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Gong › Shamal

  • 1975 • Virgin CDV 2046 • 1 CD

6 titres - 40:38 min

  • 1/ Wingful of Eyes (6:20)
  • 2/ Chandra (7:18)
  • 3/ Bambooji (5:13)
  • 4/ Cat in Clark's Shoes (7:43)
  • 5/ Mandrake (5:04)
  • 6/ Shamal (9:00)

enregistrement

Basing Street Studios, Londres, Angleterre, 1975

line up

Mireille Bauer (marimba, glockenspiel, xylophone, percussions), Miquette Giraudy (chant), Steve Hillage (guitares acoustique et électrique), Mike Howlett (chant, basse), Patrice Lemoine (piano, orgue, moog), Didier Malherbe (saxophones ténor et soprano, flûte, gongs), Pierre Moerlen (batterie, vibraphone, cloches tubulaires), Sandy Colley (chant), Jorge Pinchevsky (violon)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
jazz fusion

C'était prévisible. Avec le divorce consommé, le Gong qu'on entend sur ce tout de même magnifique "Shamal" n'a absolument plus rien à voir avec les délires fumeux de la trilogie "Radio Gnome Invisible". Désormais sous la houlette du batteur français Pierre Moerlen, Gong s'est mué en un groupe de techniciens hors pairs qui pratiquent un jazz fusion sensible et puissant à la fois. Sans Tim Blake et ses excentricités synthétiques qu'il préfère mettre au service de Steve Hillage pour l'enregistrement de son album solo, "Fish Rising", c'est là un autre trait de la personnalité du groupe qui part en fumée. Ainsi, à l'heure de "Shamal", Gong ne porte plus la moindre trace de son humour, de son ironie, ni non plus de ses divagations hallucinatoires, perdu au beau milieu d'un champ de pavot. En contrepartie, la section rythmique Howlett/Moerlen fait des merveilles sur tout le disque (le final de "Chandra", "Cat in Clark's Shoes") et s'enrichit de plus de la participation plus que décisive de la percussioniste Mireille Bauer, qu'on avait déjà eu l'occasion d'entendre sur "Angel's Egg" et "You", mais réellement mise en valeur ici. Sa performance est telle qu'elle évoque une autre femme et non des moindres ; Ruth Underwood, qui sévissait alors sur des disques tels que "Apostrophe(')" ou "One Size Fits All" des Mothers of Invention. A cela, ajoutez un Didier Malherbe en pleine possession de ses moyens, s'essayant à une foule d'instruments à vents aussi divers que connotés géographiquement, et plus que jamais inspiré par toutes les fragrances orientales ("Bombooji"), c'est en somme à un croisement inédit entre ce Weather Report curieux des musiques du monde et Frank Zappa que nous sommes invités à découvrir tout au long de ce "Shamal" que, là aussi, on aurait tort de bouder sous prétexte qu'il n'a plus rien de commun avec l'univers connu de Gong. Mais "Shamal" demeure un putain d'album. Sans doute un des dix meilleurs disques de jazz fusion de tous les temps. Prenez en bonne note.

note       Publiée le samedi 1 novembre 2003

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notes

Note moyenne        19 votes

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Dioneo › jeudi 11 mars 2021 - 09:39 Envoyez un message privé àDioneo
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Ouep, celui-là ou Gazeuse ce ne sont pas forcément les meilleurs pour "s'y mettre". C'est du bon jazz fusion, avec des idées, une personnalité, qui ne tombe pas dans l'alignement de "plans" (comme il arrive souvent dans le genre) mais comme point d'entrée dans la disco du groupe ça va rarement faire "l'effet claque" de ceux de la trilogie psyché barrée ! (Flying Teapot/Angel's Egg/You donc, pour préciser... Le troisième étant mon préféré, en toute subjectivité).

Demonaz Vikernes › mercredi 10 mars 2021 - 22:54 Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Je découvre gong avec cet album, et malgré plusieurs écoutes j'ai bien du mal à me sentir concerné par ce LP. Indéniablement jamais mauvais, mais bien trop rarement saisissant.

Note donnée au disque :       
Coltranophile › lundi 18 janvier 2021 - 13:14 Envoyez un message privé àColtranophile

Je le trouve toujours aussi bancal, tout comme son successeur. Mais avec un petit supplément d'âme. Les trois premiers morceaux sont assez dispensables, principalement "Wingful...." qui sort de route assez vite, malgré un début à la Bobby Hutcherson période Montara plutôt aguicheur (un truc qui revient souvent dans ce disque). Mais, dès l'arrivée du chant, on navigue entre la baba-coolerie de supermarché et Blood, Sweat and Tears post-premier album (ou Chicago si cela est moins pénible). "Chandra" commence bien, aussi. Et là, même punition dès lors que le chant arrive. Pourquoi cela sonne comme le pire du prog (venant de moi, ça veut dire Yes) à la fin? "Bambooji" surjoue l'exotisme mais est plutôt sympa quand on se prépare une tasse de Laspsang-Souchong. Le deuxième partie du disque semble être sortie d'ailleurs et cause sérieusement: "Cat in Clark's Shoes" est le morceau-maître du disque, absolument redoutable même si, bizarrement, je lui préfère "Mandrake" qui fait à nouveau penser à Hutcherson 70s. Le chant, encore une fois, n'arrange rien sur le dernier titre mais n'entame pas vraiment le plaisir qu'il procure. Malherbe est un homme à 6 boules, à lui tout seul (on peut le jalouser).

Note donnée au disque :       
Dun23 › vendredi 25 décembre 2015 - 13:43 Envoyez un message privé àDun23

Mais comme ça déboite ce disque!

Note donnée au disque :       
Dun23 › samedi 14 novembre 2015 - 19:26 Envoyez un message privé àDun23

Cat in Clark's Shoes a un petit groove infectieux, et en ce moment, ça fait du bien.

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