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Kralizec › Origin

9 titres - 38:08 min

  • 1/ Intro (kralizec) 0.43
  • 2/ Kralizec 5.02
  • 3/ Intro (oceano nox) 1.00
  • 4/ Oceano nox 4.55
  • 5/ Apatride 4.12
  • 6/ L’éternelle danse 4.12
  • 7/ Le vigile 4.07
  • 8/ Sailing to the origin 9.10
  • 9/ Neant/outro 4.42

line up

Benjamin Leclarc (vocaux) ; Stefano Orsini (guitares) ; Patrick Loisel (Guitares et claviers) ; François Archambault (basse)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
dark/death metal atmosphérique

Voici une tentative bien passionnante, mais malheureusement partiellement réussie. Kralizec livre avec «Origin» un premier album ambitieux qui tente d’allier la lourdeur énorme du death le plus guttural et rapide à une aura sonore et mélodique riche et soyeuse. Le résultat est plus esthétique que violent, plus intéressant que prenant, malgré les incontestables atouts du groupe canadien. Un gros son tout d’abord, des guitares en plomb fondu, une voix death abyssale, un clavier aérien, un talent notable pour les passages plus doux, guitares claires et mélodies, chœurs réussis et synthé atmosphérique… et enfin une technique solide qui permet aussi bien l’exigence dans les structures que des soli incisifs, à défaut de génie. L’extrême rapidité de certains riffs et leads alliée à l’inertie massive du son n’est pas sans charme, comme le démontre la très réussie «Apatride», mais entre un son de batterie un peu plat et une inspiration inégale (Kralizec est bien plus fascinant dans ses créations mélodiques et synthétifiées, atmosphériques, que dans son death rapide de base), des réussites originales telles «L’éternelle danse» sont contraintes à la proximité de moments nettement plus faibles comme le simpliste «Le vigile». Peu contrôlé, rapide épicétou, le death pur de Kralizec semble vouloir naître d’une fusion entre le doom et le black… le poids, la vitesse, les riffs roulent en triples croches et le vocaliste hurle… mais la sauce ne prend pas. Il y a pourtant une dimension inédite captivante dans la musique du groupe, et tout au long du démonstratif «Sailing… », Kralizec nous apporte son lot d’instants superbes, entre deux eaux, entre grâce, esthétisme et brutalité… la lourdeur la plus gutturale en bouillonnement magmatique au milieu d’un univers harmonique et sonore à la fois dense et soigné… l’utilisation fréquente de l’orgue n’y est pas étrangère, mais on peut faire une sorte de parallèle entre la réussite Doom de Monolithe, et la tentative Death de Kralizec. Les soli pleuvent souvent avec bonheur et les canadiens savent indubitablement construire de monumentales ambiances, mais sur l’ensemble, malgré ses notables aboutissements, «Origin» ne se révèle que simplement prometteur. Pour son style, son esthétique et ses forces l’album mériterait bien son petit 4... ainsi qu'une attention toute particulière de ceux qui cherchent ceux qui cherchent.

note       Publiée le mardi 28 octobre 2003

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Asympelec › mardi 28 octobre 2003 - 13:23  message privé !
Ca fait deja quelques années que cet album est sorti au Québec, et c'est important de le mentionner d'ailleurs..ils sont Québecois ! Je suis tout de même d'accord avec la critique, l'album est malheureusement assez inégal. Bien que certains titres en valent largement la peine !p
Note donnée au disque :