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Type O Negative › Bloody Kisses

cd • 14 titres

  • 1Machine Screw
  • 2Christian Woman
  • 3Black N° 1
  • 4Fay Wray Come Out and Play
  • 5Kill All The White People
  • 6Summer Breeze [reprise de Seals and Crofts]
  • 7Set Me On Fire
  • 8Dark Side of The Womb
  • 9We Hate Everyone
  • 10Bloody Kisses
  • 113.0.I.F.
  • 12Too Late : Frozen
  • 13Blood & Fire
  • 14Can't Lose You

extraits vidéo

informations

Enregistré aux Systems Two à Brooklyn, NY

Les éditions digipack de 1994 et 1999 proposent une pochette différente de celle de l'édition de 1993. Les titres présentés sont aussi différents : 1/ Christian woman - 2/ Bloody kisses - 3/ Too late : frozen - 4/ Blood & fire - 5/ Can't lose you - 6/ Summer breeze - 7/ Set me on fire - 8/ Suspended in dusk - 9/ Black N° 1

line up

Sal Abruscato (batterie, chant), Kenny Hickey (guitares, chant), Josh Silver (claviers, chant), Peter Steele (chant, basse)

chronique

Les choses sérieuses commencent. Après un début de carrière assez mauvais, ce "Bloody kisses" entame vraiment la partie la plus intéressante de la formation. Après les deux premiers "vrais" morceaux, "Christian woman" et "Black n° 1", tout le passé est oublié. Franchement, comment rester insensible devant la deuxième partie de "Christian woman" et son clavecin magnifique ? Tout est beaucoup plus fin, plus professionnel, plus beau que sur les premiers albums, le jour et la nuit, et surtout la voix de Peter, quelle voix, quelle chaleur ! Vraiment fantastique. Le pire, si j'ose dire, c'est que la suite est tout aussi excellente. Même les morceaux rapides comme "Kill all the white people" sont bons. L'ajout de chœurs à des moments judicieux renforce encore plus la beauté, l'aboutissement et le côté gothique de la musique. Gothique, le mot est jeté, mais ici pas d'électro, du vrai metal-gothic avec pour illustrer à la perfection ce terme un génialissime "Bloody kisses". Le contraste avec la première partie de la carrière du groupe est saisissant, cet album, très travaillé avec d'excellents arrangements, fait passer ses prédécesseurs pour de très mauvaises et pâles démos au son pourri. Ici, tout est beau, recherché et délicat. A aucun moment le niveau ne baisse durant l'heure et quart que dure l'album pour s'achever en apothéose avec "Can't lose you". Un pur chef d'œuvre !

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le samedi 5 mai 2001

chronique

Pour une bonne surprise, ce nouvel album de Type O Negative en est une. En effet, pour la première fois le groupe présente des compositions vraiment travaillées et léchées à l'extrême. La chaleur des vocaux de Peter Steele est carrément envoûtante et vous colle des frissons de partout ! Des titres très longs comme "Christian woman", "Can't lose you" ou encore l'exceptionnel, que dis-je le fabuleux, prodigieux, trippant "Bloody kisses" (qui mérite à lui seul l'achat du cd) prouvent bel et bien que Type O Negative est passé dans la catégorie supérieure. Ces trois magnifiques titres restent pour moi les meilleurs que le groupe aient enregistrés. Le reste de l'album ne maintient pas la barre aussi haut mais reste néanmoins d'un très bon niveau avec des surprises sur chaque morceau. Ajoutez à tout ça une pochette sublime et vous obtenez tout simplement un des meilleurs albums de gothic metal sortis à ce jour. A noter qu'une version collector digipack de l'album est sortie en 1994 aux Etats-Unis.

