44)
  • 3/ La Moça esta Dormindo (5:35)
  • 4/ Pacific Hushes (11:11)
  • 5/ Electric Ephemeron (11:09)
  • 6/ Alone (2:43)

enregistrement

Vanguard Studio, New York City, USA, 11, 12 et 14 août 1976

line up

Al Foster (batterie), Steve Grossman (saxophones soprano et ténor), Masabumi Kikuchi (piano, piano électrique, orgue, synthétiseur, biwa), Dave Liebman (saxophone soprano, flûte), Reggie Lucas (guitare), Mtume (percussions), Terumasa Hino (trompette, percussions), Anthony Jackson (basse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz fusion > kozmigroov'

Masabumi Kikuchi a beau être pianiste de son état, il est peut-être le seul japonais, exception faite de Stomu Yamashta dans le giron du rock, à s'être le mieux épanoui dans ce langage volubile et passionnel que représentera à jamais la musique des années soixante-dix. C'est ainsi, vous ne pourrez rien y faire... Dissimulé sous l'étiquette d'un faux groupe répondant au nom de Kochi, tentative qui pourrait presque laisser croire qu'il y a une gêne injustifiée à officialiser son identité au sein d'un réel collectif de musiciens émerites, "Wishes" est la première de ses digressions ouvertement jazzy à se fondre parfaitement dans l'esprit des exercices électriques du Miles Davis post "Jack Johnson". Et pour cause... Si c'est à son compère Terumasa Hino que revient la lourde tâche de prendre à bras le corps le rôle du trompettiste, tous les autres musiciens de la session sont américains, mais pas n'importe lesquels ; tous, sans exception, ont transité par le Miles Davis Group ou en faisaient encore partie au moment de l'enregistrement. Ils sont tous là : l'indéfectible et métronomique Al Foster, le percussioniste M'Tume, les incendiaires Steve Grossman et Dave Liebman, et même le guitariste Reggie Lucas. En fait, il n'y a que le bassiste Anthony Jackson qui n'a pas eu ce privilège, me permettant ainsi de me contredire à seulement quelques lignes d'intervalle. Tout ce blabla pour vous dire qu'en somme, si vous êtes un accro de la période électrique de Miles, il ne fait aucun doute que "Wishes" comblera toutes vos attentes. Songez à "Get Up with It" avec une touche de "Agartha". De longues envolées pleines de lyrisme menées de concert par un clavier électrique et une trompette qui mènent la danse et ouvrent le bal aux inflexions toujours inspirées des saxophones. "Auroral Flare", dont l'introduction a des airs de haiku, est bien le seul moment qui trahit l'origine du pianiste ; un élément qui laisse à penser que tenter une fusion des genres en privilégieant cette optique eut été une expérience sans aucun doute plus originale et plus authentique. Mais "Wishes" se parre de bien d'autres grandes qualités.

note       Publiée le samedi 13 décembre 2003

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