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Miles Davis › Aura

10 titres - 66:18 min

  • 1/ Intro (4:48)
  • 2/ White (6:07)
  • 3/ Yellow (6:55)
  • 4/ Orange (8:41)
  • 5/ Red (6:05)
  • 6/ Green (8:13)
  • 7/ Blue (6:36)
  • 8/ Electric Red (4:19)
  • 9/ Indigo (6:06)
  • 10/ Violet (9:04)

enregistrement

Easy Sound Studio, Copenhague, Danemark, janvier - février 1985

line up

Miles Davis (trompette), Marilyn Mazur (percussions), John Mclaughlin (guitare), Palle Mikkelborg (trompette, arrangement, chef d'orchestre), Vince Wilburn (batterie électronique), Niels Henning Oersted Pedersen (contrebasse), Thomas Clausen (claviers), Ole Koch-Hansen (claviers), Kenneth Knudsen (claviers), Bjarne Roupé (guitare), Bo Stief (basse), Lennart Gruvstedt (batterie), Ethan Weisgaard (percussions), Niels Eje (cor anglais), Lillian Toernqvist (harpe), Eva Thaysen (chant), Benny Rosenfeld (trompette), Palle Bolvig (trompette), Jens Winther (trompette), Perry Knudsen (trompette), Idrees Sulieman (trompette), Vincent Nilsson (trombone), Jens Engel (trombone), Ture Larsen (trombone), Axel Windfeld (tuba), Jesper Thilo (saxophone), Per Carsten (saxophone), Uffe Karskov (saxophone), Bent Jaedig (saxophone), Flemming Madsen (saxophone)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité.

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
orchestral > fusion

Beaucoup de choses ne vont pas sur ce disque. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'une anomalie dans la carrière du grand Miles, mais presque. Paru sur le tard, en 1989, alors que sa rupture de contrat avec Columbia remontait à quatre ans plus tôt, date de l'enregistrement de cette session exceptionnelle, on peut voir en "Aura" juste une occasion pour son ancienne firme de disque de renflouer les caisses une fois le chat parti. Les absents ont toujours tort, c'est bien connu. La vérité, c'est que Columbia n'a jamais trop su quoi faire avec ces bandes, un projet unique dont Miles n'est pas, et pour la première fois depuis longtemps, le directeur. Pour l'occasion, il s'en est totalement remis entre les mains d'un jeune admirateur, Palle Mikkelborg, trompettiste Danois de son état, qui a composé l'intégralité de "Aura" tel un hommage au grand maître. Dix titres, dix palettes de couleurs qui lorgnent, dans ses grands moments, vers les facettes les plus obscures du trompettiste. Dix titres, comme les dix lettres qui forment le nom de Miles Davis. "Aura" est, à plus d'un égard, peut-être bien plus qu'un simple hommage au génie du diablotin du jazz. On peut parcourir ce disque comme un voyage au travers des différentes périodes du bonhomme. Un parfait résumé, un patchwork lumineux et inspiré des inclinaisons que Miles a poursuivi tout au long de quarante ans de carrière. Outre le lyrisme inné et l'habituelle économie de moyens propres à l'artiste interprète, on y trouve en effet la majesté des arrangements de Gil Evans circa "Miles Ahead", l'énergie des aventures électriques, en conviant même à la fête John McLaughlin - tout de même très discret - pour finir avec les tendances électro funk que Miles explorait alors, mais ça, c'est par la force des choses je suppose. En conclusion, malgré un parcours quelque peu chaotique dans le déroulement de l'album et d'évidentes faiblesses et baisses de régime, il se dégage de "Aura" une véritable personnalité, une présence pas toujours bienveillante, peut-être celle d'un Miles encore plus secret et ténébreux que jamais. Pas loin d'un cinq tout de même.

note       Publiée le dimanche 21 septembre 2003

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Note moyenne :        6 votes

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boumbastik › mardi 20 juin 2017 - 21:36  message privé !

Ne sachant rien du bonhomme (sauf qu'il joue de la basse), j'attaque sa discog au pif, par Aura. Quelques passages creux bien contrebalancés par de longues plages sombrex, planantes et harmoniquement surprenantes. Je ne m'attendais pas du tout à ces ambiances de la part de Miles. Cool.

stankey › jeudi 14 novembre 2013 - 17:14  message privé !

Un disque plein de mystère, dont je préfére arpenter les couloirs impossibles, plutôt que de me noyer dans les bouillonantes expérimentations de la période la plus électrique...que je regarde en face après toutes ces années en m'avouant finalement que je ne les comprends pas tant que ça (Bitches Brew, les Live , On The Corner etc...)

Note donnée au disque :       
darkmagus › dimanche 20 novembre 2011 - 12:30  message privé !

Disque inégal, peut-être; disque majeur, sûrement pas, mais disque exceptionnel pour ceux, dont je suis, qui aiment avant tout chez Miles ses soli, car sur ce disque il renoue avec le meilleur de son passé, sur la deuxième partie de "blue", malgré une note "difficile", sur "white", et à un degré moindre, "yellow" et "green", ses interventions sont superbes . Miles avait d'ailleurs une haute considération pour cet album.

Note donnée au disque :       
alovesupreme › lundi 2 février 2009 - 11:31  message privé !

C'est un album planant et sombre. Rien à voir avec Tutu ou Doo-bop.

Ayler › jeudi 6 décembre 2007 - 12:15  message privé !
Cet album n'est qu'une semi bonne surprise. On s'éloigne certes du funk de Marcus Miller qui peut en agacer plus d'un... mais on est très loin des oeuvres orchestrales enregistrées avec Gil Evans. On s'ennuie même ferme par moment. Mais pas tout le temps.
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