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Picchio dal Pozzo › Picchio dal Pozzo

  • 1976 • Grog ARC 7027 • 1 CD

cd • 8 titres • 39:50 min

  • 1Merta3:18
  • 2Cocomelastico4:23
  • 3Seppia10:17
  • 4Bofonchia0:51
  • 5Napier7:22
  • 6La Floricultura di Tschincinnata4:23
  • 7La Bolla4:29
  • 8Off4:47

enregistrement

Studio G, Gênes, Italie, 1976

line up

Andrea Beccari (basse, cornet, percussions, voix), Aldo De Scalzi (claviers, percussions, voix), Paolo Griguolo (guitare, percussions, voix), Giorgio Karaghiosoff (flûte, percussions, voix), Fabio Canni (batterie, percussions), Renzo Cochis (percussions), Vittorio De Scalzi (flûte), Leonardo Lagorio (saxophone), Gerry Manarolo (guitare électrique), Carlo Pascucci (batterie), Ciro Perrino (voix, xylophone, marimba)

remarques

Il d'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
canterbury

Auteur de deux albums (dont le second n'a toujours pas été réédité à ce jour, et Dieu sait si je l'attends de pied ferme), Picchio dal Pozzo a fait récemment l'objet d'une publication posthume sur le label américain Cuneiform au travers de "Camere Zimmer Rooms", des chutes studio de l'entre-deux albums qui, pour dire vrai, ne leur rend pas justice et pourrait même faire passer pour anecdotique un groupe qui, eu égard à son tout premier disque, doit être impérativement reconsidéré. Tout auréolé de cet intérêt aussi soudain qu'inattendu, je me sens investi de la lourde tâche de faire en sorte que celui-ci ne soit pas que passager, mais demeure bel et bien, envers et contre tout. On le sait, je suis assez avare en termes élogieux. Aussi, beaucoup seront peut-être surpris de me lire en train d'écrire que leur premier album, tout simplement appelé "Picchio dal Pozzo", est un incroyable tour de force, un chef-d'œuvre (ça y est, le mot est lâché), oui, un chef-d'oeuvre : l'album imaginaire d'une réunion ponctuelle de tous les membres de la scène de Canterbury sur un seul et même disque...pourtant réalisé en Italie ! Qu'il s'agisse des vocalises à la Wyatt (le final à vous donner la chair de poule de "Napier"), ses mélodies poignantes et sa folie douce, qu'il s'agisse des passages planants à la Gong ("Merta") ou des interventions incandescentes au saxophone renvoyant à Nucleus, ainsi que les arrangements précieux d'un Hatfield and the North, la richesse polyrythmique d'un National Health, la poésie d'un Matching Mole et l'esthétisme exemplaire d'un Soft Machine, ce groupe italien, venu de nulle part, réussit un sans faute absolument renversant. Album tout en douceur, exception faite de la monstrueusement trippante ligne de basse de "Seppia", il s'éloigne fatalement des standards du progressif italien. Mais il n'en demeure pas moins un grand disque, dédié pour l'occasion à un certain Roberto Viatti, une référence à peine dissimulée qui n'échappera à personne. Un disque que j'emporterai avec moi dans ma tombe. Monumental.

note       Publiée le samedi 12 juillet 2003

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notes

Note moyenne        10 votes

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(N°6) › lundi 28 octobre 2013 - 02:21  message privé !
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Toujours par Fuzati donc.;) La aussi, fallait le trouver. Il va vraiment piocher ses samples dans des endroits incongrus. Du coup ça me file quelques envies de prog rital d'autant que le Seppia, là, il fait plutôt son gros effet, surtout à cette heure tardive.

Wendy Scabtree › lundi 28 octobre 2013 - 01:37  message privé !

Fuzati est sur Guts, démasquons-le. Pas moins de trois samples sur ce magnifique album. Edit : On veut le sample de vieille branche Edit 5 ans après le voici https://www.youtube.com/watch?v=vNYYeeZgsew&feature=youtu.be

Note donnée au disque :       
Dun23 › vendredi 8 février 2013 - 08:54  message privé !

Je n'aurais pas dit mieux! D'ailleurs, je ne l'ai pas dit!

Wotzenknecht › vendredi 8 février 2013 - 07:58  message privé !
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Le bon prog rital, tu vois, il joue plein de plans compliqués, mais c'est du bon prog rital. Le mauvais prog rital, ben, il joue plein de plans compliqués, tu vois, mais c'est du mauvais prog rital, quoi

Dun23 › vendredi 8 février 2013 - 07:45  message privé !

Et sinon, un peu d'eau dans mon vin, ça partait d'une bonne intention, merci quand même...
Et puis y'a prog rital et prog rital. Celui qui me suivrait dans ma tombe serait sans hésitation Ys d'Il Balletto Di Bronzo. Cet album est d'une folie sans nom.