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Centipede › Septober energy

  • 1972 • Neon NE9 • 2 LP 33 tours

4 titres - 85:23 min

  • 1/ Septober Energy Part One (21:43)
  • 2/ Septober Energy Part Two (23:34)
  • 3/ Septober Energy Part Three (21:21)
  • 4/ Septober Energy Part Four (18:45)

enregistrement

Wessex Studios, Londres, Angleterre, juin 1971

line up

Dave Amis (trombone), Roy Babbigton (basse), Brian Belshaw (contrebasse), Boz Burrell (chant), Ian Carr (trompette), Mark Charig (cornet), Jeff Clyne (basse), Nick Evans (trombone), Mongezi Feza (trompette), Wilf Gibson (violon), Brian Godding (guitare), Karl Jenkins (saxophone baryton, hautbois), Ian Macdonald (saxophone alto), John Marshall (batterie, percussions), Harry Miller (basse), Mike Patto (chant), Paul Rutherford (trombone), Elton Dean (saxophone alto), Rod Skeaping (Roddy Skeaping) (violon), Alan Skidmore (saxophone ténor), Brian Smith (saxophone ténor), Larry Stabbins (saxophone ténor), Keith Tippett (piano), Julie Tippetts (chant), Dave White (clarinette), Gary Windo (saxophone ténor), Robert Wyatt (batterie), Wendy Treacher (violon), John Trussler (violon), Carol Slater (violon), Louise Jopling (violon), Garth Morton (violon), Channa Salononson (violon), Steve Rowlandson (violon), Mica Gomberti (violon), Colin Kitching (violon), Philip Saudek (violon), Esther Burgi (violon), Michael Hurwitz (violoncelle), Timothy Kramer (violoncelle), Suki Towb (violoncelle), John Rees-Jones (violoncelle), Katherine Thulborn (violoncelle), Catherine Finnis (violoncelle), Peter Parkes (trompette), Mick Collins (trompette), Jan Steel (saxophone alto), John Williams (saxophone soprano), Dave Perrottet (trombone), Tony Fennell (batterie), Maggie Nicholls (chant), Zoot Money (chant), Jill Lyons (basse), Dave Markee (basse)

remarques

Paru à l'origine sur le label Neon, lancé par RCA qui voulait concurrencer le label prog Vertigo lancé par Philips, ce disque a connu depuis deux rééditions cd assez tardives. Pour ceux qui veulent néanmoins se procurer l'objet, je vous conseillerais d'acquérir l'édition double cd réalisée par Beat Goes On ; bien qu'elle ne se présente pas sous sa pochette originale (celle que vous voyez), elle a au moins l'avantage de vous proposer le disque dans son intégralité et sous format double cd.

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
british jazz > free > canterbury

Centipede, c'est un peu le Grääl du rock progressif anglo-saxon, celui qui lorgnait, et pas qu'un peu, sur le jazz britannique, au point de parfois les confondre. Hélas, il est aussi porteur d'une déception immense, une farce involontaire, un pétard mouillé qui n'a pas su répondre à l'énorme attente qu'une affiche aussi incroyable que monstrueuse ne pouvait qu'engendrer. Nous sommes en 1971 et ce disque réunit autour de Keith Tippett et sa jeune épouse, Miss Julie Driscoll, tenez vous bien : King Crimson, Nucleus et Soft Machine. Ouais, je sais... Ça ne rigole pas. Souvenez-vous, Robert Fripp, éminence grise plutôt noire du Roi Pourpre, faisait alors des pieds et des mains pour tenter de persuader Keith Tippett d'intégrer une fois pour toutes King Crimson. Sans espoir. Au mieux, il pourra jouir de son apport crucial sur leur second, troisième et quatrième album. Et bien que les deux hommes soient restés fort proches, ce mariage de raison ne verra jamais le jour. S'improvisant producteur, Fripp sera derrière les manettes de son projet Ovary Lodge, mais aussi son introverti "Blueprint" qui surviendra après ce pantagruélique "Septober Energy". Encore un double album comme savait le produire cette époque fertile. Encore quatre longues plages, une par face, d'environ vingt minutes chacunes. Mais une demi réussite, je le disais plus haut. Si l'intention est honorable et les moyens mis en oeuvres considérables, "Septober Energy" se perd hélas trop souvent dans des exercices fastidieux qui renvoient, au mieux, au passage improvisé du "Moonchild" du premier King Crimson. Heureusement, les cuivres donnent leur pleine puissance au sein des morceaux, leur conférant une consistance qu'on a parfois bien de la peine à distinguer. Parmi les bons moments, on signalera tout de même que la quatrième partie n'est en réalité qu'une adaptation du magnifique "Green and Orange Night Park" que l'on trouvait déjà sur le second album du Keith Tippett Group. Mais nullement découragé, Tippett renouvellera l'expérience du super big band, et le réussira cette fois, avec Hugh Hopper aux manettes ; ce sera "Frames (Music for an Imaginary Film)" en 1977.

note       Publiée le jeudi 2 octobre 2003

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Note moyenne        5 votes

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Glapowski › lundi 1 mars 2021 - 12:21 Envoyez un message privé àGlapowski

Trouvé !

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Glapowski › samedi 7 novembre 2020 - 09:25 Envoyez un message privé àGlapowski

Bon sang, j'ai oublié la note ! Et je n'arrive pas à noter, ça n'enregistre pas mon 6/6...

Note donnée au disque :       
Glapowski › samedi 7 novembre 2020 - 09:23 Envoyez un message privé àGlapowski

J'ai commis un sacrilège : j'ai numérisé les 4 faces, puis j'ai expurgé la musique de ce que je trouvais particulièrement irritant, ou trop difficile à intégrer à "mon" enregistrement. Il me reste (quel beaux restes !) 40 minutes de régalade intense, puissante, pour lesquelles une note de 6/6 est insuffisante. Un sacrilège, je vous dis. Mais quel bonheur ! Je ne tiens pas à abaisser ma note à cause de tous les passages, euh, insupportables : je colle un 6/6 pour le reste ! À noter : la pochette de mon double vinyle (acheté en 1974) est très belle, j'en ai fait un élément de décoration de mes murs (avec "Dedicated to You, de Keith Tippett Group, et d'autres). Belle photo de bouteilles décorées, aux couleurs gaies, sur un fond jaune d'or. Si ça intéresse un fanatique, je peux fournir une photo sur demande (j'espère que je ne m'engage pas trop...)

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kranakov › mercredi 16 octobre 2013 - 18:54 Envoyez un message privé àkranakov

LITTÉRALEMENT ÉPOUSTOUFLANT ! c'est probablement pour cela aussi que se taper les 80 minutes d'une traite peut être un rien fastidieux. Mais quel pied !

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Coltranophile › vendredi 6 juillet 2007 - 17:25 Envoyez un message privé àColtranophile
Le disque parfait pour s'arracher les cheveux: beaucoup de très beaux moments, certains vraiment somptueux. Mais, putain, qu'est-ce qu'on s'emmerde dans les intervalles, surtout qu'ils sont plus nombreux que les beaux moments. On a la triste impression d'une errance musicale qui à chaque fois qu'elle croit trouver une oasis s'aperçoit que ce n'est qu'un mirage.
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