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Dysrhythmia › Pretest

9 titres - 53:08 min

  • 1/ Bastard (6:07)
  • 2/ My Relationship (2:29)
  • 3/ And Just Go (6:16)
  • 4/ Heat Sink (4:21)
  • 5/ Running Shoe of Justice (5:45)
  • 6/ Annihilation II (6:14)
  • 7/ Annihilation I (4:07)
  • 8/ Catalog of Personal Faults (5:24)
  • 9/ Touch Benediction (11:39)

enregistrement

Electrical Audio B, Chicago, USA, janvier - février 2003

line up

Kevin Hufnagel (guitare), Jeff Eber (batterie), Clayton Ingerson (basse)

chronique

Styles
metal
rock
Styles personnels
emocore

Un moment, j'ai bien failli croire que j'étais le seul sur cette planète à connaître ce groupe pourtant assez monstrueux, déjà rien que d'un point de vue purement technique. Ce que nos trois sales gamins de service nous avaient fait entendre sur leur précédent album, "No Interference", avait de quoi faire rougir n'importe quel prétendu autoproclamé demi-dieu de la six cordes. Il est vrai que leur musique, ancrée dans le rock, aux relans parfois métal, strictement instrumentale et aux signatures métriques souvent complexes, limite considérablement, de fait, le nombre de curieux qui pourraient éventuellement s'intéresser à leurs exploits. Les voir débarquer sur un label officiel, Relapse Records en l'occurence, est, en soi, une bonne nouvelle. Constater que le producteur qui s'est occupé de leur cas pour ce disque tremplin n'est autre que Steve Albini est presque du domaine du rêve. Je vais pourtant devoir hélas très vite déchanter, ce rêve se transformant presqu'en cauchemar, au sens premier du terme. Albini, d'habitude si habile à révéler l'identité d'un groupe en le fondant dans sa propre esthétique, me donne l'impression d'être passé ici complètement à côté de la plaque. Mis à part la suite en deux parties, "Annihilation" qui, à elles seules, résument le champ d'action du groupe (textural dans son développement, étriqué dans sa conclusion), Dysrhythmia semble avoir perdu en chemin tout ce qui faisait sa personnalité, aussi déplaisante ou insaisissable soit-elle. En s'en remettant aux bons vouloirs d'Albini, Dysrhythmia s'est transformé en un groupe d'emocore ou de math rock quelconque alors que la scène est moribonde, dans le strict sillage d'un Don Caballero ou d'un Hosemobile, sans les étincelles qui rendaient leur oeuvre précédente aussi fascinante que déstabilisante. La production de "Pretest" est à l'image de ses compositions ; dépourvue d'imagination et sans relief aucun. Il reste un exercice de style bien terne, et un faux pas malheureux dans la carrière d'un groupe qui a pourtant tous les atouts en main pour décoller.

note       Publiée le jeudi 31 juillet 2003

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saïmone › vendredi 1 août 2003 - 13:36  message privé !
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En effet la musique du groupe sur ce "pretest" est vraiment mauvaise, mais moi je trouve que Albini est comme d'hab' excellent. De toute façon j'aurais toujours du mal à critiquer une prod' Albini tant il a produit nombre de disques cultes. Et puis la marque de fabrique albini (un son sec comme un coup de fouet) ne se prête pas non plus à la musique du trio...Enfin c'est c'que j'pense !
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Progmonster › jeudi 31 juillet 2003 - 23:13  message privé !
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nous ne sommes pas d'accord sur l'apport d'Albini mais nous en arrivons tout de même au même constat. Quoi qu'il en soit, c'est le jour et la nuit entre ce dernier "Pretest" et leur précédent, "No Interference" qui reste, lui, digne d'intérêt.
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saïmone › jeudi 31 juillet 2003 - 18:45  message privé !
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"Or la musique des Américains est un monument de médiocrité : pas que le disque soit nul, non. C’est seulement un monument d’ennui. Je me suis rarement autant fais chier à l’écoute d’un disque. Pourtant il y a pas mal de bonnes idées, la tonne d’effet (que ce soit sur la guitare ou la basse) est vraiment spectaculaire, mais le bilan reste mitigé. Le groupe ne prend pas trop de risque, il reste trop sage pour de la musique instrumentale. Dysrhythmia a pourtant tourné avec Dillinger Escape Plan, Isis, Mastodon, The Ruins, …On aurait pu croire que tous ces groupes allaient influencer la musique du trio. Imaginez ce qu’aurait pu donner le résultat…Malheureusement, ce n’est pas le cas. Et c’est bien dommage, car le groupe possède un réel potentiel. Peut être sur le prochain album ?"
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saïmone › jeudi 31 juillet 2003 - 18:44  message privé !
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Hé non proggy tu n'es pas le seul à connaitre ce mauvais groupe !D'ailleurs j'en avais fait la chronique sur NBNH il y a longtemps...Regardes par toi même, je ne suis pas entierement d'accord avec la chronique..."Dysrhythmia est un groupe fraîchement signé sur Relapse Records. On se demande d’ailleurs pourquoi. En effet, une signature sur Release aurait été plus logique, mais passons. Le trio guitare-basse-batterie nous joue une musique uniquement instrumentale. Ce qui frappe d’emblée, c’est le son. Notre ami Steve « j’ai des mains en or » Albini a doté le groupe d’un son vraiment phénoménal. A fur et à mesure du disque, le groupe développe son style (à mi chemin entre le rock indé, le métal), noyant les compos sous des tonnes d’effets et de rythmes tous plus syncopés les uns que les autres. La technique est bonne mais pas trop démonstrative, et c’est peut être là que le bât blesse. En effet, la musique du trio n’est pas trop basique, mais pas trop complexe non plus. C’est le syndrome « cul entre deux chaises ». La musique instrumentale doit être rigoureuse, soit basique et puissante (les excellents Karma to Burn…RIP), soit ultra technique et délirante (les non moins excellents Liquid Tension Experiment). Seulement la musique instrumentale, c’est comme le thé : c’est bon très chaud ou très froid mais pas tiède.
Note donnée au disque :