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Megadeth › Peace sells... but who's buying?

cd | 8 titres

  • 1 Wake up dead
  • 2 The conjuring
  • 3 Peace sells
  • 4 Devils island
  • 5 Good mourning/black friday
  • 6 Bad omen
  • 7 I ain’t superstitious
  • 8 My last words

enregistrement

Produit par Dave Mustaine et Randy Burns. Ingénieurs : Casey McMackin et Randy Burns. Mixé par Paul Lani. Enregistré à The Music Grinder, Los Angeles.

line up

David Ellefson (basse et chœurs), Dave Mustaine (voix, guitares lead et rythmiques), Chris Poland (voix, guitares lead et rythmiques), Gar Samuelson (batterie)

chronique

Styles
metal
thrash metal
Styles personnels
speed/thrash metal

«Welcome to our sanguinary sect of worship»… 1986 : Metallica est déjà déifié et master of puppets. Dans son coin, Dave le banni à qui ils doivent tant n’a pour sa part pas encore acquis sa légitimité. Un premier album passé logiquement inaperçu, un univers orienté vers la violence et la mort : si Metallica a créé une musique, Megadeth va l’ensanglanter. «Peace sells…» a un son rude et brûlant, des rythmiques de rouleau compresseur, des guitares incisives aux aigus agressifs, une basse lourde et claquante. De «Wake up dead» à «my last words», Mustaine impose son sens unique du riff maléfique, la lourde noirceur de son univers à coup d’allégeance aux démons et de bourrinage thrash. Gare à Samuelson ! qui a troqué ses baguettes contre deux battes de base-ball. Soyez prêts aux crises de Poland dont les soli croisent virtuosité, toucher de scie sauteuse et vitesse hystérique, volte-face et son perce tympans. Megadeth joue peut-être moins long que ses ennemis annoncés mais pratique plus encore le break et les ruptures, enchaîne 80 riffs et autant de coup de fusil… son volcanique, hargne en étendard, fureur nucléaire accrue par l’envie d’en découvre après trois ans d’attente ruminée : «Peace sells…» est une véritable tronçonneuse. L’album le plus occulte de Mustaine, le plus bourrin, le plus chargé de mélodies infernales… en intro, en riffs de course, en breaks imprévisibles. Malgré l’extrémisme adolescent de «kill’em all», Megadeth se dresse désormais au sommet de la hargne et de la violence speed metal, portée et carénée par un son d’apocalypse et une batterie Panzer. «Wake up dead» est reine du riff, «The conjuring» de la mise à mort, «Peace sells» devint l’hymne du groupe et l’un des rares modèles types du genre. Encore une fois, la conjugaison des riffs furieux, des textes voulus cauchemars et gore, de la voix inimitable et pour certains ignoble de Dave le maître à bord et les choix radicaux qui plongent régulièrement la musique du combo dans une marmite de lave avant de balancer des bourre-pifs de cyclope, fait qu’avec cet album, Megadeth surpasse en hargne et punch, en ambiance maléfique et destruction sonore son frère tant jalousé. Ce n’est peut-être pas un but en soi… mais c’est celui atteint par ce recueil sauvage, qui prône l’apocalypse et rêve d’un monde détruit.

note       Publiée le mardi 17 juin 2003

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vieille fessée › vendredi 22 janvier 2016 - 05:24  message privé !

Après un premier essaie, le rouquin revanchard d'avoir été virer par Metallica est de retour et fait du thrash.

Pendant ce temps là, Metallica essaie encore de se faire passer pour un groupe de thrash...

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fallon › mercredi 13 avril 2011 - 09:59  message privé !

peut-être le meilleur album de Megadeth: solos omniprésents, rage malsaine, technicité, Dave Mustaine est certes caractériel mais il a beaucoup de talent. le morceau éponyme est anthologique. tout amateur de thrash digne de ce nom doit posséder ce classique absolu...Obey!

Note donnée au disque :       
grinningFace › vendredi 11 février 2011 - 21:40  message privé !

"Some kind of monster" et "Spinal Tap" même combat.... Même plaisir....

The Gloth › vendredi 11 février 2011 - 20:07  message privé !

Bah, c'est bien Hetfield qui engueule les autres parce qu'ils ont osé jouer un peu sans lui après qu'il soit parti la veille à sa réunion des AA... Et il me semblait ressortir du film que c'était surtout lui qui avait viré Mustaine, et aussi Newsted parce qu'il jouait dans un autre groupe entre deux albums/tournées...

Maintenant, considérant que Lars était le meilleur pote de Mustaine dans le groupe, et qu'il l'a laissé virer suite à un incident où il avait envoyé à l'hopital un gars d'Armored Saint qui voulait se battre avec Lars (tout ça est dans le film), on peut se dire aussi que c'est un connard.

Enfin, mon moment préféré dans le film, c'est Jason, invité par téléphone à une de leurs thérapies de groupe qui leur balance sur le répondeur : "Allez vous faire mettre, si vous croyez que je vais participer à votre réunion de tapettes !" et le psy qui décode : "Il n'a pas encore dépassé sa colère"...

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ericbaisons › vendredi 11 février 2011 - 14:38  message privé !

"n'était-il pas devenu un 'new born christian' ou un truc du style ?" C'est pour ça qu'il s'est embrouillé avec rotting christ, il a pas voulu qu'ils jouent sur une meme date parce que leur nom est pas tres chretien.(PS : On se rapproche dangereusement de guts.fr ou de closer/metal là non?) C'est qui qui oublie de modérer ce ramassis de trash?

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