Très bon
      
Publiée le dimanche 17 juin 2001

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chronique

gothic metal / gothique / vert chartreuse

Questionnement existentiel dans l'esprit Peter Steele : si je suis un vampire, et que je prends plaisir à brouter ma moitié pendant ses menstrues, cela fait de moi un rebelle. Pourquoi ? Parce que j'aime enfreindre les règles. Mais pas autant que monsieur "Troll de Deux Mètres Trois", qui aime d'amour les mélodies pop et le gothic cheesy, et qui retourne son monde à l'époque avec une obsession pour les lèvres, le sang, les claviers tout frais et la new wave... Bloody Kisses : Là où son génie mélodique va exploser aux oreilles chastes du petit monde humain. Péteur Stèle signe ici son Grand Classique. Que reste-t-il encore à dire sur un tel monstre d'album, quintessence du goth-metal dès la sublime mélodie de "Christian Woman", ses jolis cui-cuis de zoziaux, ses "Jesus Christ looks like me", son chant grégorien validé par le Vatican, et ses "me inside you" qui ciblent tout autant notre petite tête que les jolies nénettes ?

Dès la pochette saphique, ce disque dionysiaque marque son monde comme aucun autre, sans aucune canine saillante mais on peut deviner... J'ai toujours pris la brune de cette pochette pour Carrie Fisher, pour ma part. La Princesse Leia, je crois que c'est un peu mon premier crush. J'ai toujours eu un faible pour les pimbêches, qui font mine de pas y toucher, vous savez, le genre qui fait de jolis "t-t-t" de désapprobation quand on dit des trucs un peu graveleux. Des tigresses au pieu... Hein ? Ah merde on est pas au bistrot, mais dans une chro ! Le con ! Fallait prévenir, Roger. Sois vigilant, bordel ! Remballe le muscadet : on passe à la Chartreuse. C'est vachement sucré mais y a encore plus d'alcool, et cent-trente plantes, c'est riche, c'est dense, c'est too much et c'est over-the-top - comme Type O et comme Bloody Kisses. Et surtout c'est VERT. Car le gars Pierre Acière, il kiffait cette couleur, c'était un jardinier un vrai, un monsieur qui mettait du vert dans la grande ville, même si on ne l'appelle pas encore le Green Man... À l'époque de ce disque, il se fait ratiboiser les ratiches en pointe pour devenir vampire - tu savais ça, Roger ? Il veut le sang, et devenir chanteur de charme. Et il a ajouté encore plus de mélodies et plus de synthés plus verts et plus phosphorescents, ces synthés magiques de l'indispensable Josh Silver, qui luisent dans la nuit, typiques de Type O... Le groupe appelle ça la "fourrure" de sa musique. Et cette fourrure est d'une beauté à couper le souffle sur le morceau éponyme, véritable cathédrale, symphonie steelienne...

Les R roulés de Peter, qui sont comme des friandises éternelles, déboulent dans le rock et ne feront pas de prisonnier... mais bien des captives, mmmh... Les hommages ou échos aux Beatles, car l'amour des Fab Four est une de ses parentés les plus connues avec Lemmy, commencent à bien imprégner sa musique ("Jesus Christ me ressemble" n'est-il pas un écho à la fameuse provoc de John Lennon ?), les textures synthétiques aux relents psychédéliques arrivent en même temps que le deep-yodl de Tyrolien des Limbes ("Too Late : Frozen")... le thrash-crossover carnivorien se manifeste encore par "Kill All The White People" (qui aurait pu rendre caduque toute polémique à base de "Pendez les blancs", sauf que Steele n'était pas black, juste Number One). On y entend aussi une porte qui grince qui sonne comme un T.Rex, des phrases de suzerain absolu du Goth Rock telles que "I am your servant, may I light your cigarette ?"... Bloody Kisses, ce beau bordel, contient aussi le premier morceau que j'aie entendu de TON : la reprise mirifique de "Summer Breeze", découverte ado au générique de... Souvens-toi l'été dernier. Ce film aura servi à quelque chose, ouais ! Le baryton de Peter y est crémeux à souhait, le riff de Kenny groovy à l'envi, et les claviers juste parfaits... Le Vinland offre un monumental barnum, une Bacchanale de toute beauté, et le premier d'une suite de disques qui seront généreux et rempliront bien l'espace, dont celui du CD, avec à partir d'ici des durées d'une heure et quart en moyenne. Ô Saint-Peter, Généreux Géant, tu avais déjà atteint le firmament...

