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Paternoster › S/t

lp • 7 titres

  • 1Paternoster4:21
  • 2Realization3:56
  • 3Stop These Lines7:39
  • 4Blind Children6:54
  • 5Old Danube4:19
  • 6The Pope is Wrong6:06
  • 7Mammoth Opus O8:55

enregistrement

Quodlibet Studios, Vienne, Autriche, 9-10 mars 1972

line up

Gerhart Walenta (batterie), Gerhard Walter (guitare, chant), Franz Wippel (orgue, chant), Helmo Wisser (basse)

remarques

chronique

Styles
gothique
progressif
psychédélique
Styles personnels
krautrock sépulcral

Voilà un projet curieux : Paternoster est considéré comme un des groupes les plus cultissimes de la scène progressive autrichienne. Et ce n'est pas bien difficile quand on songe que dans ce domaine, l'Autriche n'a pas été forcément très productive. Retrouver ce groupe sous l'étiquette progressive est par ailleurs tout aussi déconcertant puisque, mis à part le fait que cet unique album ait été conçu en 1972 et qu'il utilise, par la force des choses, des sons d'époque, ce disque sonne plus à mes oreilles comme une excroissance psychédélique que n'aurait pas renié ceux qui vouent un culte au Pink Floyd de Syd Barrett ou à d'autres formations obscures tel que Group 1850 ou Amon Düül premier du nom. Pour ce qui est de la musique, on s'inscrit donc dans un style que l'on qualifierait plus sagement de Kraut Rock, ce rock teuton expérimental du début des années soixante-dix qui se prête à ravir aux soirées fumettes entre copains avec glissando de guitares, effets d'échos et de réverbes exagérés qui donnent la sensation que le sol se dérobe sous nos pieds. Le tout est toutefois dominé par deux éléments importants ; d'une part un orgue monumental à qui l'on doit l'aspect presque gothique qui s'en dégage (pour ceux qui le peuvent, rappelez vous du "Storm and Thunder" de Earth and Fire ou le magnifique album de Julian's Treatment), d'autre part un chateur pour le moins étonnant ; une voix plaintive, mal assurée, quelque part entre Peter Gabriel (Genesis) et Gary Brooker (Procol Harum), dont l'étrangeté irrite autant qu'elle fascine. Et ce à un tel point qu'elle donne presque l'impression que si la musique était jouée en 45 tours, la voix, elle, tourne en 33 tours ! Un album curieux et solennel qui nous révèle parfois un groupe pas toujours bien en place, chose qui renforce considérablement ce sentiment oppressant de fatalité, mais qui vaut néanmoins le détour pour ses ambiances peu réjouissantes, parfois même carrément glauques.

note       Publiée le jeudi 18 septembre 2003

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Procrastin › jeudi 25 juin 2020 - 14:42 Envoyez un message privé àProcrastin

C'est carrément excellent, l'ancêtre d'Abandon niveau déprime métaphysique!

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dariev stands › jeudi 18 juin 2015 - 12:53 Envoyez un message privé àdariev stands
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Oh NON, c'est sur guts ce truc ??? Proggy en 2003 !! Cette chose sent la drogue à 12 000 années-lumières, ça n'a effectivement rien de prog, c'est du psyché aux accents doomy et théâtral à la Family, et c'est plus chargé en acide qu'une bonne part du kraut allemand... Si on supporte pas la voix de crapaud pataud, ça vaut effectivement 3 (y'a pas mal de passages instrus quand même), si on arrive à l'apprécier (faut être maso ou bien très tordu), ça vaut probablement 6, tant l'ensemble sonne de façon hallucinante. Une monstruosité, pas moins.

PechMayneau › jeudi 18 juin 2015 - 00:17 Envoyez un message privé àPechMayneau

Amen ! Progmonster a bien résumé l'album ... vrai que pour 1972 le son peux paraitre assez glauque ... et encore bien psyché ... orgue d'église voice tremblante de fièvre ... du Krautrock y en a ailleurs qu'en Allemagne la preuve ici avec ce groupe Autrichien.

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Shelleyan › lundi 2 janvier 2006 - 02:49 Envoyez un message privé àShelleyan
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Je viens de le découvrir...j'appréce beaucoup cet aspect mélancolique dû aux orgues et à cette étrange voix,, c'est quelque chose de triste et hypnotique à la fois...une belle découverte...
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