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Circle › Alotus

  • 2003 • Klangbad LC02160 • 1 CD digipack

5 titres - 47:11 min

  • 1/ Työlaisten Laulu (11:44)
  • 2/ Alotus (11:26)
  • 3/ Northern Sky (2:37)
  • 4/ Iopetus (11:10)
  • 5/ Potto (10:10)

enregistrement

Laserstudio, Pori, Finlande, 2002 - 2003

line up

Teemu ELo (guitares), Jyrki Laiho (guitares), Jussi Lehtisalo (basse), Janne Peltomäki (batterie), Mika Rättö (claviers, chant)

remarques

chronique

Styles
progressif
ovni inclassable
Styles personnels
neo psychédélique

Vous le savez maintenant (en tout cas si vous êtes de ceux qui lisez mes chroniques), j'ai un gros faible pour ce groupe finlandais, Circle, seul digne héritier de Can à la surface de la Terre. Voir apparaître un nouveau disque de Circle, celui-ci s'appelant "Alotus", signifie à peu de choses près plaisir renouvelé, nouveau trip démentiel et démesuré. Et bien, justement, tel est pris qui croyait prendre ; depuis l’amorce entreprise avec "Prospekt", où le groupe semblait s’envoler définitivement pour des voyages hallucinogènes dopé par des cocktails de speed et d’ecstasy (tiens, faudrait que j’essaye), "Alotus" semble marquer un tournant dans la carrière du groupe, marqué par plus de retenue, offrant un nouveau visage, si pas de nouvelles perspectives, à ce groupe à géométrie variable. Il y a une certaine lourdeur, dans le sens plus d’aplomb, plus de consistance, dans ce nouveau disque, chose qu’on ne trouvait pas nécessairement sur ses prédécesseurs. Et d’autant plus sur "Sunrise", paru l’an dernier, presque plus Hawkwindien qu’Hawkwind lui-même, c’est dire... En clair, Circle, pour son passage sur un label au réseau de distribution plus étendu que le sien, signe son disque le plus méditatif de sa carrière. Plus posé. Moins fou. Bon, ça bourdonne toujours autant, la rythmique maintient toujours une cadence tribale, pas de déception de ce côté-là. Un peu à l'image du dernier Bondage Fruit, "Skin". Comme si, maintenant qu’on a jeté les bases de ce que l’on est capable de faire, on allait commencer, tout doucement, à creuser plus en profondeur. On n’étire pas spécialement plus les structures, mais on essaye d’en extraire et d’en relever des nœuds de tensions qui vont vous agripper, voire vous crisper, jusqu’à leur conclusion. Ainsi, "Alotus" ne se montre pas pour autant radin en explorations diverses ; les plages dépassent pour la plupart la barrière fatidique des dix minutes. Bon... "Alotus" est pas mauvais. Pas vraiment. Non. Mais bon... Pour la gueule, je vais quand même me réécouter "Taantumus"...

note       Publiée le mardi 28 octobre 2003

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