...et attends un peu, Roger : il a sorti DEUX versions de son disque, avec pistes dans un ordre différent ? Et tu sais laquelle il faut choisir Roger ? Tu donnes ta langue au chaperon vert, hein, vieux fumier ? La pochette avec LES DEUX NANAS, pardi ! J'vais te dire Roger : il existe une troisième version, double CD, qui inclus tout ce qu'il faut, et dans tous les cas, tu as devant toi un pur chef d'œuvre de goth-pop-metal de toute beauté. Une sorte de myriade, de kyrielle, de Kyrie Eleison en mieux ! Un disque qu'il te faut en deux exemplaires, l'un chargé de Carnivore encore et de Slow deep and the Feces, pour un mélange quelque peu incongru mais plus "sucré-salé" dirons-nous... l'autre compacté-tassé et plus romanticohérent dans sa liste de pistes... et surtout contenant "Suspended in Dusk", l'un des morceaux les plus terriblement ambient et morbides de Type O, pour bien sentir le souffle de Peter Steele sur ta nuque et devenir sa petite salope, dans le tombeau le plus profond. Là où la question existentielle reste en suspend : quel meilleur final, le slow hippie-goth "Can't Lose You", ou le mégatube de génie "Black n°1", à la fois parodie et définition du goth-metal, son intro lascivement gluante et ses "Loving you is like loving the dead" immortels ? Alors on choisit laquelle ? LES DEUX !! Owww... Bisous, Bloody Bisous...

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le vendredi 31 octobre 2025

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Note moyenne        81 votes

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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Bizarrement celui que j'écoute le moins, mais l'algorithme a réparé cette erreur (car il s'agit bien d'une erreur)

Pierre-Arnaud Envoyez un message privé àPierre-Arnaud

Il n'est jamais trop tard pour Type O ! :) Sauf pour les concerts évidemment mais y a toujours le DVD After dark qui ressemble à rien de sérieux pour compenser.

Note donnée au disque :       
kama Envoyez un message privé àkama

Bon ca a suffisamment duré, faut que je fasse mon mea culpa. J'ai passé ma vie à ignorer ce groupe sans raison, et je crois que j'ai pas pris une telle mornifle depuis des années. Les claviers, l'humour, ces morceaux heavy qui n'en finissent pas, ce coté fleur bleu/romantique et sexuel... Pfou, tellement de regrets d'avoir raté le train...

Message édité le 18-02-2024 à 20:38 par kama

Note donnée au disque :       
zozo Envoyez un message privé àzozo

Regorge de moments de bravoure, je n’avais jamais osé… merci guts, merci Éric grâce à vous je l ai fait et j en suis tout chamboulé.

Consultant en informatique Envoyez un message privé àConsultant en informatique
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Pas non plus hyper fan de celui-ci, musicalement c'est un peu le bordel, et niveau paroles à part quelques bravades d'anthologie ("Jesus Chist looks like me", ou l'inénarrable "Loving you is like loving the dead" sur un air de glam rock) ça manque un peu de sel ("Kill all the white people" ou "We hate everyone" pourraient faire marrer, mais quand on apprend que Peter les a écrits en guise de dédouanement face la presse européenne qui le prenait pour un facho, ça perd un peu de son charme... et puis quoiqu'il arrive il quand même autrement meilleur dans le registre graveleux ou dans le pathos tarte à la crème). Côté prod ça se cherche un peu aussi (mais j'ai vraiment un faible pour le son trollesque de World Coming Down), même si dans les passages Beatles-esque on sent qu'ils sont sur la bonne voie. Sacré groupe doudou en tout cas, qui t'offre un niveau de lecture sans cesse renouvelé quand tu les écoutes à 20, puis 30, puis 40 ans... merci géant vert pour toutes ces années et souvenirs !