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Ephel Duath › The painter's palette

9 titres - 46:31 min

  • 1/ The passage (pearl grey)
  • 2/ the unpoetic circle (bottle green)
  • 3/ Labyrinthine (crimson)
  • 4/ Praha (ancient gold)
  • 5/ The picture (bordeaux)
  • 6/ Ruins (deep blue and violet)
  • 7/ Ironical communion (amber)
  • 8/ My glassy shelter (dirty white)
  • 9/ The other’s touch (amaranth)

enregistrement

Produit et enregistré par Paso de mai à octobre 2002 à Ravenne, Italie, aux studios Fear et Studio 73.

line up

David Tiso (guitares) ; Fabio Fecchio (basse) ; Davide Piovesan (batterie acoustique) ; Luciano Lorusso George (cris) ; Davide Tolomei (chant) - Paso (synthés et bruits électroniques) ; Maurizio Scomparin (trompette)

remarques

chronique

L’œuvre est EXTRÊMEMENT ambitieuse. Après le passionnant «Rephormula», Ephel Duath se lance sans état d’âme dans la fusion complexe et totale du metal extrême, du jazz et de la trip-hop. Impossible, mais surtout inutile à décrire en détail, la musique à la fois très soignée et déjantée qui sort tous azimuts de la galette repose sur des rythmes brisés et variables, des ruptures systématiques, des violences innommables débouchant gueule ouverte sur des soli groove et speed aux tonalités jazz, des rythmiques cadencées et des soli de cuivres… et surtout des structures indescriptibles rendues plus absconses encore par des arrangements labyrinthiques. Pour l’occasion Tiso s’adjoint les services d’un batteur acoustique en la personne du jazzeux Davide Piovesan, qui déroule des rythmiques fines et soutenues lors de passages atmosphériques sensibles et captivants, qui se lance dans le délire mécanique le plus jouissif qui soit comme sur le fantastique «Ruins» lors des agressions les plus black, qui détonne de technique complexe en soutien des breaks thrasheux et death aux puissances sonores et agressives proprement apocalyptiques. Les textures de synthés et les beats type jungle de la programmation sont plus que des effets, Tiso alterne le toucher délicat et clair et le poignet de malade, les hurlements de Luciano sont atroces et le chant de Tolomei, sensible et exemplaire… face à une telle musique, le bassiste ne pouvait être qu’excellent. Les atmosphères étranges distillées par Ephel Duath dans ce «Painter’s palette» sont très travaillées, délicates et techniques, imbriquées, emmêlées au metal et à l’apocalypse… en usant avec génie des rapports harmoniques qu’il existe entre le jazz atonal et l’extrême type chaos, des accents communs aux syncopes des breaks death et des libertés jazz, le grand sorcier Tiso arrive à tout mêler et à tout imbriquer, dans une débauche musicale parfaitement justifiée. De hurlements en soli de basse groove, de batteur en boîte à rythme, de furies en finesses, «The painter’s palette» explose à la gueule un peu plus à chaque écoute. Tiso a su avoir plus qu’une simple idée, et garder l’exigence, par delà l’expérience, d’une inspiration et d’une qualité irréprochable à tous les niveaux de l’écriture et de la réalisation. Ce ne sont pas les premiers à partir sur cette voie et le monde du hardcore regorge de fous dangereux... mais Ephel Duath justifie sa démarche en la rendant parfaite, en trouvant les arcanes, en glissant sur la folie grâce aux liens insoupçonnés qu’il existe entre toutes les musiques. Le résultat est puissant, terrible, d’une grande beauté sonore et mélodique, et d’une complexité dont l’opacité se révèle bien vite n’être qu’une apparence. Le clair s’adresse au bruit, l’aérien couvre la masse, le pur s’élève du lourd et le simple traverse la folie, l’alchimie impossible se révèle peu à peu, implacable et complète.

note       Publiée le mardi 28 octobre 2003

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Alptraum Envoyez un message privé àAlptraum

Truc de cinglés !!!

prypiat Envoyez un message privé àprypiat

Houhou !! Cte mix jazz/hardcore me fait triper !!!! Allez, ca merite un 5/6 !!!

Note donnée au disque :       
Pohjola76 Envoyez un message privé àPohjola76
Hum... Bon album mais je trouve la voix (les cris) particulièrement désagréable (insupportable même...) et n'apportant rien à l'oeuvre musicale mais vraiment rien... Mais rien à redire pour le reste !
Note donnée au disque :       
empreznor Envoyez un message privé àempreznor
Ouais, au batofar on pouvait les écouter sans aussi, mais ça ne cassait pas la baraque pour autant... Je prefere de beaucoup sur album.
matstriker Envoyez un message privé àmatstriker
Découvert au Hellfest apres en avoir entendu causer dans ces colonnes et ma foi une tres agreable surprise...dommage que ce n'etait que la formation serree (gratte-cris-batterie...et la basse?). En tout cas, le seul concert sans earplugs