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Iron Maiden › Seventh son of a seventh son

cd • 8 titres

  • 1Moonchild
  • 2Infinite dreams
  • 3Can I play with madness
  • 4The evil that men do
  • 5Seventh son of a seventh son
  • 6The prophecy
  • 7The clairvoyant
  • 8Only the good die young

enregistrement

Produit, enregistré et mixé par Martin Birch. Enregistré aux Musicland Studios, Munich, Allemagne.

line up

Bruce Dickinson (chant), Steve Harris (basse, string synth), Nicko McBrain (batterie), Dave Murray (guitares lead et rythmique), Adrian Smith (guitares lead et rythmique, guitare synthé)

remarques

chronique

Styles
metal
Styles personnels
dreamy maiden

Il m’est absolument impossible d’évoquer objectivement «Seventh son of a seventh son». De quoi aurais-je l’air si je devais faire mine de l’analyser, de le décortiquer, simplement de le présenter, alors que cela fait 15 ans que je ne m’en remets toujours pas… non… je ne me remettrai jamais de cette intro, «Moonchild» l’exceptionnelle, de ce thème surpuissant de clavier, de ces clusters de guitares, un, puis deux, un triple… ça dure, ça s’affine et ça monte… et la caisse claire de McBrain qui arrive, qui s’accélère, les guitares qui s’emballent, le son qui gonfle tandis que le clavier continue son déroulement de notes… jusqu’à l’explosion. I AM HE ! THE BORNLESS ONE ! Le roi Bruce vient de me sauter à la gorge, et il y a un milliard de riffs immenses, de soli sublimes, de breaks à la pertinence divine qui m’attendent encore. D’autres intros, d’autres fins, d’autres mélodies aussi belles que puissantes, plongées occultes, réveils d’azur… des rêves infinis. Comment oserais-je raconter «The evil that men do», alors que des milliers d’écoutes n’ont toujours pas réussi à assécher les larmes qui me viennent irrémédiablement à son écoute, face à cette ligne harmonique d’exception, face à ce solo aussi simple que tout simplement génial. C’est partout… c’est tout le temps… c’est dans le détail des guitares ouvragées comme jamais, dans la glotte de Bruce le gueulard, dans les 52 doigts claquants d’Harris, dans ces renforts claviers, au bout des baguettes de Nicko l’alchimiste dont on entend le travail de peintre chirurgien à chaque millième de seconde… Une coche ride, un doublé de caisse claire, une inertie de bûcheron mais dont la vraie nature est perlée de finesse, de recoins… un charleston au sifflement serpent, un fla inattendu, un break là, un autre là, et là, là, et là encore… allons ! Me remettre de ça ? De la basse qui ouvre «The clairvoyant» ? De la ligne de chant de «Only the good… », du son d’Adrian Smith et son toucher divin qui signera par son départ la mort du grand Maiden ? Et puis surtout… surtout… je le sais, je le sens, comment pourrais-je me remettre jamais alors que je suis encore, en ce moment même et pour toujours, étendu par terre… simplement pour avoir, un jour, une fois, écouté le morceau titre. Première partie lourde, lourde et terrible, noire comme l’ébène… atmosphère mélodique étrange, ampoulée : «Here they stand… brothers them all»… des volutes moyenâgeuses, une solennité de marche funèbre... Bruce fait des vocalises de montagnard au milieu d’un enfer de glace. Après… je ne sais plus… j’ai dû tomber dans l’extase éternelle lors du break médian, là où tout se tait soudain… où il ne reste plus que le vent neigeux de Steve Harris pour seul guide, ce break hypnotisant, avec ses guitares hostiles, ces chœurs d’outre tombe qui vous hantent comme des spectres, sa déclamation solennelle… pffff… et le pire c’est que m’attendait encore cette INCONCEVABLE succession de soli, dont il n’y a rien à dire, sous peine de blasphème immédiat… «Seventh son of a seventh son» est un album absolument unique, au son lourd et superbe, aux instrumentistes exceptionnels, aux arrangements prodigieux d’équilibre maniéré, au metal pur race, à l’inventivité inégalée… à ne jamais s’en relever. Le groupe lui-même ne s’en remettra pas. Rien ne sera plus jamais comme avant, Smith l’indispensable s’en va et avec lui la magie du line-up divin, qui, à cinq et pas un de moins, a fait de Iron Maiden le plus grand groupe de metal de tous les temps. Quelques sursauts… un retour improbable pour un résultat inattendu… mais quand même, on le voit bien sur cette image de 1988 : Eddy est en train de crever et sort de son reste d’entrailles un nouveau monstre… un autre. Alors qu’est-ce que j’en ai à foutre que «The prophecy» m’ennuie… que «Can I play with madness» fasse hurler des chevelus puisque à moi, elle me fout tout simplement la trique ? En bref : qu’est-ce que j’en ai à foutre d’essayer de comprendre ce qui se passe dans cet album pour tenter, en vain, de vous le raconter ? Puisque moi-même je ne le comprends pas, et je ne le comprendrai jamais…

note       Publiée le mercredi 2 juillet 2003

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metalgrave Envoyez un message privé àmetalgrave

écouté tout dernièrement , le dernier bon !

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surimi-sans-mayo Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

C'est vrai qu'il faut être bien dérangé, j'irais même pas y mettre une seule boule.

nicola Envoyez un message privé ànicola

Il y en a même qui collent deux boules à Number of the beast.

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Marco Envoyez un message privé àMarco
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"Infinite Dreams", une bouse ? j'aurai tout lu sur Guts... *facepalm

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Chris Envoyez un message privé àChris
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T’entends quoi par faux ?

Le son, les lignes mélodiques, le chant de Dickinson, enfin tout quoi...

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