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Eilera › Facettes

10 titres - 41:40 min

  • 1/ The strength of my hate
  • 2/ Never ending tale
  • 3/ Inside my cave
  • 4/ Ambiguity
  • 5/ Girl/Woman
  • 6/ The weapon in myself
  • 7/ Uncomprehension
  • 8/ A summer breeze
  • 9/ Great men's work
  • 10/ Break

enregistrement

Non mentionné.

line up

Eilera, Loïc.

remarques

contact : eilera@aol.com

chronique

Projet parallèle des membres principaux de Chrysalis, Eilera est le genre de disque qui nécessite une grande ouverture d'esprit. Le premier effort vient du fait d'oublier toutes les attaches qu'ont les membres avec le milieu metal tandis que le second sera de laisser toute préoccupation de côté afin de mieux se concentrer sur l'écoute de ce "Facettes"... Car ce disque m'a donné du fil à retordre. Malgré son apparence relativement "easy listening", "facettes" est le genre d'album qui se laisse découvrir au fur et à mesure des écoutes, une sorte de tableau d'émotions dans lequel chaque écoute laisserait entrevoir de nouveaux détails. Situer précisément le style d'Eilera se révèle assez difficile une fois encore, une sorte de pop/rock fortement teinté d'electro, n'hésitant pas à devenir acoustique, ou carrément indus sur certains morceaux, le tout recouvert d'un chant féminin chaud et omniprésent. On pense à Bjork, voire même The Cranberries, mais avec une dimension plus froide, un ensemble bien plus introspectif qui confère à ce disque une ambiance particulière : un disque/personnage dont les "facettes" nous apparaissent finalement peu joyeuses, invitant à la réflexion, au débat... Durant les 41 minutes de ce disque, quelques titres ressortent particulièrement du lot : "Inside my cave" et sa mélodie intrigante de simplicité, "Ambiguity" totalement acoustique, et surtout l'excellente "Uncomprehension", à mon sens le morceau le plus réussi de l'album, avec son refrain imparable, solo parfait, et ambiance des plus désespérées... Cependant, bien que "Facettes" me semble être une grande réussite, je me dois bien de reconnaître que certains sons ou expérimentations m'ont laissé au mieux de marbre, au pire, m'ont poussé à avancer... L'intro de "A summer breeze" à mon sens niaise, bien que le morceau soit correct dans son ensemble, "Great men's work" au feeling que je qualifierai de punk/rock mélangé à des sonorités complètement techno qui brise un peu l'ambiance très solennelle de l'ensemble, et plus généralement le chant, que je trouve par moment trop envahissant, ne laissant pas assez d'espace à la musique... Reste que makgré ces défauts, chaque morceau a l'étonnante capacité d'accrocher l'auditeur, au détour d'une mélodie, d'un refrain... A ce sujet l'incorporation discrète mais efficace de la guitare est particulièrement judicieuse afin d'apporter plus de vie dans les compositions dominées par les machines. Bref, dans une actualité où la médiocrité et l'hypocrisie semble de mise, il est très agréable d'écouter un album propre et honnête, loin d'être parfait, mais qui n'a en rien à rougir face aux grosses productions mondiales...

note       Publiée le jeudi 7 août 2003

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